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21/09/2007

Grenelle de l’environnement, OGM, Borloo, Barnier et Wauquiez : moratoire sur le développement durable ?

Un moratoire sur le poste de Vice-Premier Ministre en charge de l’environnement et du développement durable a-t-il été décrété ?

On peut légitimement s’interroger sur le pouvoir de Jean-Louis Borloo après que sa volonté de geler les cultures OGM en France ait pris un coup de froid, après les interventions dubitatives du Ministre de l’Agriculture, Michel Barnier, et du porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez.

Les OGM avaient déjà coûté sa place à Juppé, l’opinion publique ayant peu goûté qu’il se soit déballonné face à l’ancien Ministre de l’Agriculture et néo-tireuse en chef des cordons de la Bourse de l’Etat, Christine Lagarde.

Face aux décisions gênantes pour les lobbies, Borloo, comme Juppé, se sont heurtés au principe de précaution : ne pas céder sur les OGM, au risque d’ouvrir la porte à toutes les décisions bienfaitrices pour la Nature… Les OGM : Organismes Gêne-éthiquement Maudits-fiables ?

En tous cas, il est curieux de constater que ce refus de geler les cultures OGM profite à un grand industriel américain, défendu en personne par le président Bush, lequel était intervenu en affirmant que le génie génétique était la solution à la famine dans le tiers-monde.

Quand on observe dans les médias les liens grandissant entre les présidents américain et français, on peut se demander une chose étrange : la CIA, après avoir placé les Bush au sommet des Etats-Unis, n’aurait-elle pas placé un de ses hommes à la tête de l’Etat Français ?

11/09/2007

Disparition de Maddie, réforme des régimes spéciaux, Borloo au Groenland : la communication, est-elle un vilain défaut ?

Au quotidien, la communication n’échappe à la nullité, au même titre que nul n’échappe à la communication dans son quotidien. Trois exemples de communication qui ont pris l’eau comme le Titanic…

Disparition de la petite Maddie. Après l’audition de Kate et Gerry McCann, les parents de Maddie, disparue le 3 mai dernier au Portugal, des zones d’ombres subsistent quant à leur innocence (traces de sang - Maddie ? - retrouvées dans une voiture de location, usage probable de sédatifs).

Comme tout parent, tout drame de l’actualité m’a touché plus que de raison. Pour ma compagne, mère de deux enfants, le fait de demeurer sur place après l’enlèvement de la fillette et de répondre aussi calmement aux médias lui est apparu immédiatement suspect. D'autre part, laisser des enfants aussi jeunes seuls dans une chambre aussi longtemps est, à son sens, comme au mien, une folie.

Mobiliser les grandes stars britanniques, et même, le Pape Benoît XVI alors que l’on a commis un crime… le scandale serait assurément celui du 21ème siècle, alors que celui-ci vient à peine de commencer ! A moins que les services secrets britanniques ne nous arrangent tout cela... Non : arrêtons avec la paranoïa !

Comment croire encore à la communication, si l’incroyable vérité soupçonnée par les policiers portugais s’avère exacte ?

Borloo survole le Groënland pour constater le réchauffement climatique. Comme dirait la planète Terre, parle à ma tête (le pôle Nord), mon c… (la ceinture désertique, mince comme une raie et qui pourrait devenir la faille majeure de l’humanité) est malade !

Cette visite montre que le ministre de l’Ecologie est conforme à la norme présidentielle actuellement en vigueur : tout membre du gouvernement doit montrer qu’il bouge, qu’il est présent sur le terrain. Et que déclare cet homme d’Etat lors de ce voyage éclair de 7000 kilomètres, coûteux en émission de carbone (65 tonnes de CO2) ? Que ce périple était pour « constater » le réchauffement climatique. A l’évidence, ça fait moins intelligent (au sens humain du terme) que d’énoncer cette vérité scientifique aux côtés d’apiculteurs en colère : si l’abeille disparaissait de la planète, l’homme n’aurait plus que 4 années à vivre.

Déjà en août dernier, Borloo (pour qui j'éprouve, pourtant, une sympathie sans bornes !) avait rendu visite à Météo France. Il en avait conclu royalement : « Notre planète est vraiment sens dessus-dessous. Il suffit de regarder l’été pourri que nous avons eu et c’est pour cela qu’il est urgent d’agir. » Grâce au Ministre, le débat ne s’élève pas assez haut pour éreinter la couche d’ozone…

Si les débats du Grenelle de l’Environnement ne sont pas dépollués de ce genre de banalités, à quoi serviront ces assises déterminantes pour l’enjeu de la Planète ?

 Autre « tactique » de Nicolas Sarkozy mise à mal : l’effet d’annonce pour tester une mesure. François Fillon a d’abord affirmé qu’il attendait « un signal » du Président de la République pour lancer la réforme des régimes spéciaux de retraite, laquelle était pourtant déjà « prête ». Résultat : les syndicats lui déclarent la guerre, avant même d’en savoir plus le 18 septembre de la bouche même de Monsieur Sarkozy.

