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04/07/2007

Football : le gardien de but est seul au Monde

Cette chronique a été écrite le 5 mai 2006, en pleine préparation de l'Equipe de France, et donc, en pleine polémique sur le poste de gardien, disputé entre Fabien Barthez et Grégory Coupet.

 

C'est un malentendu qui dure depuis le 26 octobre 1863.

Ce jour-là, la Football Association est créée. Le sport d'équipes le plus simple à pratiquer dans le monde - même à 1 contre 1 ! - va se développer sous l'impulsion des industriels britanniques, soucieux d'occuper à bon escient leur main d'oeuvre durant les temps de travail libérés - suite aux samedis accordés aux ouvriers. medium_0407Barthez-et-Sagnol.2.jpgCes bienfaiteurs financent des clubs et la construction des premiers stades. Populaire, le football connaît de multiples réformes : instauration du corner en 1873, définition de la dimension actuelle des buts deux ans plus tard, apparition de l'arbitre en 1890, nombre de joueurs fixé à 11 et naissance du penalty en 1899, présentation de 17 lois (dont celle du hors-jeu) en 1938, possibilité de remplacement d'un joueur en 1958 (la France venait de jouer une demi-finale de Coupe du Monde à 10 contre le Brésil pendant plus d'une mi-temps), introduction progressive des poteaux ronds en 1965... Même si cette réforme n'avait toujours pas atteint Glasgow en 1976. J'ai moi-même vécu sur le terrain l'une des dernières modifications majeures des règles du football, l'interdiction de la passe en retrait au gardien de but.

On parle aujourd'hui d'agrandir la taille des buts, de supprimer la règle du hors-jeu, d'introduire la vidéo pour accompagner le jugement de l'arbitre, mais on semble oublier depuis bientôt un siècle et demi un élément fondamental, qui ferait porter un tout autre regard sur ce sport à tout passionné de football, lequel croit tout connaître de cet art. Y compris le vainqueur de la Coupe de France en 2002*.
Cet énorme malentendu est pourtant flagrant. Il se dévoile à chaque rencontre, presque à chaque action. Et pourtant, personne n'y fait jamais allusion. Chacun devrait toutefois en prendre conscience : le gardien de but ne pratique pas le même sport que ses dix coéquipiers. Quand vous en aurez conscience, vous n'hésiterez plus entre Coupet et Barthez pour choisir qui gardera les buts de l'équipe de France durant la prochaine Coupe du Monde.

Je m'explique.

Le football est un sport d'équipes pour 10 joueurs sur 11. Pour le gardien de but, c'est un sport individuel. Un défenseur ou un attaquant peut "se trouer" (effectuer une Chaupré** ou une Guivarc'h - il n'y a pas que les Arconada dans la vie !), c'est sans conséquence pour le score. Il se trouve souvent quelqu'un derrière lui pour rattraper son erreur, une solidarité qui est l'essence même du sport collectif. Quand le goal fait une boulette, c'est tout de suite un psychodrame. Au mieux, cela ébranle fortement la confiance des défenseurs, au pire - et c'est généralement le pire qui se produit -, c'est un but. Une infime boulette peut même remettre en cause une performance exceptionnelle, et ce ne sont pas les spectateurs du dernier Juventus de Turin-Werder de Brême qui me contrediront sur ce point.
Sans aller jusqu'à cette extrémité, il faut réaliser une chose élémentaire : quand le gardien de but manque de détourner le ballon pour quelques centimètres (et c'est souvent le cas), c'est tout bêtement que ces centimètres lui manquait au moment de l'impulsion. Ce qui implique que lorsqu'on parle de "placement du gardien", c'est au centimètre près. A chaque pas, le gardien doit être parfaitement "placé", car un tir peut survenir à tout moment et le gardien doit être absolument "arrêté" (sur ses appuis) au moment du déclenchement de la frappe. Vous doutez de ce que je vous raconte. Demandez à Grégory Coupet ce qu'il lui a manqué pour détourner le tir de Chevchenko en corner, lors du dernier Milan AC-O.L. Réponse : 0,5 cm.

