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30/05/2007

La carte scolaire selon Darcos : Sceaux, lieu d’expérimentation de ce nouveau et passionnant choc des cultures !

La carte scolaire aura disparu en 2010, selon le ministre de l'Education Xavier Darcos, lequel a confirmé une expérimentation dès la prochaine rentrée avant une généralisation progressive. Dommage qu’il n’existe pas une liaison de transport en commun courte et régulière, voire directe, entre Neuilly-sur-Seine et La Courneuve… Voilà pourtant un brassage républicain, entre les « enfants de la Haute » et les mômes de la « France d’en haut » (habitant dans les tours et les immeubles), auquel tout badaud rêverait d’assister, me direz-vous ? Ce passionnant choc des cultures, je le vivrai personnellement. En direct.

En effet, j’habitant le seul quartier populaire de Sceaux (Les Blagis). Mes petites filles bénéficient ainsi, grâce à la carte scolaire, des réputés établissements Lakanal et Pierre et Marie Curie. Après Orsay, Sceaux est la deuxième place forte d’Ile-de-France en matière d’apprentissage du savoir, avec 10 000 étudiants. Dans cette partie des Hauts-de-Seine à l’environnement urbain et naturel très privilégié, cette émulation « par le haut » n’est pas sans effets secondaires : le niveau des écoles primaires est élevé et tous les élèves ne visent pas Maths Sup, l’ENA ou HEC. Nombre d’entre eux, à cet âge-là, aspirent encore essentiellement à rester enfant toute leur vie. La plus grande de mes filles, née en fin d’année, éprouve des difficultés à suivre ses petits camarades de promotion. Sans l’exceptionnelle qualité de ses institutrices – ne rougissez pas, Mesdames Martin et Bonnet ! – et l’investissement du directeur – ils ne connaissent pas mon Blog, je peux les flatter en toute tranquillité ! -, ma fille aurait déjà redoublé le Cours Préparatoire ou le Cours Elémentaire 1.

Mais je m’égare un peu, non ? Pas tant que cela…

De l’autre côté du rond-point au pied de mon immeuble s’élèvent les épouvantables – en termes de qualité de vie – barres d’immeubles de Bagneux, Tertres et Cuverons, l’une d’elles étant prochainement promise à la démolition. Aujourd’hui, entre les proches cités de Bagneux et la résidence des Bas Coudrais (construite dans les années 50, avec de longues barres d’immeubles et des tours, mais dont la disposition est considérée comme un modèle), il existe une « frontière » physique, quelquefois matérialisée par des rondes de police…

Avec la disparition de la carte scolaire, les enfants de Bagneux et les miens pourront partager les mêmes classes. C’est incontestablement le cœur même du concept de « Mixité Sociale », un terme vendeur – notamment dans toutes les récentes opérations immobilières d’envergure réalisées dans les grandes villes de France -, mais qui ne peut prendre tout son sens qu’à partir de l’école.

 

Et je suis heureux de participer concrètement à ce « mouvement social », qui devrait s’étendre à d’autres éléments du quotidien… mais nous en reparlerons bientôt ici !

25/05/2007

Pourquoi voter pour une candidate non « bidon » du Mouvement Démocrate ? Afin de mettre en échec Patrick Devedjian !

La démocratie n’est pas en danger. Que l’Assemblée Nationale soit investie par plus de 400 ou par 289 députés UMP et apparentés, le quotidien des Français sur les cinq prochaines années sera de toute façon entre les mains - ou les petits bras musclés ? - de Nicolas Sarkozy. Le nouveau Président de la République a décidé de lancer tous ses Grands Travaux au pas de charge, simultanément dans les six premiers mois. Avec comme leitmotiv, le mode de la concertation avec les partenaires sociaux et associatifs, comme le préconisait Ségolène Royal. Et au risque d’aller trop vite.

Compte tenu de l’attente suscitée, et en cas d’échec, les grandes manifestations de type décembre 1995 seront à nouveau de sortie. Pour autant, Monsieur Sarkozy ne sera pas démis de ses fonctions. Il reviendra à une forme d’immobilisme sans doute novatrice… afin de repartir de plus belle à l’orée de 2012.

Au risque de provoquer en vous l’envie irrésistible de cliquer ailleurs, je reste convaincu que Nicolas Sarkozy est davantage intéressé par la volonté de laisser une trace positive dans l’Histoire que de rester comme le Pantin de la République, soumis aux puissances financières.

