Avertir le modérateur

23/08/2007

OL-ASSE, Aulas, Ligue 1 et Champions League : n’est-ce pas une bonne année pour l’Olympique Lyonnais pour gagner la Coupe d’Europe ?

Fan absolu de football, et pratiquant de ce sport collectif depuis trente ans avec une ferveur intacte, je ne suis pas insensible au sort de l’Olympique Lyonnais, le club construit depuis vingt ans par Jean-Michel Aulas.

Alors que se profile le derby le plus fratricide de la Ligue 1 (OL-ASSE), je vais défendre une thèse qui me vaudra d’être honni, ridiculisé, conspué (etc.)… jusqu’au 21 mai prochain, si tout va bien.

Je pense, en effet, que c’est l’année propice pour l’Olympique Lyonnais pour remporter la Champions League. Pas l’année ou jamais. L’année propice.

Pour ceux qui n’ont pas déjà cliqué ailleurs en se gaussant, ou qui me prenne malencontreusement pour un anti-OL, voici mes arguments :

- La tactique affichée par Aulas est la construction d’un club à long terme. En raison, notamment, de l’arrêt Bosman qui défavorise les clubs français, formateurs d’excellents joueurs. Exemple, pour un salaire de 2 millions d’euros nets, la facture pour un club français est plus élevée qu’à l’étranger d’une petite dizaine de millions d’euros à l’année… Or, la réglementation fiscale française ne changera pas de sitôt. Il faut donc tenter un coup, une fois, une année.

- L’OL s’inscrit dans la durée. C’est incontestable en Ligue 1. C’est terriblement surréaliste en Champions League où, après un premier tour réussi, l’OL a manqué ces deux dernières années les phases à élimination directe par manque de maîtrise. A défaut de se construire un palmarès façon Manchester United ou Real Madrid, sur le long terme, l’OL doit tenter la technique des Barjos au handball : le « bon » coup de gueule au « bon » moment !

- Le mauvais départ en championnat, les blessures de joueurs-clés de l’effectif lyonnais, et l’arrivée d’un entraîneur de caractère (Perrin) sont peut-être l’occasion d’une « révolution de palais » en terre rhodanienne. C’est-à-dire, d’une moindre influence de Jean-Michel Aulas sur le jeu et la composition de l’équipe… Moins de privilèges et plus de concurrence, telle pourrait être la clé du succès.

- Logiquement, il faudrait donc un premier tour de poules passé difficilement, un huitièmes de finale négocié au plus juste, et, avec le retour de l’arrière-garde (Coupet et Cris au printemps), un sprint final époustouflant face à des équipes qui ne s’attendent plus à affronter l’Ogre Lyonnais… mais qui trouveront, en face d’eux, des joueurs sûrs de leur force. Une force née brutalement…

Et vous, passionnés de football, pensez-vous que l’OL sera championne d’Europe à Moscou cette année ?

16/08/2007

Domenech, liste Slovaquie-France, Trézeguet, Mexès : avant Italie-France à San Siro, les clubs italiens lâchent les fauves… le sélectionneur reste un dompteur hors pair

Raymond Domenech a dévoilé la liste des 35 joueurs retenus pour composer les sélections A et A' qui rencontreront la Slovaquie en amical d’ici cinq et six jours.

En parfait paratonnerre des Bleus, c’est-à-dire cherchant à concentrer les foudres des médias pour protéger ses joueurs d’inutiles étincelles (un métier également maîtrisé par Jean-Michel Aulas), il n’a pas hésité à convoquer David Trezeguet et de Philippe Mexès.

Ces deux joueurs, au talent indiscutable mais bien moins indispensables à l’équipe de France que Ribéry, Benzema ou Nasri, avait sévèrement critiqué le sélectionneur après ses déclarations sur l'arbitrage en Italie.

