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10/08/2007

Domenech, Materazzi, l’Italie, UEFA, défection d’Escalettes et match acheté : ne lâche rien, Raymond !

9 juillet 2006, Italie-France, finale de Coupe du Monde. Dès la deuxième minute du match, Henry se prend un violent « tampon » volontaire de la part d’un défenseur italien. Il en sort sonné. Le défenseur s’en sort indemne : l’arbitre n’a pas bronché. Cela a immédiatement donné le ton de cette finale : tout était permis.

Au cours de cette rencontre pour intermittents de la poésie, Zidane se fait démettre la clavicule. Le capitaine des Bleus sera harcelé tout au long de la partie, au point de terminer sa carrière sur la poitrine de Materazzi, qu’il aurait pu fumer une fois seulement dans les vestiaires (en bon gentleman).

Je n’insiste là que sur les actes de violence de cette finale, la volonté de refuser le jeu de la part des Italiens étant d’une banalité internationalement reconnue.

Ce n’est pas faire preuve de chauvinisme exacerbé que de rappeler qu’en football, Italie et arbitrage favorable ont souvent fait bon ménage, comme l’ont prouvé de nombreuses rencontres entre clubs européens des deux nations.

Lors d’une récente interview au journal Le Parisien, après avoir félicité Marco Materazzi pour son impressionnante capacité à n’être presque jamais sanctionné pour anti-jeu, Raymond Domenech, a rappelé combien l’homme en noir avait tendance, en présence d’une équipe italienne, à ravaler son sifflet. Et à expulser à bon escient. L’entraîneur de l’équipe de France a simplement dit : « J'ai connu un France-Italie espoirs qualificatifs pour les Jeux Olympiques de Sydney, avec un arbitre acheté ».

Où est le scandale ?

Cet Italie-France, disputé en 1999, a vu la France mener rapidement 1-0 (but d'Henry – c’était la génération Landreau, Gallas, etc.), avant que l'arbitre n'expulse Christian Bassila dès la dixième minute. Neuf cartons jaunes (dont un pour Domenech) et un rouge (pour le soigneur des Bleus) seront distribués durant la partie, dont un pour Domenech et un autre (rouge) pour... le soigneur des Bleus.

Ce matin, l’UEFA a exigé des preuves, par la voix de son Président, Michel Platini : « On va envoyer une lettre à la Fédération française pour que M. Domenech nous prouve qu'il avance, et s'il n'y a pas de preuves on le sanctionnera ». Des preuves ? Genre une image vidéo, comme en a bénéficié (grâce à son oreillette) l'arbitre de la dernière finale de la coupe du monde ?

S'il n'apporte pas d'éléments convaincants, le sélectionneur des Bleus pourrait passer devant l'instance disciplinaire de l'UEFA. Il risquerait une sanction pour « conduite antisportive ». A moins qu'il n'y ait prescription.

Ce ne serait pas l’hôpital qui se moque de la charité ?

Si je me souviens (que trop) bien, quelques équipes majeures du championnat italien ont été sanctionnés pour des problèmes d’arbitrage en 2006.

Pour comparaison, l’équipe de France doit être la seule à avoir gagné une coupe du monde à domicile avec trois expulsés (des joueurs majeurs : Zidane, Blanc et Desailly – et dont un en finale) dans ses propres rangs.

Toujours pour mémoire, lors de l’édition 1978, pour son premier match de poule, l’Argentine était tenu en échec par les modestes hongrois à dix minutes de la fin ; deux expulsions chez les Magyars avaient éclairci la situation… Cette année-là, d’ailleurs, le match Argentine-France qui suivit a sans doute marqué Michel Platini. L'Argentine ouvre le score suite à un penalty controversé, Trésor à la lutte avec Luque touchant involontairement le ballon du bras. Dans un premier temps, l'arbitre laisse jouer, mais sous la pression des joueurs argentins qui se précipitent vers lui, il accorde finalement le penalty.

L’UEFA, dont le Président (français) demeure un bon ami des Italiens (qui n’ont pas voté pour lui en janvier dernier), sanctionnera peut-être l’ami Raymond, mais le sélectionneur national a pris la décision, depuis ses débuts en fonction, de servir de paratonnerre à ses joueurs. Il aime attirer la foudre des autres, dirigeants comme journalistes (voire le Président de Fédération française de Football, Jean-Pierre Escalettes, qui se désolidarise de son sélectionneur) pour laisser le champ libre à son équipe.

