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02/09/2007

OL, Barthez, Domenech, Italie-France, Manaudou, Champions League : en France, il faut sans cesse défendre nos (vrais) champions !

La rubrique "Sport, reflet du quotidien" de L’infonaute ne cesse de défendre, à travers ses billets, les grands champions.  Petit sommaire des différentes contributions de ce Blog sur l’art délicat de… l’ANTI-CRITIQUE !

Chambrons-nous Joyeusement, en attendant Italie-France du 8 septembre prochain !

Débat : pourquoi ne serait-ce pas la bonne année pour l’Olympique Lyonnais de gagner la Champions League ?

Une nouvelle preuve du culot (payant) de Domenech

OL : la gestion humaine du Président Aulas en ligne de mire ! (30 commentaires)

Après les déclarations de Domenech sur « l’arbitrage à l’italienne », je monte au créneau pour défendre l’ami Raymond. (29 commentaires)

Pourquoi Laure Manaudou va sans nul doute rejoindre d’ici, une à deux semaines, Philippe Lucas…

Un regard critique sur la gestion du physique des joueurs de l’OL, après la blessure de Coupet… et avant celle de Cris !

Un second quizz de connaissances… toujours pour fanas de foot !

Pour en savoir plus sur les statistiques à la télévision... 

Sujet Difficile et Osé : pourquoi Barthez est ma seule idole dans le sport ! 

Vous voulez savoir pour le gardien de but est toujours, durant un match de football, seul au monde… lisez ceci !

Un quizz de connaissances pour les passionnés de football

Après France-Ukraine : pourquoi les Bleus « version 2007-2008 » ont tout de la génération victorieuse 1998-2000 !

L’art de gagner, façon Manaudou. A l’issue d’un 800 mètres nage libre époustouflant où elle fut privée du titre d’un souffle, le premier geste de Laure Manaudou a été de la colère : un coup de poing dans la piscine. Toute la volonté de vaincre de cette championne, qui sera plus remontée que jamais pour les Jeux Olympiques de Pékin !

Pour tout savoir sur l’actualité de l’OL… allez sur le blog de Lionel, OL-Blog. Et pour savoir pourquoi faire ce bon d’un clic… lisez ce billet !

Après Lituanie-France, Le sport national dans l’Hexagone reste critiquer sans jamais proposer de meilleure solution. Ce billet est une atteinte volontaire à ce procédé négatif et fumeux.

L’OL vu de Metz : une contribution à OL-Blog, qui a bien chahuté les supporteurs lyonnais. Un mal pour un bien ?

Retour sur la défaite subie hier face à l’AS Roma par l’Olympique de Lyonnais. Avec le triste sentiment de sentir l’OL géré comme une entreprise à l’esprit trop hexagonal.

05/07/2007

Football : pourquoi Fabien Barthez est ma seule idole dans le monde du sport

Six jours après la chronique (re)parue hier, j'expliquais pourquoi je préférai Fabien Barthez à Grégory Coupet. C'était le 11 mai, et la date du 9 juillet n'était pas encore entrée dans toutes les mémoires, bien que Raymond Domenech l'ait affiché d'emblée comme le seul et unique objectif de l'Equipe de France. 

 

Les conversations de comptoir mènent à tout. Surtout lorsqu'elles se déroulent à la terrasse, sous le cagnard, entre deux ballons de rouge.

J'ai encore pu vérifier ce midi à quel point certaines conversations de comptoir mènent au meurtre. Il faut dire que j'avais choisi un sujet de conversation éminemment criminogène : expliquer pourquoi Barthez gardera les buts de l'équipe de France durant le prochain Mondial de football... à un supporter inconditionnel de l'Olympique Lyonnais. medium_0507barthez.jpgC'était déjà le type de conversation à éviter avec un conservateur aimant le changement dans la continuité - comprenez : un Français -. Alors avec un fan de l'OL, c'était de la folie sans gilet pare-balles !

J'avais pourtant pris quelques précautions : choix du restaurant laissé à mon hôte, absence totale de ballon de rouge, début de conversation ciblé sur du consensuel (les bourdes réalisées en entreprise). Mais voilà, je regarde le football du point du vue du gardien de but depuis trente ans, et je n'allais pas me laisser marcher sur les pieds par un footballeur non pratiquant - même si le bougre  lyonnais a poussé du cuir durant six ans dans les catégories de jeunes.

Pour arriver directement au point d'orgue de cette conversation à laquelle j'ai finalement survécu, je vous passe les banalités de rigueur actuellement en vogue sur Gregory Coupet, un gardien que j'apprécie énormément et qui est juste à la taille de Barthez pour être sa doublure. Toutes les banalités, sauf une : Coupet a parfaitement assuré en équipe de France l'interim de Barthez durant son absence. Si mes souvenirs sont exacts, son plus bel - et seul - arrêt réalisé lors du match contre l'Irlande, Coupet l'a fait du regard... avec la complicité du poteau. Contre les Suisses, il a suffi que Thuram dévie un tantinet un coup-franc helvète, et paf, le ballon finit dans les buts : Coupet s'était élancé -semble-t-il- trop tôt pour revenir en arrière.

