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30/10/2007

E-marketing, Blogs, Wikis, RSS et autres outils communautaires : comment mieux utiliser le Web 2.0 en entreprise. Des exemples de créativité Marketing sur Internet

Comment gérer les outils Internet grand public de communication en entreprise

 L'arrivée d'Internet dans le monde de l'entreprise a généré une interférence entre les sphères privée et professionnelle de chaque salarié. Le récent développement d'outils très conviviaux de communication Internet doit être pris en compte par les entreprises pour la sécurité du système informatique. Lire la suite…

Blogs : quels sont les aspects juridiques à connaître ?

Chef de file pour la diffusion des outils communautaires, le blog connaît un développement exponentiel dans la population. Il concerne essentiellement les adolescents, mais pas exclusivement. Il est aussi utilisé par les politiques et d'autres catégories socioprofessionnelles. De fait, les affaires concernant l'usage d'un blog et portées devant les tribunaux se multiplient. Lire la suite…

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Le référencement naturel : une stratégie marketing centrée sur l’utilisateur

Enfin reconnu à sa juste valeur, tant au niveau de ses performances que de son retour sur investissement, le référencement naturel a basculé du temps du bidouillage à l’ère de la stratégie Il s’impose de plus en plus comme une évidence dans les stratégies de marketing interactif, étant désormais intégré en amont d’un projet Web. Lire la suite…

Comment France Télévisions a engagé une action de référencement naturel sur sa « galaxie » de 300 sites en transgressant les règles de manière consciente. Lire la suite…

Référencement naturel : une interview de Christophe Rozuel, directeur de l'agence de marketing interactif Synodiance, datée de l’été dernier. Lire la suite…

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Créativité et efficacité marketing sur Internet :

Quelques exemples intéressants de campagnes publicitaires en ligne

Films et vidéos sur Internet : quelques exemples d'opérations e-marketing réussies

Internet et les marques (selon une historienne des marques)

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Wikipédia : quelle est la force de cet outil communautaire hors normes ?

Gratuite et accessible sur le Web, Wikipédia offre un accès à la connaissance, exhaustif, pour toute personne et à tout moment, pour peu que l'on dispose d'un ordinateur connecté à Internet. Lire la suite…

Marketing comportemental, marketing contextuel : des pratiques en accord avec les usages et les comportements des internautes ?

Le fondement du marketing comportemental est élémentaire : quitte à devoir être confronté de manière systématique à la publicité, l'internaute préfèrera toujours des publicités correspondant à son profil. Voilà pour la théorie. Mais la pratique se heurte… aux authentiques usages et comportements de l'internaute. Lire la suite…

La syndication RSS : comment ça marche ?

Lorsqu'il a besoin de se renseigner sur un sujet, l'internaute butine de site Web en site Web à la recherche d'informations. Le même voyage, s'apparentant également parfois à un périple, est nécessaire au webmestre pour réaliser de la veille et mettre à jour son site Web sur une thématique précise. Cette collecte d'informations se réalise aujourd'hui sans effort grâce à la syndication de contenu web, c'est-à-dire la transmission automatisée du contenu d'un site web. Lire la suite…

25/07/2007

La syndication RSS : pourquoi, comment ?

Compte-rendu de la conférence de Florian Dufour, de l'INRIA, durant un séminaire ARISTOTE (été 2006)

Lorsqu'il a besoin de se renseigner sur un sujet, l'internaute butine de site Web en site Web à la recherche d'informations. Le même voyage, s'apparentant également parfois à un périple, est nécessaire au webmestre pour réaliser de la veille et mettre à jour son site Web sur une thématique précise. Cette collecte d'informations se réalise aujourd'hui sans effort grâce à la syndication de contenu web, c'est-à-dire la transmission automatisée du contenu d'un site web.

