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03/12/2007

Poutine, Russie, élections législatives, Domenech, Euro 2008, tirage, Bayrou, Modem, Ségolène Royal, poste 1er Ministre : Vladimir, un Tsar… iviste ?

Si la victoire de Poutine avait réellement été obtenue de manière démocratique, contrairement à ce que sous-entend vilement l’ensemble des médias étrangers :

- On pourrait croire que l’équipe de France de football n’a pas hérité, pour le prochain Euro 2008, du « groupe de la mort » avec l’Italie, les Pays-Bas et la Roumanie, grâce à un tirage au sort effectué avec des boules anonymes chaudes et des boules anonymes froides. En outre, un règlement farfelu empêche les équipes des groupes A et B (dans lesquels se trouvent, comme par hasard, les organisateurs de l’Euro 2008 – Suisse et Autriche -, leur pays d’affinité linguistique – Allemagne) de rencontrer celles des groupe C et D (le groupe de la France, plus l’Espagne) avant la finale. Donc, soyons clair : la première demi-finale de l’Euro 2008 est connue, ce sera France-Italie. Dommage, cela aurait été une finale magnifique…

- François Bayrou pourrait devenir président du MoDem sans que les médias, de manière « très démocratique », ne nous rappellent systématiquement que ce parti n’a aucune existence politique (3 députés, 27 sénateurs)… alors qu’il compte déjà 40 000 adhérents et que son représentant à la dernière Présidentielle a rallié, en tant aujourd’hui le même discours qu’il y a 6 mois, 7 millions d’électeurs.

- La vidéo de l’otage Ingrid Betancourt ne sortirait pas opportunément plus d’un mois après qu’elle ait été tournée. Pourquoi avoir tardé à la diffuser ?

- Ségolène Royal pourrait affirmer « Ma plus belle histoire, c’est vous », avec une sincérité qui n’horripilerait pas les mêmes qui se plaignent en permanence de la langue de bois des politiques.

- On n’aurait pas des médias déprimés d’avoir trois personnalités (Sarkozy, Bayrou, Royal) qui ne dévient pas de leur route, six mois après la Présidentielle. Chacun de ces trois futurs prétendants à la Présidentielle 2012 défend leur ligne, leur choix de politique, avec courage. Que l’on soit d’accord ou pas avec eux, ils tracent trois voies possibles à la France. C’est avant tout cela la démocratie : accepter la confrontation avec les idées des autres, sans les renier systématiquement. Et en cela, la France est riche. Ne l’oublions pas.

 

26/11/2007

Sarkozy, contrats en Chine, Dati et Rama Yade, Poutine, Kasparov : quand le petit Nicolas s’éveillera…

Quand Nicolas Sarkozy s’éveillera sur la Chine :

- Le président Hu Jintao, Vladimir Poutine et George W. Bush – élu pour un troisième mandat aux Etats-Unis, un cas anticonstitutionnel, mais habilement contourné sur les conseils du Président Russe – ne l’inviteront pas au Yalta de l’Economie en 2010.

- Il regrettera publiquement la mort de Gary Kasparov, mystérieusement assassiné juste avant les élections présidentielles russes de 2008 par un tireur isolé – une théorie du complot appliqué en Russie, sur les conseils de Bush père et fils.

- Rama Yade aura transmis sa coupe de cheveux à Rachita Dati, après lui avoir crêpé le chignon en coulisses du Conseil des Ministres pour l’avoir exclu du voyage officiel en Chine. Une question se pose : à quoi sert la Ministre de la Justice française dans un pays où le Ministre de la justice est aussi celui des exécutions sur commande ? L’a-t-on envoyé à l’autre du bout du monde pour éviter la Fronde dans notre pays, à propos de la