La solitude du gardien de but ne s'arrête pas là. Ce placement au centimètre près doit se réaliser... détendu. C'est un autre paradoxe méconnu de la majorité des passionnés de football : pour détourner une frappe d'une main ferme, il faut que le corps du gardien soit totalement détendu. C'est en effet la contraction soudaine des muscles qui permet à la balle de rebondir, et si le corps est un tantinet tendu... c'est foutu.
Enfin, le gardien de but peut rarement rattraper une erreur. Un certain Lilian Thuram a profité de cette séance de rattrapage salvatrice offerte aux seuls joueurs de champ, qu'ils aient ou non les pieds carrés. C'était lors de la demi-finale France-Croatie. L'exemplaire Thuram avait "couvert" l'avant-centre croate lors de l'ouverture du score et, de rage, avait inscrit les deux buts de la victoire... les seuls de sa carrière internationale. C'est la vertu majeure du sport collectif : faire que l'on ne se sente pas seul au monde, quelle que soit la circonstance. Et c'est une formidable réalité pour 10 joueurs sur 11.

Ceci étant écrit, jouer gardien de but, au foot, est un plaisir exceptionnel, dont je reparlerai sur ce blog. Mais c'est bel et bien un malentendu de croire qu'il pratique le même sport que ses camarades de jeu.

 

* Lorient

** Mon fidèle libéro, durant mes années en catégorie "minimes


01/07/2007

Football, transferts : Henry au Barça et Blanc à Bordeaux, c'est bien ; un quizz pour les passionnés de foot, c'est mieux !

Le fidèle Thierry Henry, enfin libéré de sa passion pour Arsenal et transféré au Barça... Le charismatique Laurent Blanc nommé aux Girondins de Bordeaux... et le FC Metz qui remonte en Ligue 1 en conservant presqu'intégralement son jeune et brillant effectif (même si le recrutement tarde)... Cette saison 2007-2008 commence en beauté !

Il y a bientôt 9 ans, jour pour jour, l'équipe de France de football devenait championne du monde. Pour ne pas retourner le couteau dans la plaie (en attendant la victoire de l'équipe de France de football le 29 juin, en finale de l'Euro 2008), occupez-vous les méninges avec ce quizz...

Merci, pour les plus courageux d'entre vous, de laisser votre score (réel) en commentaires... voire des questions pour le prochain quizz. Je rappelle que tout internaute pris en flagrant délit de triche sur Google sera du match Italie-France du 8 septembre prochain !

Les Bleus

1. Pourquoi l’arbitre a provoqué la colère des Bleus durant le match décisif France-Argentine de Coupe du Monde en 1930 :

a.        il a sifflé quatre penalties contre la France

b.       il a arrêté la rencontre alors qu’il restait encore six minutes de jeu

c.        il a refusé d’appliquer la règle du hors-jeu durant toute la rencontre

2. Quel gardien de but français est né au Luxembourg :

a.        Julien Darui

b.       René Vignal

c.        Joël Bats

3. Bête noire des tricolores, la Yougoslavie a battu la France 5 à 4 au Parc des Princes en demi-finale du premier championnat d’Europe (1960) après avoir été menée :

a.        3-0 à la mi-temps

b.       4-2 à un quart d’heure de la fin

c.        2-0 après dix minutes de jeu

Coupes

4.  Quel pays possède le plus d’arbitres ayant dirigé la finale de la Coupe du Monde :

a.        Brésil

b.       Angleterre

c.        France

5. Pourquoi Bobby Moore a été surnommé le « capitaine aux mains propres :

a.        Il n’a jamais reçu de carton jaune dans sa carrière

b.       Il est le seul joueur anglais à avoir refusé toute prime de match en sélection

c.        Il s’est essuyé les mains pleines de boues sur la tenture de velours drapant la tribune royale pour recevoir la Coupe du Monde en 1966 des mains de la Reine d’Angleterre