D'ailleurs, revenons en arrière : à Paris, contre les mêmes Suisses et Irlandais, voire contre les Israéliens, qui a sorti un nombre incalculable de ballons ? Le fumeur de cannabis, évidemment.  C'est vrai que cette substance aurait des vertus apaisantes, mais doit-on pour autant parler de dopage ? C'est aussi cela Barthez, un type hors normes, capable d'arrêts hors normes, et de réactions humaines hors normes. On lui reproche d'avoir craché sur un arbitre ? Avant de cracher sur ce geste , avez-vous visionné la façon dont Monsieur l'arbitre a dirigé le match ? C'était un jeu de massacre - crampons sur le talon d'Achille, etc. - dans lequel les Marseillais se faisaient marcher dessus au sens propre, une situation irrationnelle sur un terrain de football, qu'un Homme (certes maladroit) a refusé de laisser se poursuivre.

Certes, Fabien Barthez est intervenu de bien meilleure façon dans d'autres situations irrationnelles. Souvenez-vous, France-Italie, finale de l'Euro 2000. Vers la soixantième minute, Del Piero se présente absolument seul devant Barthez, on est déjà à 1-0 pour l'Italie, et Fabien réussit à déstabiliser le maître à jouer transalpin. A la dernière minute du temps réglementaire, ils ne sont plus que 4 Français à y croire, sur le terrain et devant leurs téléviseurs : Deschamps qui gueule après ses coéquipiers pour leur rappeler que 0+1=1, Barthez qui tape le coup-franc avec son pied d'avant-centre, Trezeguet qui dévie de la tête et Wiltord qui conclue d'une frappe relativement molle... dans l'angle mort du gardien italien, c'est-à-dire un endroit où il ne peut atteindre le ballon en plongeant avec les mains, mais seulement s'il a la lucidité de repousser la frappe du pied comme un gardien de handball. Déjà, pour le match d'ouverture de cet Euro, Barthez avait sauvé les Bleus deux fois, à chaque fois dans un duel, face au Danemark, dans le "groupe de la mort" (avec les Pays-Bas et la République Tchèque).

Avec de tels arguments, le sang de mon pote lyonnais n'a évidemment fait qu'un tour, et je me suis retrouvé à être traité de "footballeur de district", avec son inévitable corolaire : "mais qui es-tu pour parler ainsi du poste de gardien de but !".

Pourtant, si Barthez est bardé de titres internationaux, et que Coupet ne l'est pas, il n'y a pas de hasard. L'Olympique Lyonnais ne manque pas d'atouts, mais ce club valeureux n'est l'une des meilleures équipes du plateau de la Champion's League que jusqu'au quart de finale. On comprend que des vainqueurs de la Champion's League (Zidane) ou du championnat d'Italie (Thuram) préfère jouer avec un champion d'Angleterre, dont on remet en cause la vertu mais qui est resté un an à jouer en Deuxième Division lorsque son club de toujours, l'OM, a été rétrogradé (en 1995).

Ce n'est pas de la régularité que l'on demande à un gardien de but, c'est du génie. On lui demande de sortir les deux ou trois ballons chauds sur l'ensemble de la compétition qui permettront aux Bleus de gagner un nouveau trophée. D'ailleurs, en 1998, il y avait là un vrai casse-tête entre deux gardiens de génie : Barthez et Lama. Ce n'est pas le cas aujourd'hui, puisque Coupet est d'une régularité si exemplaire que Chevtchenko a fini par la déjouer après 180-2 minutes de jeu...

Barthez est un génie, et la raison tient peut-être au fait qu'il est l'un des rares gardiens de but à avoir véritablement choisi ce poste, car il avait des qualités pour occuper un poste sur le terrain.

04/07/2007

Football : le gardien de but est seul au Monde

Cette chronique a été écrite le 5 mai 2006, en pleine préparation de l'Equipe de France, et donc, en pleine polémique sur le poste de gardien, disputé entre Fabien Barthez et Grégory Coupet.

 

C'est un malentendu qui dure depuis le 26 octobre 1863.