Ce sont bien évidemment certaines méthodes du nouveau Président de la République, fondées sur la liberté d’expression sous condition, que je condamne.

Ce besoin de tout contrôler n’est pas compatible avec la nature humaine, et le devoir d’un Président de la République, c’est avant tout de savoir accompagner l’Humanité vers son destin.

Gouverner requiert donc une puissante intuition que, me semble-t-il toujours, seule une femme peut posséder.

Bref.

Avec l’avènement de l’informatique et des suivis à la trace offerts par l’ère numérique, l’intuition n’est plus une référence dans les raisonnements individuels. Or, si cette qualité rare a été le moteur de l’innovation, elle est surtout le fondement des vies réussies. Par « vie réussie », j’entends une vie menée dans la complicité avec ses proches, avec ceux que l’on cherche à fréquenter, quitte souvent à lutter contre les hasards de l’existence.

Et contrairement à une idée reçue, reconnaître la complicité n’est pas chose aisée. Et pour cause.

Un(e) complice, c’est quelqu’un(e) avec qui on s’attache à dialoguer longuement parce que cette personne est souvent d’accord avec vous sur le fond, mais sur la forme. C’est quelqu’un(e) dont les dissemblances vous rapprochent. Après des années de vie commune, chacun de deux complices aura d’ailleurs fait la moitié du chemin qui le séparait de l’autre pour adopter une forme de vie commune…

Pour voter, c’est-à-dire pour décider des chemins clairement tracés sur lesquels nous allons circuler librement durant cinq ans, l’intuition est nécessaire. Fondamentale. Se reconnaître dans le fond des idées d’un(e) politique n’est pas compliqué. Le plus dur, c’est de déterminer quelle forme d’idées vers laquelle on serait prêt à faire la moitié du chemin, en espérant que l’autre parcoure la même distance dans notre sens.

Dans la circonscription où je suis électeur, le candidat UMP n’est pas un anonyme : il s’agit de Patrick Devedjian. Face à ce mastodonte de l’UMP, Chantal Brault. Elle est investie par le Mouvement Démocrate de François Bayrou. Elle est le premier adjoint au maire de Sceaux, lequel est certes exceptionnellement sorti de sa réserve lors des scrutins nationaux pour appeler à voter Nicolas Sarkozy au second tour, en justifiant clairement son choix dans une longue lettre adressée à tous les Scéens. Le Parti Socialiste, largement distancé le 6 mai dernier sur l’ensemble de la circonscription, aligne une candidate, Michèle Canet. Son affiche de campagne, sur laquelle la Présidente Socialiste au Conseil Général des Hauts-de-Seine, pose avec sa suppléante (Françoise Colmez, conseillère municipale à Antony)… comment dirais-je… manque de charisme !

Indiscutablement, Chantal Brault possède les meilleures chances de mettre en échec Patrick Devedjian, ce qui aurait – excusez du peu ! – un sérieux retentissement au niveau national.

Scéen depuis trois ans, j’habite, avec bonheur, le seul quartier populaire de cette ville bourgeoise, Les Blagis. A vrai dire, je ne sais rien de l’action politique de Chantal Brault dans ma commune, si ce n'est qu'elle n'appartient pas aux candidats "bidon" de la dynastie Morin. Et je n’en ai même pas honte ! C’est parfois le cas au moment de voter : faute de connaissances, il faut se fier…à son intuition !

Et mon intuition affirme à mon cœur, qui n’a jamais penché à droite, que voter pour la candidate du Mouvement Démocrate de François Bayrou – dont j’ai découvert la sincérité dans son livre « Projet d’espoir » - sera dans le droit fil de mes convictions politiques. En effet, le Mouvement Démocrate annonce vouloir voter les lois à l’Assemblée Nationale sans à-priori, sans chercher à condamner ou approuver d’avance ; toujours en accord avec ses profondes convictions. Voter en son âme et conscience, en quelque sorte. C’est presque un argument plus fort que de faire échec à Monsieur Devedjian, d’autant que je doute que Ségolène Royal se reconnaisse actuellement dans le Parti Socialiste et l’extraordinaire absence de cohérence dont il fait preuve actuellement.

C’est pourquoi je voterai Chantal Brault, sans me pincer le nez… comme pour prendre un air bourgeois. J’aurai, bien au contraire, le sentiment d’œuvrer pour le peuple au sens le plus large du terme. Il faut savoir s’attacher, même temporairement, à ceux qui savent se distinguer de vos croyances tout en attirant votre attention.

Sans complicité, la vie n’est rien.

 
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