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03/08/2007

Bruce Willis, Die Hard 4 (retour en enfer) : au ciné comme à la télé, un acteur qui sait choisir ses scénarios !

N’en déplaise aux critiques de cinéma, qui semblent parfois se rendre dans les salles obscures un flingue à la main pour descendre tout ce qui bouge sur l’écran, Die Hard 4 figure parmi les tout meilleurs du film d’action.

Son héros, John McClane, interprété par Bruce Willis, traverse son aventure rocambolesque à la manière de l’Inspecteur Harry (Clint Eastwood) : imperturbable au vent mauvais. Et avec un seul plan en tête : je tue le méchant et je sauve les gentils. C’est trivial, de toute façon couru d’avance avec le téléspectateur, et John McClane sait en jouer mieux que tout autre super-héros. Avec un humour décapant, et quelques répliques « culte » à la clé. Et en ne laissant le soin à nul autre que Bruce Willis de réaliser ses propres cascades !

Cette quatrième aventure de l’agent qui a l’art de se trouver « toujours au mauvais endroit, au mauvais moment », s’appuie sur un excellent scénario, peut-être avant-gardiste de la future catastrophe Internet qui menace notre monde passé de l’ère mécanique à l’ère technologique sans suffisamment s’assurer de moyens de sauvegarde non virtuels.

En matière de scénario, Bruce Willis s’y connaît. Il compte dans sa biographie quelques monuments du genre : Sixième sens (Night Shyamalan), Pulp Fiction (Quentin Tarantino), L’armée des douze singes (Terry Gilliam), Le cinquième élément (Luc Besson), et même une série télévisée démente, qui avait dix ans d’avance, « Clair de Lune ». Sans compter d’autres bonnes productions telles que « Mon voisin, le tueur » ou « Nos voisins, les hommes » (la voix du raton laveur, héros du dessin animé).

Vous êtes donc cordialement invité à vous détendre durant deux heures vingt en mâtant Die Hard 4 entre amis. L’aventure, c’est l’aventure… et même un moment d’anthologie, quand la complicité s’en mêle !

Et vous, qu'avez-vous pensé du film Die Hard 4 ? 

22/06/2007

Fête du cinéma (24, 25 et 26 juin), Shrek 3 : une petite idée de la suite de l’un des meilleurs dessins animés pour adultes ?

Inutile de lever les yeux au ciel, si ce n'est pour soupirer : la météo de ce week-end sera pluvieuse, un point c'est tout !

Pour déprimer au mieux, autant s'enfermer dans une salle obscure... de qualité ! Le troisième épisode des aventures de Shrek vous redonnera goût au meilleur de l'existence en moins d'une heure et demie.

Avec « L’âge de Glace » (I et II) et Kuzco, la série des « Shrek » est indiscutablement l’un des meilleurs dessins animés pour enfants et adultes. Même si les plus heureux à la fin de Shrek 3, ce sont les plus grands…

Pour ce troisième opus, les auteurs ont réuni le même tour de force : un humour de référence inspiré de « Les Nuls » et des dialogues ciselés et taillés sur mesure pour les personnages façon Audiard, l’intrusion permanente de scènes délirantes et logiquement inscrites dans le fil de l’histoire à l’instar des Monty Python, le tout ne visant qu’à la construction infaillible d’une fable optimiste comme savait l’oser Frank Capra.

Bref, si vous n’avez pas vu Shrek 3… c’est le moment de réparer cette hérésie !

Si vous l’avez déjà vu, et seulement si vous avez vu ce nouveau chef d’œuvre, la suite vous intéresse. Car nous allons nous intéresser... à la suite de Shrek.

Sans aucun doute, un Shrek 4 verra le jour. Quel en sera le scénario ? J’ai une petite idée…

Le final du numéro 3 laisse quelques questions en suspens, bien que les méchants commencent à se raréfier dans cette saga. En effet, Archie, le nouveau personnage, ne connaît pas son père et possède une ressemblance troublante – jusqu’à l’art du brushing – avec Charmant. En outre, Archie a été conquérir le trône, laissant derrière lui la Belle Guenièvre, qui s’en foutait royalement de la nullité d’Archie, et cette grande gueule de Lancelot.

Bon… admettons que Shrek 4 revisite le mythe des Chevaliers de la Table Ronde. Archie part reconquérir Guenièvre, pour créer lui aussi sa descendance, la réussir comme son modèle, Shrek. Et là, il apprend qu’il est le fils du dernier des méchants de Shrek, Charmant.

Et, et… et la suite ? Vous en avez une petite idée ? Si oui, laquelle ?

04/04/2007

« Ensemble, c’est tout » : les gens ordinaires ont aussi droit au bonheur exceptionnel

Sentir le soleil briller dans tous les reflets de son quotidien, faire couler l’amour de source à chaque instant sans avoir gravi d’immenses montagnes, pouvoir établir sur la Terre entière un inaltérable printemps propice à l’exaltation des beaux sentiments… ce n’est pas réservé qu’aux personnes aisées.

Dans le dernier film de Claude Berri, le cinéspectateur, sans jamais quitter les authentiques ingrédients de sa vie quotidienne, partage un rêve planant avec les acteurs d’« Ensemble, c’est tout ».

Celui d’une histoire d’amour aussi banale qu’intense.

Cette rencontre émouvante commence dans un désordre bien familier à la France qui se lève tôt ou qui se couche rarement l’esprit tranquille.

Lui (Guillaume Canet) est décalé de A à Z : dans sa vie sexuelle, dans ses horaires de travail (il est cuisinier), dans sa politesse avec les autres…et jusque dans la chronologie de son parcours, puisqu’il est entré directement dans l’existence adulte sans connaître l’enfance. Elle (Audrey Tautou) se présente comme son double féminin, telle l’héroïne de « Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain » pour Matthieu Kassovitz ; mais sans le graphisme et l’imagination de Jean-Pierre Jeunet pour éviter au cinéspectateur de se sentir étranglé par le fil de son existence.

Les deux héros de « Ensemble, c’est tout » s’abîment contre les rochers du quotidien, inexorablement poussés sur ce rivage hostile par les courants de la vie, incapables de joindre la plage où leurs talents pourraient s’exprimer en toute quiétude. En effet, elle dessine comme une déesse, et lui connaît la gastronomie sur le « bout de la langue ». Ah, ventre, siège de tant d’émotions…

Rassurez-vous, vous êtes bien dans un film de cinéma car rien prédestine leur chemin à se croiser. Il suffira d’une rencontre et de pas mal de péripéties pour les amener vers ce bonheur exceptionnel, auxquels les gens profondément gentils ne peuvent échapper dans leur vie.

Cet excellent film de Claude Berri, aussi plein de bons et authentiques sentiments que le « Fauteuil d’orchestre » (actuellement diffusé sur Canal+), montre avec éclat, comme le chef d’œuvre de Danièle Thompson, qu’on ne connaît souvent des gens que la face qu’on peut immédiatement comprendre.

Il me rappelle également cette réflexion de Joël de Rosnay.

Selon ce futuriste, l’humanité est en quelque sorte l’inverse d’une société d’insectes : Les termites, individuellement sans ressource intellectuelle, sont capables de bâtir de véritables cathédrales à leur échelle. Au contraire, nous, les humains, sommes des génies individuels et des idiots collectifs, capables chacun de merveilles d’inventivité, mais incapables de prendre en main notre destin commun. L’intelligence collective peut et doit nous aider à faire mieux que les termites et autres fourmis.

Je rajouterai : et quelle plus preuve d’intelligence collective que l’amour ?

 
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