Ce jour-là, la Football Association est créée. Le sport d'équipes le plus simple à pratiquer dans le monde - même à 1 contre 1 ! - va se développer sous l'impulsion des industriels britanniques, soucieux d'occuper à bon escient leur main d'oeuvre durant les temps de travail libérés - suite aux samedis accordés aux ouvriers. medium_0407Barthez-et-Sagnol.2.jpgCes bienfaiteurs financent des clubs et la construction des premiers stades. Populaire, le football connaît de multiples réformes : instauration du corner en 1873, définition de la dimension actuelle des buts deux ans plus tard, apparition de l'arbitre en 1890, nombre de joueurs fixé à 11 et naissance du penalty en 1899, présentation de 17 lois (dont celle du hors-jeu) en 1938, possibilité de remplacement d'un joueur en 1958 (la France venait de jouer une demi-finale de Coupe du Monde à 10 contre le Brésil pendant plus d'une mi-temps), introduction progressive des poteaux ronds en 1965... Même si cette réforme n'avait toujours pas atteint Glasgow en 1976. J'ai moi-même vécu sur le terrain l'une des dernières modifications majeures des règles du football, l'interdiction de la passe en retrait au gardien de but.

On parle aujourd'hui d'agrandir la taille des buts, de supprimer la règle du hors-jeu, d'introduire la vidéo pour accompagner le jugement de l'arbitre, mais on semble oublier depuis bientôt un siècle et demi un élément fondamental, qui ferait porter un tout autre regard sur ce sport à tout passionné de football, lequel croit tout connaître de cet art. Y compris le vainqueur de la Coupe de France en 2002*.
Cet énorme malentendu est pourtant flagrant. Il se dévoile à chaque rencontre, presque à chaque action. Et pourtant, personne n'y fait jamais allusion. Chacun devrait toutefois en prendre conscience : le gardien de but ne pratique pas le même sport que ses dix coéquipiers. Quand vous en aurez conscience, vous n'hésiterez plus entre Coupet et Barthez pour choisir qui gardera les buts de l'équipe de France durant la prochaine Coupe du Monde.

Je m'explique.

Le football est un sport d'équipes pour 10 joueurs sur 11. Pour le gardien de but, c'est un sport individuel. Un défenseur ou un attaquant peut "se trouer" (effectuer une Chaupré** ou une Guivarc'h - il n'y a pas que les Arconada dans la vie !), c'est sans conséquence pour le score. Il se trouve souvent quelqu'un derrière lui pour rattraper son erreur, une solidarité qui est l'essence même du sport collectif. Quand le goal fait une boulette, c'est tout de suite un psychodrame. Au mieux, cela ébranle fortement la confiance des défenseurs, au pire - et c'est généralement le pire qui se produit -, c'est un but. Une infime boulette peut même remettre en cause une performance exceptionnelle, et ce ne sont pas les spectateurs du dernier Juventus de Turin-Werder de Brême qui me contrediront sur ce point.
Sans aller jusqu'à cette extrémité, il faut réaliser une chose élémentaire : quand le gardien de but manque de détourner le ballon pour quelques centimètres (et c'est souvent le cas), c'est tout bêtement que ces centimètres lui manquait au moment de l'impulsion. Ce qui implique que lorsqu'on parle de "placement du gardien", c'est au centimètre près. A chaque pas, le gardien doit être parfaitement "placé", car un tir peut survenir à tout moment et le gardien doit être absolument "arrêté" (sur ses appuis) au moment du déclenchement de la frappe. Vous doutez de ce que je vous raconte. Demandez à Grégory Coupet ce qu'il lui a manqué pour détourner le tir de Chevchenko en corner, lors du dernier Milan AC-O.L. Réponse : 0,5 cm.

La solitude du gardien de but ne s'arrête pas là. Ce placement au centimètre près doit se réaliser... détendu. C'est un autre paradoxe méconnu de la majorité des passionnés de football : pour détourner une frappe d'une main ferme, il faut que le corps du gardien soit totalement détendu. C'est en effet la contraction soudaine des muscles qui permet à la balle de rebondir, et si le corps est un tantinet tendu... c'est foutu.
Enfin, le gardien de but peut rarement rattraper une erreur. Un certain Lilian Thuram a profité de cette séance de rattrapage salvatrice offerte aux seuls joueurs de champ, qu'ils aient ou non les pieds carrés. C'était lors de la demi-finale France-Croatie. L'exemplaire Thuram avait "couvert" l'avant-centre croate lors de l'ouverture du score et, de rage, avait inscrit les deux buts de la victoire... les seuls de sa carrière internationale. C'est la vertu majeure du sport collectif : faire que l'on ne se sente pas seul au monde, quelle que soit la circonstance. Et c'est une formidable réalité pour 10 joueurs sur 11.

Ceci étant écrit, jouer gardien de but, au foot, est un plaisir exceptionnel, dont je reparlerai sur ce blog. Mais c'est bel et bien un malentendu de croire qu'il pratique le même sport que ses camarades de jeu.

 

* Lorient

** Mon fidèle libéro, durant mes années en catégorie "minimes


 
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