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03/04/2007

La déception Manaudou : l’art de gagner

A l’issue d’un 800 mètres nage libre époustouflant où elle fut privée du titre d’un souffle, le premier geste de Laure Manaudou a été de la colère : un coup de poing dans la piscine, comme si sa prestation n’avait été qu’un coup d’épée dans l’eau.

Invaincue sur 400 mètres depuis les précédents Jeux Olympiques, nouvelle championne du monde sur 200 mètres, elle a montré là une déception rassurante pour celle qui deviendra, sans nul doute, la plus grande nageuse de tous les temps.

Dans l’interview télévisée juste après sa performance, la championne avait hâte d’en finir, donnant le sentiment de ne pas comprendre pourquoi on s’intéressait à elle… Laure Manaudou avait échoué dans sa conquête d’un triplé historique aux Championnats du Monde, 200, 400 et 800 mètres nage libre. Elle n’était pas à la hauteur de son « lièvre » en matière d’exploits : Michael Phelps.

Cette jeune fille simple et enjouée de vingt ans, qui affiche aussi bien son amour tout en douceur que la fierté d’avoir un entraîneur décrit comme une terreur, nage 18 kilomètres chaque jour à l’entraînement. Forcément, les championnats du monde, où elle enchaîne les courses, peuvent apparaître comme des vacances… Sa manière de se préparer tient de l’art de gagner pratiqué par les plus grands sportifs : la compétition doit toujours rester une épreuve plus tranquille que le quotidien. Alors que pour tant de champions et de sportifs, le jour de la compétition est celui où il faut être prêt, où il faut savoir se surpasser, où il faut enfin prouver que l’on est le meilleur ou le plus fort…

La mentalité ordinaire de Laure Manaudou doit inspirer chacun de nous, pour atteindre nos rêves. D’autant plus que nous désirons tous mener une vie hors du commun, être le meilleur humain de tous les temps qu’il nous sera possible d’être.

On s’imagine souvent que pour franchir des paliers dans l’existence, accéder à une ou des vies meilleures, il faut savoir se surpasser à certains moments, dans certaines situations. Cela résume d’ailleurs, pour les moins imaginatifs d’entre nous, à savoir trouver les six bons numéros du Loto le moment voulu…

Or, c’est à chacun de nous de trouver les 18 kilomètres quotidiens à parcourir pour atteindre « sans peine » notre Graal, en franchissant les paliers tranquillement, sans à-coup, presque sans accélération.

L’existence ne consiste pas à se surpasser, à devoir se dépasser pour être heureux.

Le bonheur est un entraînement quotidien.

C’est sans doute pour cela que nous explosons de joie à la vue d’exploits tels que ceux de Laure Manaudou, la future plus grande nageuse de tous les temps : nous projetons sur ces performances la réussite de nos efforts quotidiens… notre capacité à toucher nos rêves, seulement grâce à nous-mêmes !

31/03/2007

OL Blog : Quand l'OL sait faire parler de lui !

Si le supporteur de football était honnête et lucide, regarder des matchs de foot entre potes perdait tout son intérêt.

En France, il en va du football comme de la politique : parler du sujet ne sert qu’à se défouler, joyeusement de préférence.

Mon pote Lionel est supporteur de l’Olympique Lyonnais ; Vous savez, le club qui gagnera la Champions League en 25 634 ? Nââân… j’déconne !

Il défend son club « bec et ongles »… enfin, plus précisément : avec du mordant et à coups de griffes ! Et ses dents, comme ses ongles, sont limés comme semblaient l’être les crampons du Domenech footballeur professionnel…

J’aime avoir des conversations footballistiques avec lui, même si les tacles (verbaux) au niveau de la carotide ne sont pas systématiquement sanctionnés !

Rassurez-vous, ces railleries appartiennent à la littérature fleur bleue, dès qu’on les compare aux affrontements à canon scié entre le PSG et l’OM…

Que vous aimiez ou non l’OL, allez sur le Blog de Lionel : vous y retrouverez tout ce qui fait la beauté d’un sport, dont le plus grand plaisir en le pratiquant reste de se comprendre sans se parler…

27/03/2007

Vive le Domenech libre !