L'attaquant de la Juventus Turin, avait estimé que Raymond Domenech « a fait du mal à la France et, par-dessus tout, au football ». Les dernières sorties de Trézeguet pouvaient, à elles seules, le condamnaient pour l’éternité au rôle de Chat Noir des Bleus : penalty manqué contre l’Italie en finale de la Coupe du Monde, match manqué à la pointe de l’attaque lors d’Ecosse-France (1-0), absence totale sur le terrain contre l’Argentine - défaite des Bleus 1-0. Raymond la Science (Astrologique) a estimé que comme pour Gainsbar et Gainsbourg, Docteur Renaud et Mister Renard, Jekyll et Hyde, Trézegol finissait toujours par prendre le dessus sur Trézéguet.

Quant à Mexès, absent depuis deux ans en l’équipe de France, il avait sorti l’artillerie lourde en jugeant les propos de Raymond sur l’arbitre scandaleux dont son équipe (France Espoirs) avait été victime en 1999 : « Il s'est trompé, il se trompe toujours. Je le trouve antipathique. » L’ancien auxerrois avait été piqué au vif de manquer la dernière Coupe du Monde alors que Pascal Chimbonda avait eu droit à un aller simple (sans aucun retour) en Allemagne. Résultat : avec les Bleus en Slovaquie, il devra se faire aussi grand que lors de la double confrontation entre l’AS Roma et l’OL l’année dernière sous peine de se faire tout petit à l’avenir… 

Décidemment, je la sens de mieux en mieux, ce 29 juin 2008, jour de la cette finale de l’Euro 2008… et même excellement bien jusqu’à 23 heures passés (éventuelles prolongations et penalties compris). Et vous ?

 

La Listedes 35 pour les matchs Slovaquie-France :

GARDIENS : Mickaël Landreau (PSG), Sebastien Frey (Fiorentina/ITA), Ulrich Ramé (Bordeaux), Teddy Richert (Sochaux)

DEFENSEURS : Eric Abidal (FC Barcelone/ESP), Jean-Alain Boumsong (Juventus Turin/ITA), François Clerc (Lyon), Patrice Evra (Manchester United/ENG), William Gallas (Arsenal/ENG), Bakary Sagna (Arsenal/ENG), Sébastien Squillaci (Lyon), Lilian Thuram (FC Barcelone/ESP), Gaël Givet (Marseille), Philippe Mexès (AS Rome/ITA), Anthony Réveillère (Lyon), Jonathan Zebina (Juventus Turin/ITA)

MILIEUX : Abou Diaby (Arsenal/ENG), Alou Diarra (Bordeaux), Lassana Diarra (Chelsea/ENG), Mathieu Flamini (Arsenal/ENG), Claude Makelele (Chelsea/ENG), Rio Mavuba (Villarreal/ESP), Samir Nasri (Marseille), Jérémy Toulalan (Lyon), Jérôme Rothen (Paris SG), Patrick Vieira (Inter Milan/ITA)

ATTAQUANTS : Nicolas Anelka (Bolton/ENG), Karim Benzema (Lyon), Jimmy Briand (Rennes), Djibril Cissé (Marseille), Thierry Henry (FC Barcelone/ESP), Florent Malouda (Chelsea/ENG), Frédéric Piquionne (Monaco), Franck Ribéry (Bayern Munich/GER), David Trezeguet (Juventus Turin/ITA)

14/08/2007

OL, Aulas, Cris, Toulouse, Thuram et transferts : pourquoi le président de l’Olympique Lyonnais devrait cesser de jouer la pleureuse

On croit rêver : selon le sulfureux président Aulas, la France du Football se réjouirait du moindre problème survenant à l’Olympique Lyonnais. Ce genre de réaction, c’est quand même afficher un drôle mépris pour les passionnés de foot !

Intervenant à chaud après la défaite de son club face à Toulouse, Jean-Michel Aulas s’en est encore pris à l’arbitre, fautif d’avoir expulsé Kallström pour un crachat en direction du quatrième arbitre, oubliant l’agression de l’ailier lyonnais Abdelkader Keita sur un joueur toulousain juste après ce carton rouge.