Pour être organisée par tous et pour tous, une telle collecte d'informations a besoin, au préalable d'un protocole d'échanges avec les internautes. L'un de ces standards de communication est basé sur la technologie XML : le flux RSS. Il s'agit d'un document textuel listant un ensemble de contenus, les décrivant (titre, description, URL, date de mise en ligne, auteur, licence, liens hypertextes correspondants, etc.) et étant rédigé d'une manière formelle, c'est-à-dire dans un format qu'une machine peut analyser. Ce document est généralement mis à jour de manière périodique. Il consiste donc en un résumé facilement interprétable d'un ou plusieurs sites Web. Pour signaler aux clients web (navigateurs, robots, moteurs de recherche) l'existence d'un flux RSS sur un site, il suffit d'entrer une ligne de code HTML[1]. Un lecteur de news RSS (ou logiciel client de RSS) s'appelle un agrégateur. Quant aux systèmes de publication (CMS) les plus répandus, ils sont capables d'utiliser les flux RSS d'autres sites dans le but de récupérer leurs informations publiées.

Quelques bémols…

Il existe quatre formats - et même plus - pour la syndication de contenu Web : RSS 0.91, RSS 1.0, RSS 2.0 et Atom. Ces formats ne sont pas compatibles et ils doivent pouvoir être lus par  chaque logiciel client. En pratique, ces formats ont tous les mêmes fonctionnalités, et les navigateurs comme les CMS modernes les comprennent tous.

D'autre part, un flux RSS est faiblement sémantique. Un agrégateur ne peut pas classer automatiquement les flux autrement que par site, titre, date ou auteur. En conséquence, on assiste à l'apparition de services en ligne réalisant une sélection thématique des flux, un classement par pertinence, etc.

… et beaucoup d'enthousiasme

Cette manière très élégante d'échanger du contenu a l'avantage pour l'internaute de ne pas l'obliger à communiquer une adresse email - pas de communication de données personnelles -, de constituer un formidable outil de veille, et de lui offrir la possibilité de s'agréger à de multiples flux (tel un abonné à des groupes de discussion) et de tous les afficher dans une interface personnalisable.

Pour le webmestre, cet outil simple à créer et créateur de trafic ciblé sur son site Web profite de l'apport des technologies XML, lesquelles ne remettent pas en cause les investissements réalisés en proposant une intégration dans et de l'existant informatique, complètent les autres technologies existantes et permettent le développement de nouveaux services à valeur ajoutée. Un flux RSS est moins lourd à gérer qu'une newsletter : pas d'envoi d'e-mailing massif, anticipation sur les futurs modes de consommation de l'information sur le Web - l'internaute est entièrement maître de l'échange -, aucune confusion avec la pollution du spam (visibilité diminuée, risque d'élimination fortuite ou voulue). Un flux RSS présente aussi un appauvrissement par rapport à une newsletter : le diffuseur n'a plus la main sur la présentation du contenu ; il n'est donc plus possible d'insérer de la publicité autre que textuelle, ainsi que des effets visuels ; enfin, le flux RSS a plutôt vocation à être noyé parmi d'autres flux similaires, ce qui amoindrit l'impact d'une mise à jour particulière.

Aujourd'hui, et selon une étude datée d'octobre dernier et réalisée sur le territoire américain (sachant que l'Europe suit les mêmes traces), 69% des internautes n'utilisent pas les flux RSS, 4% les utilisent consciemment et 27% s'en servent… sans le savoir. Les lecteurs « conscients » pratiquent les flux RSS avec les logiciels Firefox et Safari. Les lecteurs « inconscients » en bénéficient plutôt avec les services en ligne My Yahoo !, My MSN, Google Reader, Netvibes et Bloglines. En moyenne, les utilisateurs lisent 6 flux et passent 4 heures par semaine à les consulter.

Les flux RSS sont promis à un bel avenir. L'utilisation de la technologie XML permet de profiter de son mécanisme d'eXtensibilité : ajouter de nouvelles informations, de nouveaux types de médias, etc. Et donc, de s'adapter aux nouveaux usages, tels que le « podcast » ou « baladiffusion ». Les agrégateurs classiques ignorent les documents musicaux, mais un agrégateur RSS amélioré est capable de télécharger la musique décrite par le flux RSS.

