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16/08/2007

Domenech, liste Slovaquie-France, Trézeguet, Mexès : avant Italie-France à San Siro, les clubs italiens lâchent les fauves… le sélectionneur reste un dompteur hors pair

Raymond Domenech a dévoilé la liste des 35 joueurs retenus pour composer les sélections A et A' qui rencontreront la Slovaquie en amical d’ici cinq et six jours.

En parfait paratonnerre des Bleus, c’est-à-dire cherchant à concentrer les foudres des médias pour protéger ses joueurs d’inutiles étincelles (un métier également maîtrisé par Jean-Michel Aulas), il n’a pas hésité à convoquer David Trezeguet et de Philippe Mexès.

Ces deux joueurs, au talent indiscutable mais bien moins indispensables à l’équipe de France que Ribéry, Benzema ou Nasri, avait sévèrement critiqué le sélectionneur après ses déclarations sur l'arbitrage en Italie.

L'attaquant de la Juventus Turin, avait estimé que Raymond Domenech « a fait du mal à la France et, par-dessus tout, au football ». Les dernières sorties de Trézeguet pouvaient, à elles seules, le condamnaient pour l’éternité au rôle de Chat Noir des Bleus : penalty manqué contre l’Italie en finale de la Coupe du Monde, match manqué à la pointe de l’attaque lors d’Ecosse-France (1-0), absence totale sur le terrain contre l’Argentine - défaite des Bleus 1-0. Raymond la Science (Astrologique) a estimé que comme pour Gainsbar et Gainsbourg, Docteur Renaud et Mister Renard, Jekyll et Hyde, Trézegol finissait toujours par prendre le dessus sur Trézéguet.

Quant à Mexès, absent depuis deux ans en l’équipe de France, il avait sorti l’artillerie lourde en jugeant les propos de Raymond sur l’arbitre scandaleux dont son équipe (France Espoirs) avait été victime en 1999 : « Il s'est trompé, il se trompe toujours. Je le trouve antipathique. » L’ancien auxerrois avait été piqué au vif de manquer la dernière Coupe du Monde alors que Pascal Chimbonda avait eu droit à un aller simple (sans aucun retour) en Allemagne. Résultat : avec les Bleus en Slovaquie, il devra se faire aussi grand que lors de la double confrontation entre l’AS Roma et l’OL l’année dernière sous peine de se faire tout petit à l’avenir… 

Décidemment, je la sens de mieux en mieux, ce 29 juin 2008, jour de la cette finale de l’Euro 2008… et même excellement bien jusqu’à 23 heures passés (éventuelles prolongations et penalties compris). Et vous ?

 

La Listedes 35 pour les matchs Slovaquie-France :

GARDIENS : Mickaël Landreau (PSG), Sebastien Frey (Fiorentina/ITA), Ulrich Ramé (Bordeaux), Teddy Richert (Sochaux)

DEFENSEURS : Eric Abidal (FC Barcelone/ESP), Jean-Alain Boumsong (Juventus Turin/ITA), François Clerc (Lyon), Patrice Evra (Manchester United/ENG), William Gallas (Arsenal/ENG), Bakary Sagna (Arsenal/ENG), Sébastien Squillaci (Lyon), Lilian Thuram (FC Barcelone/ESP), Gaël Givet (Marseille), Philippe Mexès (AS Rome/ITA), Anthony Réveillère (Lyon), Jonathan Zebina (Juventus Turin/ITA)

MILIEUX : Abou Diaby (Arsenal/ENG), Alou Diarra (Bordeaux), Lassana Diarra (Chelsea/ENG), Mathieu Flamini (Arsenal/ENG), Claude Makelele (Chelsea/ENG), Rio Mavuba (Villarreal/ESP), Samir Nasri (Marseille), Jérémy Toulalan (Lyon), Jérôme Rothen (Paris SG), Patrick Vieira (Inter Milan/ITA)

ATTAQUANTS : Nicolas Anelka (Bolton/ENG), Karim Benzema (Lyon), Jimmy Briand (Rennes), Djibril Cissé (Marseille), Thierry Henry (FC Barcelone/ESP), Florent Malouda (Chelsea/ENG), Frédéric Piquionne (Monaco), Franck Ribéry (Bayern Munich/GER), David Trezeguet (Juventus Turin/ITA)

27/03/2007

Vive le Domenech libre !