Dans ce pays, comme l'a montré le récent courage de Laure Manadou, on regrette que personne n'ouvre trop "sa gueule", mais dès que quelqu'un la ramène haut et fort, les faibles se regroupent en meute pour le mettre plus bas que terre.

Il y a peu, Marco Materazzi, déclarait attendre « sur le terrain M. Domenech et tous ceux, qui, au cours des derniers mois, se sont permis d'exprimer des jugements sur (lui) ». Patience… L’Italie, elle, cela fait 29 ans qu’elle attend de battre sur le terrain l’équipe de France.

Et vous, n’êtes-vous pas scandalisé par cette situation ubuesque, où les footballeurs italiens, célèbres pour leurs qualités de ballerine, seraient soudainement devenus de blanches colombes ?

07/08/2007

Manaudou exclue de son club italien : bienvenue en France ! Rassure-toi, Laure : personne, y compris Philippe Lucas, n’a oublié ton talent et ton sourire…

Laure Manaudou, aurait-elle la grosse tête ? C’est l’insinuation « puantissime » qui suinte d'aigreur à travers le traitement des médias de son exclusion par son club de natation italien. Rendez-vous compte, ma pauv’ dame, tout de même !

Cette jeune fille, âgée seulement de 21 ans, a commis l’impudence d’avoir déjà gagné plus de titres que n’importe quel champion tricolore n'en rapportera dans les siècles à venir. Voire même, presque plus que toute la natation française réunie depuis le début de son existence…

Autre impair impardonnable : cette nageuse hors du commun a « seulement » remporté deux médailles d’or ce week-end à l’Open de France, en dos, une discipline dans laquelle elle aimerait s’imposer aux prochains Jeux Olympiques de Pékin. « Seulement » ? Hélas, oui.

Rendez-vous compte, ma pauv’ dame, elle a tout de même été éliminée en séries de la dernière épreuve qu’elle a disputée, le 200 mètres dos ! Une déconvenue si proche de l’indécence, que son entraîneur italien, Paolo Penso, a jugé crucial d’interpréter cette contre-performance gigantesque comme une marque supplémentaire de fainéantise de la part de la Française.

Et la vilaine, ne vous savez pas ce qu’elle a trouvé de mieux à faire à ses potes de l’Equipe de France, dont elle est plus qu’une locomotive, c’est-à-dire une compagnie de chemin de fer ouvrant une voie nouvelle et inédite dans ce pays ?

Non ? Allons, réfléchissez un ch’ti peu…

Et bien la vilaine, elle a regardé l’Open de France en compagnie de ses parents, qu’elle voit si peu depuis qu’elle s’entraîne si dur depuis si jeune, au lieu de tenir compagnie à ses petits camarades de l’équipe de France dans la tribune opposée ! Du coup, Claude Fauquet, le directeur technique national de la natation française, a évoqué un changement d’attitude radical de la nageuse française.

Incroyable, non ? 

Il faut arrêter de taper ainsi sur nos grandes sportives.

Ce que Laure Manaudou subit aujourd’hui, Marie-José Perec et Amélie Mauresmo l’ont déjà reçu « en pleine gueule » – excusez l’expression, mais la colère est là !

Pauvre Marie-José, triple championne olympique, et puis... plus rien ! Quant à Amélie, je vous raconte pas : "seulement" deux titres du Grand Chelem à son actif ! Qu'est-ce qu'elles ont en pris (et continue d'en prendre, pour Amélie) dans la tronche à la moindre baisse de régime... 

Dans ce pays qui trinque facilement à la santé de ses champions, avant de les mettre plus bas que terre - sous l’effet de l’alcool ? -, il serait bon, une fois pour toutes, de cesser de jouer les demi-supporteurs, des supporteurs au « demi » (de bière) qui ne voient jamais que le verre à moitié vide.

Supporter une équipe ou un athlète, c’est comme l’amitié : c’est avant tout dans les mauvais moments qu’il faut être présent. Les bons résultats, les bons moments, ce n’est jamais que du bonus. Jamais un dû.

Laure, où que tu sois sur cette planète, sous doute en train de trinquer aux durs moments à venir avec Philippe Lucas, sache que tes vrais supporteurs (des gens entiers) ne sont pas dupes de cette mascarade italienne, cette commedia dell’ arte qui sentait le guet-apens, le baîser de Judas.

C’était quand même une drôle d’idée de te faire venir en Italie, en faisant miroiter à ta joie de vivre le plaisir de faire des longueurs avec ton amour, dans le pays de ta plus grande rivale sur ta distance-phare, le 400 mètres nage libre.