Conformément à la doctrine de Web 2.0, c'est-à-dire la valorisation de l'individu en réseau, le flux RSS permet une plus grande réutilisabilité du contenu. Cette caractéristique en fera l'une des briques principales des nouveaux usages du Web, notamment les taxonomies populaires (ou folksonomies, de folks "les gens" et taxonomies "règles de classification") ou liste de mots-clés collective. Les folksonomies représentent un moyen pour les utilisateurs d'une application ou d'un site web d'attribuer des mots-clés qui leurs sont propres (tags) à un contenu donné et de faire partager leur principe de classement à d'autres internautes. Il s'agit en fait d'une forme d'annuaire de recherche sur le Net sur des critères ou mots-clés choisis par les individus (tags), et non par les entreprises (Yahoo, Ask, Google…), qui répond une fois de plus au besoin inhérent à chaque être humain de participer à un groupe[2]. Cela préfigure un Web sémantique allégé (alimenté « par le bas », et donc opposé à un vocabulaire imposé et parfois complexe), avec certes beaucoup de défaut, mais une grande qualité : la simplicité, grâce à des liens sur des sujets qui les intéressent.

En outre, le fil RSS est une technologie vouée à l'invisibilité, il est transparent pour l'utilisateur, qui s'en sert souvent sans en avoir conscience. L'internaute a surtout besoin d'une interface claire, pour choisir de l'information correspondant à ses centres d'intérêt. C'est pourquoi le fil RSS évolue déjà dans deux directions : d'une part, les pages de démarrage personnalisables (NetVibes) et les navigateurs parlant couramment le RSS (Firefox, Safari, Opera).



[1] <link rel="alternate" type="application/rss+xml" title="RSS" xhref="/actualites/rss.fr.xml" mce_href="/actualites/rss.fr.xml" />

[2] Exemple de sites à Taxonomies Populaires : Del.icio.us, Flickr, etc.

03/06/2007

Blogs : les aspects juridiques

Compte-rendu de conférence donnée par Anne Cantéro, avocate au barreau de Paris, Cabinet Caprioli & Associés, www.caprioli-avocats.com - Séminaire Aristote, été 2006

 

Chef de file pour la diffusion des outils communautaires[1], le blog connaît un développement exponentiel dans la population[2]. Il concerne essentiellement les adolescents, mais pas exclusivement. Il est aussi utilisé par les politiques et d'autres catégories socioprofessionnelles. De fait, les affaires concernant l'usage d'un blog et portées devant les tribunaux[3] se multiplient. 

Quels sont les délits poursuivis dans le cadre d'un blog ?

Pour poser le problème en termes juridiques, il faut commencer par donner la définition d'un blog. Il s'agit d'un site sur la toile, souvent personnel, présentant en ordre chronologique de courts articles ou notes, généralement accompagnés de liens vers d'autres sites. Recueillant et diffusant des informations, le blog est une forme de communication par voie électronique au public. Il relève assurément du régime de la Loi pour la Confiance dans l'Economie Numérique (LCEN) du 21 juin 2004, laquelle dispose dans son article premier d'un principe énonçant que « la communication au public par voie électronique est libre. ». Or, il est une valeur sociale et un principe juridique qui conduisent à ce que la liberté s’arrête là où commence celle d’autrui. En ce sens, la liberté d’expression et de communication ne doit pas porter atteinte à la dignité des autres personnes, à leur vie privée, à l'ordre public, etc. Dans la même logique, ce nouveau moyen de communication ne doit pas être utilisé pour diffuser des contenus constitutifs d’infractions : diffamation, injure, calomnie, images pédopornographiques, contrefaçon, ...

L'appréciation de la liberté d'expression doit également être appréhendée selon la spécificité du cas concerné. Ainsi, à titre d’exemple, le 11 janvier 2005, un syndicat a été condamné pour avoir publié sur un blog des documents relatant des négociations salariales. Le Tribunal de Grande Instance de Bobigny a estimé que la divulgation sur un blog, par un syndicat, d'informations financières et salariales sensibles, voire confidentielles, à des tiers et notamment des concurrents, pouvait causer un préjudice moral à une société. 

Quel est le régime de responsabilité d'un blogueur ?