« Les Italiens sont des Français de bonne humeur. », disait Jean Cocteau.

Si Blanche-Neige avait été créée dans notre « beauf’ » pays, on aurait compté six grincheux sur les sept nains, disait… quelqu’un qui risque de se faire étriper par 51,42 millions de Français !

En effet, le sport national dans l’Hexagone semble consister à critiquer sans jamais proposer de meilleure solution. C’est d’autant plus exact quand il s’agit de l’équipe de France de football. Mieux vaut proférer des thèses fumeuses sur l’Identité Nationale qu’oser défendre les Bleus et leur actuel sélectionneur, Raymond Domenech… c’est beaucoup moins dangereux !

Samedi dernier, sur le front de l’Est, en Lituanie, les Bleus de Domenech ont réussi à gagner un match difficile contre une équipe qui, rappelons-le aux plus jeunes, avait obtenu le match nul en Italie dans le même groupe éliminatoire de l’Euro 2008.

Il a fallu un exploit de Nicolas Anelka pour marquer le seul but d’une rencontre de très haut niveau pour un match de district.

Rappelons-le aux plus jeunes, puisque cette règle du football n’a tout de même pas évoluée depuis 1863, l’équipe qui gagne est celle qui a marqué plus de buts que l’autre.

On peut, certes, regretter qu’il n’y ait pas de notes artistiques et techniques attribuées comme en patinage artistique. Voire – je pense là aux amis de Joyeux, Simplet, Atchoum, Prof, Timide et Dormeur -, que la règle ne pénalise pas systématiquement l’équipe qui n’encaisse des buts que sur coup de pied arrêté.

« Le football restera toujours le football », comme disait Thierry Roland dans ses analyses tactiques.

Or, depuis samedi, qu’ouïe-je ?

Que les Bleus ont évité de justesse le ridicule en Lituanie ainsi que (malheureusement ?) le limogeage de cet incompétent de Domenech, ce qui aurait été un bienfait au pays où Deschamps et Blanc pourraient prendre sa place.

A ces chers grincheux faisant d’un professionnalisme aigu dans leurs critiques, il me faut rappeler que :

1. Aimé Jacquet vous salue bien

2. Roger Lemerre 2002, champion d’Afrique des Nations et à la tête de la Dream Team des Bleus (1998-2000), vous salue bien

3. Domenech, simple finaliste de la Coupe du Monde 2006, ne vous entend pas (sans doute en raison des bravos de la part des vrais supporteurs qui n’ont pas cessé depuis huit mois)

4. Nicolas Anelka – après Zidane, le joueur le plus beau à voir évoluer sur un terrain de football – et Lassana Diarra – le futur Deschamps, avec des vrais pieds de footballeur (capables de frapper, de faire des transversales, etc.) ? – ont été choisis par Domenech, en dépit du bon sens des 60 millions de sélectionneur que compte notre pays.

5. Raymond Domenech n’est pas inscrit à un concours de beauté ; même s’il a compris, comme ses illustres prédécesseurs, qu’il est impossible de plaire même à une minorité de Français.

Deschamps et Blanc sont assurément des meneurs d’hommes. L’un ou l’autre méritera la tâche de conduire les Bleus en 2014, au Brésil.

Aujourd’hui, Domenech enchaîne les exploits.

Il a redonné le goût du maillot Bleu à Zidane, Makelele et Thuram, mais aussi à Anelka.

Il a redonné le goût de la finale de Coupe du Monde à une équipe incapable de vaincre la Suisse en trois rencontres.

Il a redonné le goût d’exploser les Italiens à tout un peuple de passionnés en septembre dernier.

Il a donné le goût de l’équipe de France à des minots, qui iront rechercher ce qui nous est dû en Afrique du Sud dans trois ans.

Vive le Domenech libre !

 
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