6.  Quel est le seul pays à avoir remporté plusieurs fois le championnat d’Europe :

a.        URSS/Russie

b.       Allemagne

c.        Italie

Stars

7. Combien de minutes d’affilée Dino Zoff a gardé sa cage inviolée en équipe d’Italie :

a.        975

b.       1143

c.        1304

8. Lequel de ces éléments complétant le fameux « carré magique » de l’équipe de France compte le moins de sélection avec les Bleus :

a.        Michel Platini

b.       Alain Giresse

c.        Luis Fernandez

d.       Jean Tigana

9. Combien de buts a marqué Michel Platini en Coupe du Monde, élimatoires et phases finales confondues :

a.        17

b.       21

c.        23

Histoire

10.  En quelle année a été instaurée l’épreuve des tirs aux buts :

a.        1970

b.       1971

c.        1976

11.  Quel a été le premier match retransmis en direct à la télévision en France :

a.        Allemagne de l’Ouest-Hongrie (finale Coupe du Monde 1954)

b.       Lille-Girondins de Bordeaux (finale Coupe de France 1955)

c.        France-Brésil (demi-finale Coupe du Monde 1958)

12. En quelle année ont été inventé les protège-tibias :

a.        1874

b.       1954

c.        1962

Equipes Nationales 

13. Pays peuplé de plus 80 millions d’habitants, l’Allemagne compte combien de licenciés :

a. 1 000 000

b. 3 000 000

c. 6 000 000

14. Quel est le surnom de l’équipe d’Allemagne :

a. la « Mannschaft »

b. la « Spiegel »

c. la « Bomber »

15. En dix Coupes du Monde, entre 1954 et 1990, l’Allemagne a été combien de fois au moins demi-finaliste :

a. 9

b. 8

c. 7

Anecdotes

16. Quel club a affirmé à Michel Platini, alors adolescent, qu’« il n’était pas fait pour le football » :

a.        F.C Metz

b.       A.S Saint-Etienne

c.        Milan A.C

17. Quel footballeur a possédé la plus petite pointure de chaussure connue ?

a.        Alain Giresse

b.       Ferenc Puksas

c.        Diego Maradona

18.    Combien existe-t-il de combinaisons possibles dans une grille de loto sportif avec 13 rencontres :

a.        1 594 323

b.       1 271 654

c.        750 224

Le saviez-vous ?

René Vignal a été surnommé le « Français volant » (« The flying Frenchman ») par la presse britannique après un match mémorable contre l’Ecosse en 1949. Il remplaçait Julien Darui et s’était signalé par ses envolées lors d’une rencontre amicale pourtant perdue 2 à 0 par les Bleus. Fair-play, nos amis d’Outre-Manche !

De son côté, Franz Beckenbauer doit son surnom de « Kaiser Franz » à une autre rencontre amicale, disputée par son club, le Bayern de Munich, à Vienne, contre l’Austria. Dans la salle du banquet d’après-match trônait un buste de l’empereur - « Kaiser » en allemand - François-Joseph, à côté duquel un photographe a demandé à Beckenbauer de poser. Le cliché a immédiatemment paru dans tous les journaux allemands. « Kaiser Franz » est ainsi né.

A défaut de permettre aux joueurs de se tailler un palmarès, les rencontres amicales peuvent parfois au moins leur donner un nom inoubliable !

Réponses :

1. b. Les six minutes manquantes ont tout même été rejouées après un quart d’heure d’interruption dû à l’envahissement du terrain par les supporters argentins. La France a finalement été battue 1 à 0.

2. b. A Obercorn. Julien Darui a été l’un des premiers gardiens à commander sa défense et à relancer la balle offensivement grâce à des dégagements au pied précis en demi-volée.