« Les Italiens sont des Français de bonne humeur. », disait Jean Cocteau.

Si Blanche-Neige avait été créée dans notre « beauf’ » pays, on aurait compté six grincheux sur les sept nains, disait… quelqu’un qui risque de se faire étriper par 51,42 millions de Français !

En effet, le sport national dans l’Hexagone semble consister à critiquer sans jamais proposer de meilleure solution. C’est d’autant plus exact quand il s’agit de l’équipe de France de football. Mieux vaut proférer des thèses fumeuses sur l’Identité Nationale qu’oser défendre les Bleus et leur actuel sélectionneur, Raymond Domenech… c’est beaucoup moins dangereux !

Samedi dernier, sur le front de l’Est, en Lituanie, les Bleus de Domenech ont réussi à gagner un match difficile contre une équipe qui, rappelons-le aux plus jeunes, avait obtenu le match nul en Italie dans le même groupe éliminatoire de l’Euro 2008.

Il a fallu un exploit de Nicolas Anelka pour marquer le seul but d’une rencontre de très haut niveau pour un match de district.

Rappelons-le aux plus jeunes, puisque cette règle du football n’a tout de même pas évoluée depuis 1863, l’équipe qui gagne est celle qui a marqué plus de buts que l’autre.

On peut, certes, regretter qu’il n’y ait pas de notes artistiques et techniques attribuées comme en patinage artistique. Voire – je pense là aux amis de Joyeux, Simplet, Atchoum, Prof, Timide et Dormeur -, que la règle ne pénalise pas systématiquement l’équipe qui n’encaisse des buts que sur coup de pied arrêté.

« Le football restera toujours le football », comme disait Thierry Roland dans ses analyses tactiques.

Or, depuis samedi, qu’ouïe-je ?

Que les Bleus ont évité de justesse le ridicule en Lituanie ainsi que (malheureusement ?) le limogeage de cet incompétent de Domenech, ce qui aurait été un bienfait au pays où Deschamps et Blanc pourraient prendre sa place.

A ces chers grincheux faisant d’un professionnalisme aigu dans leurs critiques, il me faut rappeler que :

1. Aimé Jacquet vous salue bien

2. Roger Lemerre 2002, champion d’Afrique des Nations et à la tête de la Dream Team des Bleus (1998-2000), vous salue bien

3. Domenech, simple finaliste de la Coupe du Monde 2006, ne vous entend pas (sans doute en raison des bravos de la part des vrais supporteurs qui n’ont pas cessé depuis huit mois)

4. Nicolas Anelka – après Zidane, le joueur le plus beau à voir évoluer sur un terrain de football – et Lassana Diarra – le futur Deschamps, avec des vrais pieds de footballeur (capables de frapper, de faire des transversales, etc.) ? – ont été choisis par Domenech, en dépit du bon sens des 60 millions de sélectionneur que compte notre pays.

5. Raymond Domenech n’est pas inscrit à un concours de beauté ; même s’il a compris, comme ses illustres prédécesseurs, qu’il est impossible de plaire même à une minorité de Français.

Deschamps et Blanc sont assurément des meneurs d’hommes. L’un ou l’autre méritera la tâche de conduire les Bleus en 2014, au Brésil.

Aujourd’hui, Domenech enchaîne les exploits.

Il a redonné le goût du maillot Bleu à Zidane, Makelele et Thuram, mais aussi à Anelka.

Il a redonné le goût de la finale de Coupe du Monde à une équipe incapable de vaincre la Suisse en trois rencontres.

Il a redonné le goût d’exploser les Italiens à tout un peuple de passionnés en septembre dernier.

Il a donné le goût de l’équipe de France à des minots, qui iront rechercher ce qui nous est dû en Afrique du Sud dans trois ans.

Vive le Domenech libre !

 
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