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24/07/2007

Trophées de champions, Ligue 1, football : un second quizz pour les passionnés du ballon rond

Le championnat de France de football (Ligue 1) reprend le 4 août, avec le choc Le Mans-FC Metz !

Avant de vous précipter sur le calendrier de la saison 2007-2008, avez-vous bien révisé vos classiques ?

Voici un petit quizz pour vous assurer que vous êtes au point pour démarrer cette formidable saison, qui s'achèvera en beauté par la victoire de l'équipe de France de football le 29 juin, en finale de l'Euro 2008.

Merci, pour les plus courageux d'entre vous, de laisser votre score (réel) en commentaires... voire des questions pour le prochain quizz. Je rappelle que tout internaute pris en flagrant délit de triche sur Google sera du match Italie-France du 8 septembre prochain !

 Les Bleus

1. Quelle est la plus lourde défaite enregistrée par une équipe de France :

a. 17-1 contre le Danemark

b. 13-1 contre la Hongrie

c. 6-2 contre la Suisse

2. Quel défenseur international français a inventé l’expression « Mets une soutane » pour chambrer un adversaire qui réussit un petit pont :

a.        Manuel Amoros

b.       Raymond Domenech

c.        Bernard Bosquet

3.  L’équipe de France a participé à combien de phases finales de Coupe du Monde

a.        13

b.       10

c.        8

Coupes

4. Quelle équipe, repêchée pour participer à la Coupe du Monde en 1950 au Brésil, a décliné l’invitation :

a.        Hongrie

b.       France

c.        Ecosse

5.  Quelle a été la première équipe éliminée aux penalties en phase finale de Coupe du Monde :

a. France

b. Angleterre

c. Allemagne

6.  Lequel de ces pays n’a jamais été champion olympique :

a.        Brésil

b.       Danemark

c.        Belgique

Stars

7. Lequel de ces footballeurs français n’a jamais disputé la Coupe du Monde :

a.        Papin

b.       Cantona

c.        Bergeroo

8. Quels sont les footballeurs qui ont remporté le plus de titres de champion de France

a.        Jean-Michel Larqué et Hervé Revelli

b.       Josip Skoblar et Delio Onnis

c.        Jean-Pierre Papin et Alain Giresse

9.  Laquelle de ces célébrités n’a jamais joué gardien de but :

a.        Albert Camus

b.       Julio Iglesias

c.        Pierre Desproges

Histoire

10. En quelle année a été créé le penalty :

a.        1891

b.       1930

c.        1960

11. Quel est l’ancien nom donné au libero :

a.        l’arrière-balai

b.       l’homme libre

c.        l’homme volant

12.  En quelle année a été distribué le premier carton jaune :

a.        1950

b.       1960

c.        1970

Equipes nationales

13. Quel est le meilleur résultat de l’Espagne en Coupe du Monde :

a.        finaliste

b.       4ème

c.        quart de finaliste

14. Pays peuplé de 40 millions d’habitants, l’Espagne compte combien de licenciés :

a. 1 000 000

b. 800 000

c. 500 000

15. En quelle année l’Espagne a-t-elle été championne olympique :

a.        1924

b.       1960

c.        1992

Anecdotes

16. L’Europe compte :

a.        trois fois moins de clubs qu’en Amérique du Sud

b.       autant de clubs qu’en Amérique du Sud

c.        six fois plus de clubs que l’Asie et l’Amérique du Sud réunies

17. Quelle est la plus grande pointure de footballeur connue :

a.        45

b.       47

c.        49

18. En quelle année a été retransmis le premier match à la télévision

a.        1930

b.       1934

c.        1937

Le saviez-vous ?