Résultat : par un tour de passe-passe à l’italienne, tu te retrouves à plusieurs centaines de kilomètres de lui, une nouvelle fois en marge de cette jeunesse que tu ne parviens pas à vivre pleinement, la faute à de terribles entraînements quotidiens. Vous les feriez, vous, ma pauv’dame, les 18 kilomètres quotidiens de nage - même en toute une vie ! - que s’est avalés Laure Manaudou ?

C’est bien ce que tout le monde, DTN de la fédération française de natation comme journalistes, semble oublier : tu as 21 ans, la fleur de l’âge, un talent inédit… et tu ne peux même pas faire ce que tu désires le plus : partager la vie de Luca, vivre ton amour avec simplicité.

Ne t’inquiète pas : celui qui te connaît le mieux, un gars dur en apparence mais fidèle en amitié, Philippe Lucas, n’a rien manqué des derniers événements de ta vie.

Que tu désires « seulement » redevenir une dernière fois championne olympique à Pékin, que tu désires devenir la « meilleure nageuse de tous les temps », ou que tu souhaites VIVRE PLEINEMENT, Philippe Lucas t’accompagnera dans tes désirs !

Laure, tu as bien raison de suivre ta ligne. De ne pas te laisser voler l’image de ta jeunesse. Tu possèdes tous les droit de cette image.

Quant à la Miss Federica Pelligrini, ta « grande rivale » sur 400 mètres, et sans préjuger de ta décision, elle peut déjà faire provision de tee-shirts roses. C’est la couleur qui convient le mieux avec des breloques en argent.

  Et vous, chers infonautes, pensez-vous également que les journalistes, qui ne feront sans doute jamais 18 kilomètres de natation dans toute leur vie, ferait mieux de transpirer avant de rendre leur copie, plutôt que de laisser suinter une aigreur aussi déplacée vis-à-vis d'une championne comme Laure Manaudou ?

02/08/2007

Coupet blessé, OL et Ligue 1 : mauvaise reprise pour le championnat de France… et « merci » les tournées en Asie !

Ce matin, à l’entraînement, Grégory Coupet, le gardien de l’Olympique Lyonnais, s’est sérieusement blessé. Il sera absent des terrains au moins quatre mois, en raison notamment d’une rupture du ligament latéral interne du genou gauche. Il manquera donc quinze journées de Championnat, la fin des qualifications de l'Euro 2008 avec les Bleus et presque toute la première phase de Ligue des champions. C’est bien cher payé pour avoir disputé la Peace Cup (organisée par la secte Moon, soit dit en passant) en Asie !

On ne peut évidemment nier le lien entre cette tournée à l'autre bout de la Terre et la blessure du titulaire des Bleus. Ces dernières heures, Lilian Thuram et Gianluca Zambrotta s’étaient émus de l'inutilité flagrante de la tournée du Barça en Chine et au Japon, pour y affronter des équipes inconnues (dont le Kitchee FC). Au moins, l’OL aura fait le déplacement pour se frotter à des clubs tels Bolton et River Plate. Cette année, même le Real Madrid, qui a remporté la Ligua après un départ catastrophique en championnat, a préféré faire l’impasse sur sa traditionnelle tournée asiatique.

Tout le monde n’a pas le cran de Thuram pour affirmer haut et fort combien la préparation physique demeure l’indispensable clé d’un succès, comme l’a illustré la démonstration des Bleus en Allemagne dans les tours à élimination directe durant la dernière Coupe du Monde.

Mon pote Lionel, sur OL-Blog, s’interrogeait déjà sur ce cadeau empoisonné que représente la Peace Cup il y a deux semaines. Cette participation ne rapporte qu’un million et demi d’euro au club lyonnais (en cas de victoire) et Sébastien Squillaci en avait pris 4 à 8 semaines d’indisponibilité suite au match contre les japonais de Shimizu. Quant au brésilien et nouveau capitaine Cris, il s’est tout simplement « mangé » trois décalages horaires en 15 jours…

Les longs voyages forment la jeunesse et déforment les athlètes. Faut-il rappeler qu’en 2002, Zinedine Zidane avait contracté une déchirure musculaire juste avant le commencement de la Coupe du Monde, pour avoir joué contre la Corée du Sud trop tôt après son congé paternité. Avec d’inoubliables conséquences…

A l’heure où le Tour de France concentre les foudres de la lutte anti-dopage, il ne faudrait peut-être pas imposer aux footballeurs d’inutiles contraintes. Surtout quand on a l’ambition de décrocher (enfin) la Champion’s League.

Selon vous, la blessure de Coupet, est-elle imputable à la tournée en Asie de l’OL ?

 
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