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29/10/2007

Immobilier, propositions de la Commission Attali : des idées pour les relations bailleur-locataire, les villes écologiques et le manque de logements

« En France, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées. » Après le tollé soulevé par les premières propositions de la Commission Attali, on peut raisonnablement se demander s’il n’est pas plus facile d’exploiter du pétrole plutôt que des idées dans notre pays.

Pourtant, ces propositions ne sont pas dénuées de bon sens. Nous allons vous expliquer pourquoi il ne faut condamner Attali comme Jeanne d’Arc, sous prétexte qu’il suggère des principes « gagnant-gagnant ».

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19/10/2007

Immobilier, pouvoir d’achat, commerce, logement, IVG, CSG : pourquoi réformer est si compliqué en France

C’est une histoire authentique, à défaut d’être croyable.

La CSG (Contribution Sociale Généralisée) a été instituée à titre provisoire en 1990… avant de devenir permanente. Elle représente aujourd’hui une perte annuelle d’environ… un mois de salaire ! Malgré son montant exorbitant, elle est pourtant entrée dans les mœurs, les plus jeunes l’ayant toujours connue.

Il ne faut donc pas s’étonner que lorsque l’on veut promouvoir une loi à titre expérimental en France, tout le monde s’imagine que la loi sera de toute façon imposée à tous… Notre feuille de salaire le suggère chaque mois aux moins frappés par Alzheimer d’entre nous.

Expérimenter une loi reste une méthode probante pour les lois délicates à accepter par l’opinion publique. La loi Veil sur l’Interruption Volontaire de Grossesse a été promulguée pour une période de cinq ans, avant d’être reconduite à titre définitif en 1979. Ce choix de mettre la loi à l’essai a été un succès dans une France alors – et toujours ? – particulièrement fermée aux évolutions profondes dans la société.

Pour réformer, c’est une évidence qu’il faut savoir expérimenter. Pouvons-nous apprendre à expérimenter dans notre pays ?

Après la levée de boucliers face à l’expérimentation de la TVA Sociale (dont le principe est intéressant, mais dont l’application prête facilement le flanc à des dérives), c’est au tour des propositions de la Commission Attali en matière de pouvoir d’achat et de logement de connaître la même opposition. Avant même d’être testées.

Ces propositions sont pourtant empreintes de bon sens, fondées sur des efforts réciproques, entre propriétaires et locataires, ou entre commerçants et consommateurs. Mais elles semblent exiger l’impossible aux Français : changer de mentalité. A juste titre ?

16/10/2007

Immobilier, propositions de la Commission Attali : levée de boucliers unanime à l’UFC-Que Choisir, la Fnaim, l’Unpi… faut-il rendre les armes ?

Attali, est-il le dernier des non-manichéens ? Au regard des propositions de la sa Commission, chargée de relancer le pouvoir d’achat, nul doute que l’ancien conseiller de François Mitterrand ne défend aucun intérêt particulier.

Pour preuve : certaines idées ont provoqué une belle polémique, au point de provoquer l’hostilité de nombre d’acteurs concernés, tels que la Fnaim, l’UCV (Union des commerces de centre-ville), l’UFC-Que Choisir, et l’Unpi (Union nationale de la propriété immobilière). Entre autres.

La Confédération française du commerce interentreprises estime, par exemple, que la réforme de la loi Galland aboutirait à la destruction de 50 000 emplois et à la disparition de 3000.

Soit.

Pourtant, en tant que banal consommateur, et potentiel créateur d’entreprise, les propositions de Jacques Attali me séduisent. Elles m’apparaissent fondées sur le seul principe d’avenir : le gagnant-gagnant. Un exemple : ne plus exiger qu’un mois de caution et devoir la rembourser sous huit jours au locataire, et, en échange, faciliter les conditions d’expulsion des « mauvais » locataires.

Je sais, une fois de plus, je vais agacer les tenants du « 100% gauche », tout en irritant les « tout-aboutissants » au 100% droite.

Or, dans le monde de l’immobilier, chacun sait parfaitement que la loi penche tellement en faveur du locataire aux dépens du propriétaire, à tel point que ces derniers hésitent à mettre leurs biens sur le marché. D’où le nombre si important de logements vacants dans notre pays.

Trop de libertés individuelles tuent la liberté individuelle.

C’est le même cas que l’on observe dans le monde du travail : les difficultés à licencier limitent fortement les embauches, voire, amènent les entreprises à préférer les CDD ou à constituer « une caisse noire » pour financer les procédures aux Prud’Hommes.

Si le marché du travail était plus fluide, les salariés auraient bien plus de pouvoir : quitter facilement une entreprise, pour en retrouver une autre rapidement. Une suggestion (de gauche) à ce sujet : si l’on s’oriente vers le contrat unique de travail (ce que je souhaite), tout salarié devrait avoir droit à son quota de vacances dès la première année.

Jacques Attali est une personne pragmatique. Il n’a pas accepté la réalisation d’un tel rapport pour qu’il termine dans un placard. Il ne met pas les bons d’un côté (à gauche, de préférence) et les méchants de l’autre (il ne reste que la droite, non ?). Il essaie de proposer des voies où chacun aura de nouveaux avantages (réels) et de nouveaux inconvénients (surmontables, grâce à l’évolution des mentalités permise par ces propositions). A la terrible condition que chacun fasse des efforts (loin d’être énormes) sur son confort. Avec un seul but : la fluidité. Car, comme dans l’organisme, tout blocage conduit fatalement à la maladie.

Et vous, que pensez-vous des propositions de Jacques Attali ?
 
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