- On connaîtra le prix du silence pour les Droits de l’Homme : 20 milliards d’euros. D’autant que les contrats signés pour les avions, les réacteurs nucléaires et autres équipements de télécommunication s’accompagnent automatiquement d’un transfert des technologies et du savoir-faire à nos « hôtes » chinois. En plus d’une planète chargée comme une poubelle, notre génération, aura abandonné tout le savoir-faire des entreprises françaises à une dictature sans même qu’elle ait à combattre…

30/08/2007

Iran, Zapatero, Poutine, Turquie : les gaffes internationales à répétition de Fillon et Sarkozy

« Nommer François Léotard au Ministère de la Défense ? Il serait capable de déclarer une guerre sans nous avertir ni l’un, ni l’autre. » Cette phrase célèbre de François Mitterrand, confiée à Jacques Chirac, date de 1986 et de la formation du premier gouvernement de cohabitation.

Elle me revient à l’esprit devant l’accumulation de gaffes à l’international de Nicolas Sarkozy et François Fillon.

A tout seigneur, tout honneur, commençons par le Premier Ministre. Cet homme de l’ombre (celle projetée par le Président de la République) a cru bon d’affirmer dimanche soir sur TF1 que son homologue espagnol lui avait confié, en juillet dernier, qu'il regrettait la régularisation de 690 000 sans-papiers à laquelle son gouvernement avait procédé en 2005. Mieux, Rodriguez Zapatero s’était même engagé « à ne plus le refaire ». Sur les conseils de François ?

Le démenti n’a pas tardé : contrairement aux propos de Fillon, Zapatero a clairement souligné à la presse qu'il ne regrettait en aucune façon cette décision « nécessaire, commode et positive ». Il a expliqué que son gouvernement et lui même considèrent que « personne ne peut travailler dans l'illégalité ». En particulier, pour les près de 700 000 sans-papiers régularisés. Son ministre des Affaires étrangères en a remis une couche, pour être certain que la couleur rose de ces propos tienne bien cette fois-ci de l'autre côté des Pyrénées, précisant que cette politique avait été « un succès », et qu'elle est aujourd'hui « un modèle pour de nombreux pays ».

Avant de lui voler dans les plumes, et de le finir au goudron, Nicolas Sarkozy serait bien avisé de goûter aux retombées de son discours devant les ambassadeurs français, avant de fumer son Premier Ministre derrière les cyprès.

Après ce discours, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a estimé que les propos de son homologue français Nicolas Sarkozy évoquant un risque de bombardement de l'Iran traduisaient son « manque d'expérience ». Ajoutant : « Peut-être qu'il ne comprend pas vraiment le sens de ce qu'il dit ».

Monsieur Sarkozy s’est également fait reprendre par la bouche de Moscou, dont on se demande si l’on ne préférait l’époque de l’œil (de Moscou), tant Poutine semble mettre inexorablement en place un programme visant à le reconduire « légalement » à la tête de l’état russe (alors que la constitution actuelle l’en interdit).

On ne peut que louer la « volonté de réforme » du nouveau Président de la République. Comme l’a rappelé dimanche dernier à Melle, Mlle Royal. Laquelle a ajouté qu’il fallait tout de même attendre de constater les résultats avant d’exulter devant tant de renouveau… pour l'instant, essentiellement verbal. Et encore, ce renouveau est parfois aussi cyclique que le printemps. Par exemple, l’annonce de la création d’un hôpital fermé… datait déjà d’il y a trois ans.

Mais ces « couacs » diplomatiques successifs font mauvais genre dans le monde. Sauf en France, où la diplomatie reste de mise dans la plupart des rédactions (sauf, dans l'excellente Rue 89, à consulter matin, midi et soir).

Il n’y a peut-être pas d’inquiétude à se faire. Nicolas Sarkozy sait infléchir sa position quand il le faut. Comme sur la Turquie. Après s’être prononcé contre l’adhésion de ce pays à l’Union Européenne durant la campagne présidentielle, Monsieur Sarkozy, il reste favorable à « une association aussi étroite que possible, sans aller jusqu'à l'adhésion ».

Cela n’amorce-t-il déjà une ouverture de la part du Président ?

 
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