 Au regard des définitions des catégories d’acteurs dans le cadre des communications au public par voie électronique données par la LCEN, le blogueur est dans tous les cas un éditeur. Il n’est pas a priori un fournisseur d'accès. Quant à la qualification d’hébergeur, la réponse peut être plus délicate, car le blogueur peut accueillir les contenus d'autres personnes.

En tant qu’« éditeur d'un service de communication au public en ligne », le blogueur est responsable de la publication au sens juridique du terme, et donc du contenu du blog. En revanche, il n'existe pas pour le moment de jurisprudence en matière de blogueur jugé comme hébergeur.

La distinction entre les qualifications juridiques est importante puisque les obligations et les responsabilités qui en découlent sont différentes. Quant à l'hébergeur du blogueur, il doit supprimer les contenus manifestement illicites de manière prompte, réagir en cas de notifications et lutter contre la diffusion de contenus pédopornographiques. Il est aussi concerné par les obligations relatives aux données d'identification, communiquées par le blogueur. Or, l'hébergeur, s'il doit récolter les données d'identification… n'a pas l'obligation de les vérifier ! D'où l'attente d'un décret, en application de la LCEN, exigeant la vérification de la cohérence des données lors de l'identification.

Dans le cas d'un invité, est-ce que le blogueur est lui-même hébergeur ? Et dans ce cas, doit-on partager la responsabilité entre l'invité et le blogueur ? Force est de constater qu'il existe un fossé entre le cadre juridique et la pratique mise en place, puisque le blogueur est censé respecter les contraintes de l'hébergeur en matière de récolte des données d’identification de l'invité. Les blogueurs ont tout intérêt à mettre en place une charte d’utilisation et de participation au blog, conduisant au respect de certains principes.

La responsabilité d'un blogueur considéré comme éditeur

Le blogueur est responsable au même titre que n'importe quel éditeur de site. Il peut être  jugé devant les tribunaux pénal ou civil. A titre d'exemple, une affaire de diffamation par un blogueur jugée par les juridictions judiciaires, suite à la demande de la commune de Puteaux sera rendue en février 2006. Les règles applicables sont celles appliquées à la presse écrite (loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse) : notamment demande de correction ou de suppression du message incriminé, et droit de réponse dans un délai de 3 mois. Par ailleurs, le blogueur peut voir sa responsabilité civile ou pénale engagée selon les cas. Il en sera ainsi par exemple en cas de diffamation, d’apologie de crime contre l'humanité... Pénalement, les sanctions dépendent de l'infraction commise par l'éditeur ; étant noté que dans certains cas, le code pénal prévoit que l’utilisation des nouvelles technologies peut constituer une circonstance aggravante. Par exemple, lorsque le message est susceptible d'être vu par un mineur alors que la loi l'interdit pour ce type de message, la sanction peut atteindre 3 ans de prison et 75000 euros d'amende.

Il appartient au blogueur d'être d'autant plus vigilant que la loi n'opère aucune distinction entre les éditeurs, selon qu'il s'agit de professionnels ou non. 

Le cas des adolescents

Concernant les ados, la volonté est de rechercher en premier lieu des sanctions disciplinaires. Par exemple, trois collégiens ont été exclus de leur établissement après avoir diffusé photos et commentaires infâmants sur leurs professeurs. Mais la mise en cause de leur responsabilité civile, voire pénale, est également envisageable. On tente aujourd'hui de sensibiliser les parents à travers une charte-type des règles et usages, disponible au Ministère de l'Education Nationale.

Ce qu'il faut retenir

Le droit est évidemment présent dans la blogosphère. Si la liberté d'expression est la règle, elle s'accompagne de limites. Il ne s'agit pas d'interdire ou de réprimer l'usage des blogs, mais de sensibiliser les différents utilisateurs aux obligations à respecter. Les blogs ne sont pas que l’expression de droits, ils sont également sources d’obligations et de responsabilités. Les blogueurs doivent en être informés.


[1] On estime aujourd'hui que 80 à 90% des contenus du Web sont des contenus personnels.

[2] Selon le panel Médiamétrie de décembre 2005, un internaute sur dix avait créé un blog.

[3] Dernier cas en date : un proviseur a été révoqué pour s'être livré intimement sur un blog.

 
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