3. b. La Yougoslavie a été la seule équipe, excepté le Brésil, à battre l’équipe de Kopa et Fontaine en 1958, et a ensuite sorti les Bleus en éliminatoires de la Coupe du Monde 1954. Heureusement, la bande à Platini a lavé l’honneur en leur rendant la pareille pour la Coupe du Monde 1986 lors d’une ultime rencontre décisive remportée 2-0 au Parc des Princes.

4. b . Avec trois finales (50,54, 74). Deux arbitres brésiliens (82, 86) et deux arbitres français (38, 58) ont également eu l’honneur de diriger le plus beau des matchs de football.

5. c. Bobby Moore se souciait vraiment de sa tenue. La légende ajoute que, comme à son habitude, n’arrivant pas dormir la veille d’un match important, il n’avait pu fermé l’oeil dans la nuit précédant la finale en 1966 qu’à l’aide de quelques pintes de bière.

6. b . En 1972, 1980 et 1996.

7. b. Soit la durée de près de 12 matchs. Dino Zoff possède d’autres records. Il est devenu champion du monde à l’âge de 42 ans (en 1982) et a disputé tous les rencontres de son club, la Juventus de Turin, entre 1972 et 1983, soit 332 matchs consécutifs.

8. b . 72 sélections pour Platini, 60 pour Fernandez, 52 pour Tigana et 47 pour Giresse.

9. a

10. b. L’épreuve des penalties a été instituée lors des Coupes d’Europe des Clubs en 1971. Jusqu’alors, en cas d’égalité parfaite entre deux équipes, on procédait à un tirage au sort.

11. b. Disputée le 29 mai 1955, la rencontre a permis à Lille de l’emporter par 5 buts à 2.

12. a. Désormais obligatoires, les protège-tibias ont été créé par l’anglais Sam Weller Widdowson. Ils étaient alors fixés SUR les bas, et non en dessous comme maintenant.

13. c

14. a . « Mannschaft » signifie « équipe » en allemand.

15. b. Trois victoires (54, 74, 90), trois finales (66,82,86) et deux demi-finales (58, 70). D’où la fameuse légende selon laquelle, l’Allemagne gagne la Coupe du Monde les bonnes années et n’est « que » finaliste les mauvaises années.

16. a. Michel Platini effectuait des essais au F.C Metz, le club professionnel le plus proche de son village d’origine, Joeuf. Il a ensuite été accueilli à bras ouverts par Claude Cuny dans le club voisin de l’A.S Nancy-Lorraine…

17. a . Sa pointure exacte était le 39. Puksas appartenait à la grande équipe de Hongrie du début des années 50.

18. a.  Le Loto Sportif n’a existé en France qu’en 1985 alors qu’il existait dans d’autres pays depuis les années 20.

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Ce quizz a été réalisé il y a... bien longtemps, pour pour une encyclopédie sur le football, vendue par fascicules

06/06/2007

Euro 2008 de Football : avant France-Géorgie, jubilons avec Ribery, Anelka, Thuram, Makelele et Domenech… comme avant l’Euro 2000 !

L’art de la comparaison restera éternellement incompréhensible pour les jeunes adultes.

Lorsque l’on a derrière soi moins d’une dizaine d’années de vie éveillée, c’est-à-dire l’expérience de décider seul de son chemin de vie depuis une décade à peine, on a le sentiment que le monde se renouvelle presque entièrement, sans garder grande trace du passé. On a en horreur cette phrase, qui apparaît comme une condamnation du plaisir : « l’Histoire n’est qu’une éternelle répétition ». Avant l’âge de trente ans, on interprète cette sentence comme « à quoi bon rester sur Terre, si ce n’est pour ne plus avoir de surprise dans l’existence… ».

