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30/09/2007

Tramway, hausse record du pétrole, couche d’ozone, trafic aérien : l’environnement en questions

Une rame de tramway équivaut à l’impact de 150 voitures et de 3 bus. Qu’est-ce qu’on attend pour voyager heureux ?

Entre 2001 et 2006, les prix du pétrole ont augmenté de 370%, et contrairement aux précédents chocs pétroliers, cette situation est dans une large mesure de nature permanente. En France, on n’a pas de pétrole… mais on n’en a pas une bonne idée ! Alors pourquoi autant continuer à carburer à l’énergie des fossiles politiques ?

Si la couche d’ozone n’existait pas, seuls les êtres vivants dans l’océan et à une certaine profondeur survivraient aux rayons ultraviolets. Comment ça ? Mettre la tête sous terre comme une autruche ne suffit pas à s’en protéger ?

Le trafic aérien est responsable d’environ 2,5% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Les spécialistes prévoient un doublement du trafic international d’ici 2020, la demande de la Chine augmentant à elle seule de 10 % par an. En matière d’effort en faveur du développement durable, il ne faut pas toujours rester terre-à-terre…

Conséquence de l’endommagement de la couche d’ozone : aujourd'hui, en Europe, 30 minutes d'exposition au soleil à la mi-journée suffisent à endommager la peau, soit un laps de temps beaucoup plus court qu'il y a 30 ans ! Sauver la Planète, c’est pas cuit… c’est presque déjà grillé ?

27/09/2007

Grenelle de l’environnement, sondage, Borloo, OGM et nucléaire civil : une explication du pessimisme des Français

Fiel, mon jeudi ! Ce liquide "précieux" pourrait être utilisé comme carburant, tant il recèle d'idées fossiles. Souvent produit à partir de déchets de pensées, le fiel s’avère bien plus dangereux pour le réchauffement climatique que le gaz carbonique. Facilement transporté par citernes entières par un seul être humain, il s’évapore dans la nature en quelques instants, assombrissant le ciel pour des semaines complètes. Voire même, pour l’éternité, quand il est soigneusement distillé.

Pourquoi déclamer mon désamour pour le fiel, là, comme ça, brutalement, sans raison apparente, alors que la pluie menace déjà de nous gâcher le moral durant toute la semaine ?

Parce qu’une fois de plus, je suis en colère. Ce qui n’a absolument rien à voir avec le fiel.

En effet, un sondage indique aujourd’hui que 42% des Français sont pessimistes sur les retombées concrètes du Grenelle de l’Environnement, même s’ils sont légèrement plus nombreux à croire en les réalisations issus de ce débat entre institutions et experts, initié par le gouvernement Fillon. Comment peut-il en être autrement ?

Ces mêmes Français, dont 93% sont prêts à fournir des efforts quotidiens pour préserver la planète, ne sont pas dupes des varis enjeux de ce rendez-vous majeur… du 21ème siècle.

La semaine dernière, Borloo, comme Juppé, a été « remis à sa place » -pour rester poli - sur la question du gel des cultures des OGM. Nicolas Sarkozy vient de défendre à l'ONU le nucléaire civil pour tous les pays. Le dernier geste fort de la France, en ces lieux, avait été de refuser la guerre en Irak...

Ces deux événements forts et récents qui interrogent forcément 42% des Français à la veille du Grenelle de l’Environnement… et qui me mettent en colère ! A moins que vous ne croyez vraiment qu’il s’agisse là de fiel ?

08/08/2007

Grenelle de l’environnement, Velib’ et économies d’énergies : après les vélos en libre service, à quand la voiture en libre accès ?

Inauguré le 15 juillet dernier, et calqué sur le modèle Vélov’ de Lyon qui a fêté ses deux ans (4000 vélos sur 340 stations, courant 2007), le système parisien de vélos en libre service Velib' a enregistré début août sa millionième location. Cet authentique succès est seulement terni par quelques couacs mineurs (rechargement des stations d’accueil pas toujours optimal, dysfonctionnement ou surfacturation des bornes informatiques) et par l’incivisme traditionnel des Français.