On estime à 45 000 le nombre de rencontres disputées en France chaque week-end tous niveaux de compétition confondus. Une étude récente, effectuée auprès de licenciés de football (vous êtes plus de 2 millions dans l’Hexagone), a montré que, lors d’un match, les poussins ont 25 fois moins de chance de se blesser que les grands. En effet, pour 10 000 licenciés, on a recensé 42 accidents chez les poussins contre 1130 chez les seniors. On a également remarqué qu’1 accident sur 6 se produisait dans les cinq premières minutes de jeu après la mi-temps. Alors, après un quart d’heure de repos mérité, n’oubliez pas de vous échauffer de nouveau convenablement au moment de retourner sur le terrain !

Réponses :

1. a. Résultat « obtenu » aux Jeux Olympiques de Londres en 1908. Les deux autres défaites ont été enregistré, respectivement, en 1927 contre la Hongrie et en 1960 contre la Suisse.

2. c. Expression créée dans les années 60.

3. b.

4. b. L’équipe de France avait été repêchée après les forfaits de l’Ecosse et de la Turquie. Mais la longueur du voyage jusqu’au Brésil ont dissuadé les dirigeants français d’effectuer un tel déplacement.

5. b. En 1982, lors d’une demi-finale mémorable perdue à Séville contre l’Allemagne (161 à la fin du temps réglementaire, 3-3 après prolongations).

6. a. Le Danemark l’a emporté en 1986 et la Belgique en 1920. Le Brésil a été deux fois finaliste malheureux en 1984 (contre la France) et 1988 (contre l’URSS).

7. b. Jean-Pierre Papin et Philippe Bergeroo ont disputé au Mexique la Coupe du Monde 1986, où la France a terminé troisième.

8. a. 7 titres avec l’A.S Saint-Etienne dans les années 60 et 70.

9.  c. Albert Camus, prix Nobel et auteur de « La chute », a tenu le poste de gardien de but au Racing Universitaire d’Alger, tandis que Julio Iglesias faisait de même… au Real de Madrid ! Quant à Pierre Desproges, les footballeurs ne l’ont fait vibrer qu’une fois, le jour où il a appris qu’ils « avaient attrapé la chiasse mexicaine en suçant des frites aztèques » lors de la Coupe du Monde 1986.

10. a

11.  a. On l’appelait aussi le « balayeur ».  Son rôle était celui d’« un arrière volant » placé derrière ses défenseurs. Comme il était libre de tout marquage, il a reçu le nom de libero à partir de 1932, « libere » signifiant « libre » en italien.

12. c. Il a été distribué au soviétique Asatiani lors du match Mexique-URSS (Coupe du Monde 1970).  

13. b (en 1950)

14. c

15. c Les Jeux Olympiques étaient alors organisées à Barcelone, en Espagne.

16. c

17. b. Ces chaussures hors normes appartenaient au buteur allemand Gunther Netzer.

18. c. La rencontre, diffusée en léger différé, avait lieu dans le stade Highbury d’Arsenal.

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Ce quizz a été réalisé il y a... bien longtemps, pour une encyclopédie sur le football, vendue par fascicules. 

 

08/07/2007

Football : les statistiques à la télé sont devenues incontournables

Le football est de plus en plus un spectacle que l’on décode par les chiffres. Michel ébé pour TF1 et Philippe Delcourt pour Canal+ réalisent des statistiques en avertis durant les matchs de football en direct. Ils sont titulaires d’un diplôme permettant d’entraîner des équipes de niveau du championnat National. Le second a même affronté Paganelli, Amoros et Bellone avec les sélections régionales en « minimes ».

A l’aide d’un PC et d’un clavier spécifique, tous deux enregistrent, comme un opérateur de saisie, mouvements du ballon, interventions du joueur (nombre de passes, tirs, etc.) et actions de jeu dans un logiciel qu’ils ont eux-mêmes élaboré. Michel ébé travaille en solo et en régie à Paris. Philippe Delcourt en duo et dans le stade, à côté des commentateurs. Leur statistique majeure ? Pour Michel ébé : « En phase finale, depuis 1998, l’équipe qui gagne dans 73% des cas est celle qui ne domine pas son adversaire en volume de jeu et en temps de possession de balles. Cela a été le cas de la Grèce contre la France, mais aussi de la République Tchèque contre le Danemark. »  Si la chaîne cryptée est exclue des retransmissions télévisées de l’Euro, Philippe Delcourt a relevé que « l’équipe qui ouvre le score en championnat de France possède plus de 90% de chances de ne pas perdre. Or, durant l’Euro, elle s’est inclinée dans un quart des cas. C’est une bonne nouvelle pour le suspense… et pour le téléspectateur ! »