Or, le plaisir, ce n’est pas la nouveauté et sa fraîcheur éphémère : ce sont les effets rafraîchissants du déjà-connu, cet étrange sentiment de maîtriser durant quelques instants le sens profond de l’Humanité, cette subtile et brève capacité à anticiper une infime partie des événements à venir et de se positionner à la meilleure place pour en profiter.

Pour utiliser une métaphore sans audace, quand l’Histoire repasse les plats, le vécu permet d’en savourer l’exquis tout en mettant sans gêne sur le bord de l’assiette les morceaux qu’on n’a pas particulièrement goûté les fois précédentes.

Samir Nasri n’apprécie pas d’être comparé à Zinedine Zidane.

Footballeur pratiquant depuis une trentaine d’années, j’ai assisté à l’entrée en jeu de Zizou contre la République Tchèque. L’équipe de France de football était menée 2 à 0, et le futur Champion du Monde 1998 avait marqué deux fois après son entrée en jeu en seconde période, pour sa première sélection avec Bleus (célébrée en même temps que Thuram). La magie Zidane faisait déjà trembler les filets, avant de faire trembler les défenses.

La magie Nasri fait pour l’instant trembler… les défenses. Pas encore les filets. C’est déjà énorme à 19 ans. Il a raison de s’inquiéter d’une comparaison avec Zidane, voire d’une carrière qui pourrait s’achever en point d’orgue par un coup de boule.

Pour faire trembler les filets, on reste naturellement à Marseille et on regarde la mobylette du football passer sous le nez des défenseurs : Monsieur Ribery.

Ce joueur, qui a explosé au FC Metz, semblait sur le point d’être remplacé sur Cissé. Un appel en profondeur, Makélélé à l’autre bout du fil, un contrôle orienté et la mobylette file sous le nez de l’excellent gardien ukrainien. 1-0, le match est plié. La maîtrise tactique des Bleus fera le reste.

Bien sûr, les esprits chagrins rétorqueront que Ribery ne sait marquer avec les Bleus que face à un but vide1. Que l’équipe de France a été poussive en première mi-temps. Que… que… En fait, il n’y a pas grand-chose à redire.

Cette équipe de France façon Domenech ressemble furieusement aux Bleus de l’après ère Jacquet : un bloc-équipe impressionnant, un sang-froid en toute situation, une attaque capable se semer d’un coup la panique, une combattivité et une détermination hors normes, et des joueurs exceptionnels dans toutes les lignes. A une différence près : à l’exception de Thuram et de Makelele – à propos desquels Domenech a raison de mettre en doute la date de naissance, tant ils sont fringants et indiscutables à leur poste -, la plupart des Français sont jeunes et possède déjà une maturité étonnante dans leur jeu.

La relève n’est pas seulement là, elle s’impatiente déjà.

Je ne sais pas vous, mais pour ma part, avec Diarra, Benzema et Nasri, je n’étais pas inquiet des absences de Vieira, Henry et Sagnol. En plus, Anelka était là. Il est incontestablement le footballeur le plus beau à voir jouer, tant ses courses et ses gestes techniques tiennent du ballet.

A part le match perdu de façon incroyable en Ecosse, il s’agit pour l’Equipe de France d’un sans-faute dans un groupe avec des matchs-pièges (en Georgie et en Lituanie), un calendrier pourri par le tirage au sort voulu par l' Ukraine, le vainqueur de la Coupe du Monde et un quart de finaliste de cette compétition joliment envoyés au tapis avec la manière.

Avant même le match de ce soir, on peut déjà prendre rendez-vous pour le 29 juin 2008 : c’est le jour de la finale de l’Euro 2008. Et un magnifique doublé Championnat du Monde - Championnat d’Europe comme en 1998 et 2000, certes à un détail près : le coup de boule de Zidane.

1 Pour son premier but en équipe de France, en huitièmes de finale de la Coupe du Monde contre l’Espagne, il avait mystifié Casillas avant de pousser le ballon dans un but vide.

 
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