Le suédois a beau être un joueur exemplaire, tout comme Barthez l’a toujours été jusqu’à son geste d’énervement (et même après)1 au cours d’un match amical à Casablanca, de tels gestes ne peuvent être tolérés, mais ne remettent en rien en cause l’intégrité et l’honnêteté du joueur. Les supporteurs de l’OL et de Gregory Coupet comprennent peut-être mieux aujourd’hui pourquoi le crachat de Fabien Barthez ne méritait pas toute l’indignation qu’elle a soulevée chez eux…

Cette capacité à extrapoler de manière médiocre ne doit pas devenir une caractéristique de l’OL. Samedi dernier, Aulas a insinué que cette défaite à Toulouse, à la dernière minute, ajouté à l’expulsion de Kallström et la blessure de Cris, satisfaisait beaucoup d’amateurs de foot. Quelle honte !

C’est en revanche vrai que la France du football attend une chose et une seule : un match-référence par élimination directe de l’Olympique Lyonnais. Même pas une victoire en Champion’s League, mais une rencontre qui nous fasse « triper » ! Comme l’épopée des Verts dans les années 70, le grand voisin –ennemi ? – de l’OL…

Comme l’Olympique Lyonnais ne parvient pas à satisfaire cette requête élémentaire, malgré des parcours valeureux en Coupe d’Europe, Jean-Michel Aulas jette des écrans de fumée, voire des fumigènes sur la pelouse, tel un supporteur non seulement de mauvaise foi, mais en plus aigri ! Il ferait mieux d’exiger du caractère de la part de ses joueurs, plutôt que de laisser Juninho, l’intouchable star de l’OL, se comporter comme un môme (avec Govou, Wiltord, etc.), ou le clan des brésiliens jouer de ses faveurs pour livrer un bon match ou non.

Hurler systématiquement au complot (comme « au loup ! ») dès le moindre problème de son équipe, c’est un réflexe complètement enfantin.

Jean-Michel Aulas devrait plutôt s’appuyer sur ce qu’il a su construire et perpétuer dans son club, en se remettant en cause. Six titres de champions de France consécutifs, cela marquera à coup sûr l’histoire nationale du football ! Même la grande équipe de Saint-Etienne n’est pas parvenu à une telle continuité…

Aulas doit oser regarder la vérité en face. Déjà, il a choisi le bon entraîneur : Perrin n’a pas sa langue dans sa poche, et ne manquera de mettre publiquement le doigt sur tous les détails qui manquent à Lyon pour régner sur l’Europe. Par exemple, la tournée en Asie, sans doute à l’origine des multiples blessures (Coupet, Cris, Squillaci, etc.) enregistrées par l’OL en seulement trois matchs officiels !

D’ailleurs, il est intéressant de constater que trois de ces blessures affectant des joueurs majeurs de l’effectif touchent le genou. Selon Michel Odoul, qui lie intelligemment maladie et cause psychologique dans un excellent ouvrage « Dis-moi où tu as mal, je te dirai qui tu es », les blessures aux genoux représentent la « difficulté à accepter ». Il écrit précisément : « Le genou est la deuxième articulation de la jambe, celle qui sert à plier, à se plier, à se mettre à genoux. C’est l’articulation de l’humilité, de la souplesse intérieure, de la force profonde. […] Il est le signe manifesté de l’allégeance, de l’acceptation, voire de la reddition et de la soumission. Le genou représente la “porte de l’acceptation”. C’est une articulation qui ne peut en effet plier que vers l’arrière. Il signifie donc la capacité à lâcher, à céder, voir à reculer. […] Il est facile de déduire que, lorsque nous avons mal à un genou, cela signifie que nous avons de la difficulté à plier, à accepter un vécu particulier. »

Comme l’affirme Michel Odoul, « notre corps parle, encore faut-il savoir l’entendre ! »

Lyon doit dépasser son histoire, qui mérite de dépasser le cadre national ; mais ce club doit d’abord accepter qu’il n’est encore qu’un grand club… français.

Ce départ catastrophique est sans doute un mal pour un bien. D’ailleurs, Perrin ne manque pas de lucidité. Il affirme : « Coupet et Cris seront frais pour le printemps prochain. » Personnellement, je pense que cette année, l’olympique Lyonnais passera le cap jusqu’à présent fatidique des quarts de finale de la Champion’s League. Surtout, si après avoir fait venir un gagneur comme Grosso, Aulas réussissait à convaincre Lilian Thuram de signer à l’OL.

Et vous, que vous inspire l’OL ?

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu