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15/09/2007

Environnement, amiante, biocarburants, handicap, pesticides et autisme, réchauffement climatique, OGM et abeilles, fonte des glaciers : les méditations de la semaine

Les prix des produits destinés à l’alimentation pourraient augmenter de 20% à 50% sur les dix prochaines années, selon l’OCDE, ceci résultant du développement dans le monde de la valorisation énergétique de l’agriculture (biocarburants). Manger ou conduire, il faut choisir ?

La Sécurité sociale reconnaît (enfin) le stress chronique comme un accident du travail dans le cas d’un employé du groupe Continental décédé d’un infarctus. On a bien mis presque trente ans de plus que les Américains à interdire l’amiante, n’est-il pas ?

« Par nécessité (d’énergie), il faudra bien remplacer deux siècles d'exode rural par un exode urbain pour produire local et consommer local. » (Eleonore, post sur Linfonaute)

Le secteur du handicap a évalué ses besoins et demande la création de 117 000 places supplémentaires sur 5 ans dans les structures d’accueil, dont 70 000 pour les adultes et 47 500 pour les enfants. Une mesure chiffrée à 10,6 milliards d’euros d’investissement. Ma mémoire flanche ou… c’était l’un des chantiers-phares de Chirac ?

La plupart des glaciers des Alpes pourraient disparaître au cours du XXIe siècle, même sur les bases de scénario de réchauffement climatique. « Les technocrates, vous leur donneriez le Sahara, dans 5 ans il faudrait qu’il aille chercher du sable ailleurs. », disait Coluche. Sommes-nous tous devenus des technocrates ?

Selon une étude américaine, il pourrait exister un lien entre l’autisme et l’exposition aux pesticides organochlorés, des produits anciennement utilisés dans la culture du coton. S’agirait-il de l’autisme affiché par des dirigeants politiques ?

Cet hiver, aux Etats-Unis, 25% des abeilles ont disparu. En Europe, où l’on constate cet inquiétant phénomène depuis les années 2000, certaines colonies ont été dévastées à 90%. Les OGM figurent sur la liste des suspects de ce génocide. Y a-t-il des Policiers de l’Environnement dans la salle ? A quand la Brigade du Dev'Dur ?

En Méditerranée, les hausses de la température, de l'ordre de 0,4 degré centigrade, sont en mesure d'altérer jusqu'à la moitié de la richesse des espèces. Tant que l’homme ne se brûle pas la couenne…

Les grandes villes sont les plus destructrices pour l’environnement : elles ne représentent que 2% de la surface mondiale mais consomment 75% des ressources. Le mal de vivre du XXIème siècle, ne serait-ce pas tout simplement d’habiter en ville ?

11/09/2007

Disparition de Maddie, réforme des régimes spéciaux, Borloo au Groenland : la communication, est-elle un vilain défaut ?

Au quotidien, la communication n’échappe à la nullité, au même titre que nul n’échappe à la communication dans son quotidien. Trois exemples de communication qui ont pris l’eau comme le Titanic…

Disparition de la petite Maddie. Après l’audition de Kate et Gerry McCann, les parents de Maddie, disparue le 3 mai dernier au Portugal, des zones d’ombres subsistent quant à leur innocence (traces de sang - Maddie ? - retrouvées dans une voiture de location, usage probable de sédatifs).

Comme tout parent, tout drame de l’actualité m’a touché plus que de raison. Pour ma compagne, mère de deux enfants, le fait de demeurer sur place après l’enlèvement de la fillette et de répondre aussi calmement aux médias lui est apparu immédiatement suspect. D'autre part, laisser des enfants aussi jeunes seuls dans une chambre aussi longtemps est, à son sens, comme au mien, une folie.

Mobiliser les grandes stars britanniques, et même, le Pape Benoît XVI alors que l’on a commis un crime… le scandale serait assurément celui du 21ème siècle, alors que celui-ci vient à peine de commencer ! A moins que les services secrets britanniques ne nous arrangent tout cela... Non : arrêtons avec la paranoïa !

Comment croire encore à la communication, si l’incroyable vérité soupçonnée par les policiers portugais s’avère exacte ?

Borloo survole le Groënland pour constater le réchauffement climatique. Comme dirait la planète Terre, parle à ma tête (le pôle Nord), mon c… (la ceinture désertique, mince comme une raie et qui pourrait devenir la faille majeure de l’humanité) est malade !