Les stats de la télé sont prisées par les entraîneurs. Michel ébé en a réalisées pour de grands noms : Raynald Denouiex à Nantes, Luis Fernandez durant la campagne européenne victorieuse du PSG en 1996, Frédéric Antonetti, Alain Perrin, Guy Lacombe, Philippe Troussier, entre autres. L’avenir est à l’image couplée aux chiffres. Michel ébé finalise pour cet hiver un logiciel capable d’associer automatiquement des statistiques à de la vidéo numérisée. Chaque entraîneur pourra ainsi donner à ses joueurs le bilan de son match en images sur Cd-Rom dès le décrassage du lendemain.

Que de chemin parcouru depuis le premier match de football couvert en France par des statistiques, Bordeaux-Marseille en mars 1987. « Mes statistiques ne sont pas passées à l’antenne. Je les donnais verbalement à Charles Biétry », se souvient Jean-Jacques Vervialle, ancien d’IBM transféré sur Canal+. Aujourd’hui, la pratique des statistiques s’est industrialisée avec 650 directs par an sur la chaîne cryptée.

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Cet article devait paraître dans un quotidien gratuit il y a trois ans... il a été jugé "insuffisamment accessible aux non-initiés du football". 

05/07/2007

Football : pourquoi Fabien Barthez est ma seule idole dans le monde du sport

Six jours après la chronique (re)parue hier, j'expliquais pourquoi je préférai Fabien Barthez à Grégory Coupet. C'était le 11 mai, et la date du 9 juillet n'était pas encore entrée dans toutes les mémoires, bien que Raymond Domenech l'ait affiché d'emblée comme le seul et unique objectif de l'Equipe de France. 

 

Les conversations de comptoir mènent à tout. Surtout lorsqu'elles se déroulent à la terrasse, sous le cagnard, entre deux ballons de rouge.

J'ai encore pu vérifier ce midi à quel point certaines conversations de comptoir mènent au meurtre. Il faut dire que j'avais choisi un sujet de conversation éminemment criminogène : expliquer pourquoi Barthez gardera les buts de l'équipe de France durant le prochain Mondial de football... à un supporter inconditionnel de l'Olympique Lyonnais. medium_0507barthez.jpgC'était déjà le type de conversation à éviter avec un conservateur aimant le changement dans la continuité - comprenez : un Français -. Alors avec un fan de l'OL, c'était de la folie sans gilet pare-balles !

J'avais pourtant pris quelques précautions : choix du restaurant laissé à mon hôte, absence totale de ballon de rouge, début de conversation ciblé sur du consensuel (les bourdes réalisées en entreprise). Mais voilà, je regarde le football du point du vue du gardien de but depuis trente ans, et je n'allais pas me laisser marcher sur les pieds par un footballeur non pratiquant - même si le bougre  lyonnais a poussé du cuir durant six ans dans les catégories de jeunes.

Pour arriver directement au point d'orgue de cette conversation à laquelle j'ai finalement survécu, je vous passe les banalités de rigueur actuellement en vogue sur Gregory Coupet, un gardien que j'apprécie énormément et qui est juste à la taille de Barthez pour être sa doublure. Toutes les banalités, sauf une : Coupet a parfaitement assuré en équipe de France l'interim de Barthez durant son absence. Si mes souvenirs sont exacts, son plus bel - et seul - arrêt réalisé lors du match contre l'Irlande, Coupet l'a fait du regard... avec la complicité du poteau. Contre les Suisses, il a suffi que Thuram dévie un tantinet un coup-franc helvète, et paf, le ballon finit dans les buts : Coupet s'était élancé -semble-t-il- trop tôt pour revenir en arrière.