La France a gagné une semaine d’ambiance pourrie avec, en perspective, des jours de grève dans les transports. Etait-ce bien utile ? 

24/08/2007

Grenelle de l’Environnement : accords de Munich du développement durable ou début du Siècle des Lumières Ecologiques ? Exemple, avec la loi Borloo sur les OGM et le nucléaire sans CO2

Toute fatalité demeure une chance. Et réciproquement, toute une chance peut devenir une fatalité.

Commençons par la mauvaise nouvelle : « la chance » de la France, qui est de produire plus des trois-quarts de son électricité grâce au nucléaire.

Cette énergie non émettrice de CO2, qui devrait représentait 20% de la consommation énergétique totale de l’Union Européenne en 2020, garantit à elle seule la moitié de l’indépendance énergétique de la France. Ce tableau idyllique, peu irradié par la question des déchets et autres problèmes de sécurité, est dressé dans un livret pédagogique d’une centaine de pages « E = moins de CO2 », vendu à 2 euros dans les kiosques et édité… par EDF.

Entre les lignes de ce guide « énergie et environnement » constituant une introduction certes orientée mais néanmoins intéressante à la problématique du développement durable, les auteurs laissent leurs chances de développement aux énergies renouvelables pour l’avenir, tout en soufflant bruyamment que la fission (et plus tard, la fusion) de l’atome est l’avenir de cet électron libre qu’est l’être humain.

Un argument de poids étaie cette thèse, fumeuse comme la tour réfrigérante d’un réacteur nucléaire : « Avec une production d’électricité six fois moins émettrice de CO2 que la moyenne européenne, la France est l’un des rares pays en voie de respecter les engagements pris à Kyoto » (page 38).

Je ne suis pas un fervent opposant à l’énergie nucléaire. J’estime même qu’elle représente l’indispensable maillon de transition vers un usage des énergies « qui réponde aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures », donc un usage essentiellement  constitué d’énergies renouvelables.

La réaction en chaîne qui doit conduire à ce bouleversement profond ne passe pas par le cœur des centrales nucléaires. Mais bien par notre propre cœur : ce sont nos habitudes quotidiennes qu’il convient de changer. Un chiffre pour comprendre cette réalité : pour qu’un yaourt à la fraise arrive dans votre palais, 9000 kilomètres de transport sont nécessaires…

Mais je m’égare, en consommant du CO2 à travers mon ordinateur.

La « chance » représentée par le nucléaire, si on se mettait à privilégier cette « spécialité française » dont les Chinois ne sont guère pas si friands que cela, pourrait ralentir, voire minimiser, le développement du solaire, de l’éolien, de la biomasse ou de « l’hydrolien » (les éoliennes mues par le courant marin). D’autant que le grand public, incontestable décideur de l’avenir de la Planète, est aujourd’hui mûr pour consentir les efforts financiers, voire orienter les crédits d’impôts dont ils peuvent bénéficier, sur ce secteur.

Réciproquement, toute fatalité demeure une chance.

Jean-Louis Borloo vient de promettre une loi sur les OGM. C’est tout de même incroyable que dès que l’on parle de ce sujet qui « dépote » en plein champ, on ne rappelle pas systématiquement que la Commission européenne a demandé, en décembre dernier, à la Cour de Justice d'infliger à la France une amende de 38 millions d'euros, plus une astreinte journalière de plus de 360 000 euros, au motif qu'elle n'a pas transposé la directive sur les OGM datant d’il y a six ans. Un projet de loi a bien été adopté par le Sénat en mars 2006, mais n'a pas été examiné à l'Assemblée.

Voilà une fatalité (une amende certes astronomique, mais qui n’aurait même pas suffi à libérer cet été une seule des six infirmières bulgares retenus en Lybie…) dont il faut absolument se servir pour imposer un moratoire sur cette découverte scientifique qui a des vertus, mais représente une effrayante énigme pour l’avenir.

Nucléaire, OGM, autoroutes et incinérateurs : ces 4 thèmes, entre autres, permettront de définir si le Grenelle de l’Environnement marque le début du Siècle des Lumières Ecologiques ou s’il ne s’agira que d’un nouvel accord de Munich, comme en 1938, où la paix provisoire des esprits avait conduit au pire désastre du XXème siècle, la Seconde Guerre Mondiale. Aux participants de cette réunion – la plus importante du quinquennat – de ne pas confondre chances et fatalités…

Et vous… qu’attendez-vous du Grenelle de l’Environnement ? Un petit pas pour l’homme et un grand bond en avant pour l’Humanité ? Ou un croche-pied supplémentaire pour l’homme suivi d’un grand saut dans l’inconnu pour l’Humanité ?

 
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