Cette visite montre que le ministre de l’Ecologie est conforme à la norme présidentielle actuellement en vigueur : tout membre du gouvernement doit montrer qu’il bouge, qu’il est présent sur le terrain. Et que déclare cet homme d’Etat lors de ce voyage éclair de 7000 kilomètres, coûteux en émission de carbone (65 tonnes de CO2) ? Que ce périple était pour « constater » le réchauffement climatique. A l’évidence, ça fait moins intelligent (au sens humain du terme) que d’énoncer cette vérité scientifique aux côtés d’apiculteurs en colère : si l’abeille disparaissait de la planète, l’homme n’aurait plus que 4 années à vivre.

Déjà en août dernier, Borloo (pour qui j'éprouve, pourtant, une sympathie sans bornes !) avait rendu visite à Météo France. Il en avait conclu royalement : « Notre planète est vraiment sens dessus-dessous. Il suffit de regarder l’été pourri que nous avons eu et c’est pour cela qu’il est urgent d’agir. » Grâce au Ministre, le débat ne s’élève pas assez haut pour éreinter la couche d’ozone…

Si les débats du Grenelle de l’Environnement ne sont pas dépollués de ce genre de banalités, à quoi serviront ces assises déterminantes pour l’enjeu de la Planète ?

 Autre « tactique » de Nicolas Sarkozy mise à mal : l’effet d’annonce pour tester une mesure. François Fillon a d’abord affirmé qu’il attendait « un signal » du Président de la République pour lancer la réforme des régimes spéciaux de retraite, laquelle était pourtant déjà « prête ». Résultat : les syndicats lui déclarent la guerre, avant même d’en savoir plus le 18 septembre de la bouche même de Monsieur Sarkozy.

La France a gagné une semaine d’ambiance pourrie avec, en perspective, des jours de grève dans les transports. Etait-ce bien utile ? 

09/08/2007

Grenelle de l’Environnement… à Washington : George W. Bush appelle à une conférence sur le réchauffement climatique… 15 ans après le sommet de Rio !

Quinze années de retard. C’est plus de temps qu’il n’en faudrait à la Terre, mère de tous nos bonheurs et cadet de nos soucis, pour assurer sa perte, à travers le règne de son espèce dominante, prédatrice de ses ressources naturelles : l’homo sapiens.

Le président des Etats-Unis a en effet appelé la semaine dernière les grandes puissances mondiales à une conférence internationale sur le changement climatique, afin de fixer un objectif à long terme de réduction des gaz à effet de serre.

Ce n’est donc qu’en 2007 que George W. Bush, pays qui n’a toujours pas ratifié le protocole de Kyoto et responsable d’un quart des émissions de CO2 dans le monde, a pris réellement conscience que la Convention de Rio, en 1992 avait… un but !

Comme d’autres, j’aime à me moquer de la soudaine prise de conscience du président américain. Cependant, moi-même… où en suis-je dans mes émissions de gaz à effet de serre ?

Ai-je réduit mes transports en automobile, ma consommation d’eau et d’énergie à domicile ?

Est-ce que j’ai supprimé les « postes stupides de pertes d’énergie », telle la mise en veille de mes appareils électriques ou, en cas d’absence supérieure à un quart d’heure, l’extinction de mon écran d’ordinateur (lequel représente la moitié de la consommation de mon PC) ?

Ai-je bien conscience de mes émissions de gaz à effet de serre indirectes, les produits ayant été livrés par avion dans mes lieux d’achat en étant l’exemple emblématique ?

Même si ma commune n’est pas engagée dans le tri sélectif, pourquoi est-ce que je n’organise pas par moi-même cette pratique ?

Pour faire passer chacun d’entre nous d’une société de consommation (« consumation » serait un terme plus exact !) à une société durable, il faut à l’évidence, comme me l’a suggéré avant-hier Juliette, une mère de famille passionnée d’économie, que chacun trouve des bénéfices immédiats et palpables en adoptant des comportements écolos. Exit donc la sensation de bien-être, qui met le plus souvent du temps à s’installer et qui n’est pas aisément quantifiable. Alors… place aux gains de quel ordre ?

Et vous, comment suggérez-vous de lier économie et écologie pour faire entrer le plus grand nombre dans l’ère du développement durable ?

 
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