D'ailleurs, revenons en arrière : à Paris, contre les mêmes Suisses et Irlandais, voire contre les Israéliens, qui a sorti un nombre incalculable de ballons ? Le fumeur de cannabis, évidemment.  C'est vrai que cette substance aurait des vertus apaisantes, mais doit-on pour autant parler de dopage ? C'est aussi cela Barthez, un type hors normes, capable d'arrêts hors normes, et de réactions humaines hors normes. On lui reproche d'avoir craché sur un arbitre ? Avant de cracher sur ce geste , avez-vous visionné la façon dont Monsieur l'arbitre a dirigé le match ? C'était un jeu de massacre - crampons sur le talon d'Achille, etc. - dans lequel les Marseillais se faisaient marcher dessus au sens propre, une situation irrationnelle sur un terrain de football, qu'un Homme (certes maladroit) a refusé de laisser se poursuivre.

Certes, Fabien Barthez est intervenu de bien meilleure façon dans d'autres situations irrationnelles. Souvenez-vous, France-Italie, finale de l'Euro 2000. Vers la soixantième minute, Del Piero se présente absolument seul devant Barthez, on est déjà à 1-0 pour l'Italie, et Fabien réussit à déstabiliser le maître à jouer transalpin. A la dernière minute du temps réglementaire, ils ne sont plus que 4 Français à y croire, sur le terrain et devant leurs téléviseurs : Deschamps qui gueule après ses coéquipiers pour leur rappeler que 0+1=1, Barthez qui tape le coup-franc avec son pied d'avant-centre, Trezeguet qui dévie de la tête et Wiltord qui conclue d'une frappe relativement molle... dans l'angle mort du gardien italien, c'est-à-dire un endroit où il ne peut atteindre le ballon en plongeant avec les mains, mais seulement s'il a la lucidité de repousser la frappe du pied comme un gardien de handball. Déjà, pour le match d'ouverture de cet Euro, Barthez avait sauvé les Bleus deux fois, à chaque fois dans un duel, face au Danemark, dans le "groupe de la mort" (avec les Pays-Bas et la République Tchèque).

Avec de tels arguments, le sang de mon pote lyonnais n'a évidemment fait qu'un tour, et je me suis retrouvé à être traité de "footballeur de district", avec son inévitable corolaire : "mais qui es-tu pour parler ainsi du poste de gardien de but !".

Pourtant, si Barthez est bardé de titres internationaux, et que Coupet ne l'est pas, il n'y a pas de hasard. L'Olympique Lyonnais ne manque pas d'atouts, mais ce club valeureux n'est l'une des meilleures équipes du plateau de la Champion's League que jusqu'au quart de finale. On comprend que des vainqueurs de la Champion's League (Zidane) ou du championnat d'Italie (Thuram) préfère jouer avec un champion d'Angleterre, dont on remet en cause la vertu mais qui est resté un an à jouer en Deuxième Division lorsque son club de toujours, l'OM, a été rétrogradé (en 1995).

Ce n'est pas de la régularité que l'on demande à un gardien de but, c'est du génie. On lui demande de sortir les deux ou trois ballons chauds sur l'ensemble de la compétition qui permettront aux Bleus de gagner un nouveau trophée. D'ailleurs, en 1998, il y avait là un vrai casse-tête entre deux gardiens de génie : Barthez et Lama. Ce n'est pas le cas aujourd'hui, puisque Coupet est d'une régularité si exemplaire que Chevtchenko a fini par la déjouer après 180-2 minutes de jeu...

Barthez est un génie, et la raison tient peut-être au fait qu'il est l'un des rares gardiens de but à avoir véritablement choisi ce poste, car il avait des qualités pour occuper un poste sur le terrain.

 
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