En effet, certains utilisateurs n’hésitent plus à mettre un cadenas personnel sur les cycles afin de le réserver à leur usage personnel. D’autres replacent le “Velib” sur un point d’attache toutes les demi-heures et attendent 5 minutes… pour bénéficier en permanence de la première demi-heure gratuite !

Le réseau Velib’ dispose actuellement de 750 stations et de 10 648 vélos, et passera à 1.451 stations et 20 600 vélos d'ici à la fin de l'année. Bertrand Delanoë envisage même d’étendre ce système à la banlieue.

Dans la lignée du Pacte Ecologique de Nicolas Hulot (vous savez, le célèbre écologiste, dont les médias ne parlent – presque – plus depuis qu’il s’est retiré de l’élection présidentielle ; et qui, nous l’espérons tous, ne fera pas survoler en ULM le Grenelle de l’environnement), il faudrait étendre le système Velib’ aux voitures dans toutes les grandes métropoles françaises.

Dans les propositions écrites à l’encre indélébile dans son dernier livre, Nicolas Hulot suggère le réemploi ou la location de nombreux biens, en particulier les appareils domestiques du quotidien.

Pour l’application de cette idée en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre, l’automobile figure au premier plan. En effet, une voiture en partage permet de remplacer 6 véhicules en circulation. Ce n’est pas moi qui l’affirme, c’est Neil Peterson1.

Ce grand monsieur a créé Flexcar, la première société d’auto partage américaine en 2000.Il s’est largement inspiré des sociétés d’auto-partage européennes déjà existantes, telles Mobility Car Sharing en Suisse (1700 véhicules à disposition dans 400 localités, villes comme zones rurales) et Caisse Commune à Paris (depuis 1999, 60 véhicules du petit véhicule urbain au monospace, 1600 adhérents, 20 000 trajets et 150 000 heures de réservation en 2006).

Son principe est connu des nouveaux utilisateurs de Vélib’ : l’abonnement annuel de 25 dollars américains (environ 18 euros) permet aux membres de Flexcar de réserver un véhicule par téléphone ou Internet pour la durée de leur choix. Les véhicules, hybrides pour la plupart, sont garés sur des places réservées en ville et sont accessibles grâce à une carte électronique. Toutes les informations sont transmises par satellite pour la facturation. Le prix de la location d’un véhicule est compris entre 9 et 12 dollars (6,5 à 8,5 euros) de l’heure, et inclut l’utilisation du véhicule, le kilométrage, l’essence et l’assurance.

Créée initialement à Seattle, Flexcar est implantée dans neuf états américains (à Seattle, Los Angeles, Washington, Chicago, Portland…) et compte plus de 20 000 abonnés pour une flotte de 350 véhicules. Cette entreprise a gagné son pari d’implantation dans un pays où la voiture, l’un des symboles de l’American Dream, est reine, représentant le deuxième poste de dépense des américains (600 dollars par mois), après leur logement. Ses utilisateurs ne dépensent guère plus de 100 dollars pour « leur » voiture, et 60% d’entre eux ont revendu leur précédent véhicule ou ont renoncé à en acheter un nouveau. La majorité des clients individuels de Flexcar sont des jeunes urbains ou des personnes de plus de 50 ans dont les enfants ont quitté le domicile. Si Neil Peterson atteint ses objectifs, sa société sera présente dans les 30 plus grandes métropoles américaines d’ici 2010

Cette piste de l’auto-partage est d’autant plus à réfléchir qu’une voiture en France transporte en moyenne 1,1 personne dans les déplacements domicile-travail et 1,3 dans les autres.

Et vous, que pensez-vous de l’auto-partage ? Une idée d’affabulateur précoce ? Ou l’une des solutions d’avenir ?

1 D’autres affirment même que ce système supprime entre jusqu'à 23 voitures particulières.

 

 
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