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26/02/2007

Pourtant, que la campagne est belle…

Que les esprits chagrins rangent leurs mouchoirs et libèrent leurs yeux d’un torrent de larmes de crocodiles obsolètes : cette campagne présidentielle est la première à permettre à tous les Français d’exprimer leurs idées. Tous. Sans exception.

Cette aventure inédite a commencé avec un problème commun à tous ceux qui produisent du CO2 en respirant (ce qu’ils savaient) et en consommant (ce qu’ils ne peuvent plus ne pas savoir) : l’environnement.

Poussé par les tempêtes, les tornades et par la recrudescence générale des cataclysmes naturels, Nicolas Hulot a fait le vide politique autour de lui pour montrer combien les problèmes majeurs n’ont pas d’étiquette, même s’ils ont souvent été mis aux enchères par ceux qui nous ont gouverné. Il s’est invité dans la présidentielle 2007 pour rappeler combien l’être humain maîtrise son destin, au point d’en générer les catastrophes comme les bonheurs universels.

Dans la lignée de son pacte écologique, tous les groupes humains maillant la société française soumettent aux candidats à la présidentielles leurs desideratas, qu’on ne fera plus rimer avec « taratata… ». Que ce groupe d’humains soit fédérateur (comme les sportifs) ou sujet à polémique, voire à scission (les chasseurs). Mieux, ce sont désormais les habitants des banlieues, cette « France d’à côté » qu’on a souvent crue « à côté de la plaque », qui ont posé leurs conditions.

Car il ne faut pas s’y tromper : c’est désormais le peuple qui gouverne. Plus rien ne se fera sans son assentiment, sans son élan. Aucune idée ne fonctionne jamais d’elle-même. Le seul génie d’une idée reste de susciter l’énergie des gens pour permettre son application.

Pour gouverner dans la grandeur, il suffit de se plier à la volonté profonde du peuple, pour bénéficier de son énergie ; au lieu de l’inciter à communiquer son inertie, comme c’est le cas actuellement.

Après le référendum sur la Constitution Européenne et les émeutes de banlieue de novembre 2005, la future Présidente de la République – euh, pardon… - le ou LA futur(E) Président(E) de la RépubliquE ne manquera pas de se souvenir que si Internet est la révolution marquante de ces dernières années, c’est parce que ce média a bénéficié de l’énergie des gens, du savoir-être de chacun pour devenir un monde à part, où toute personne peut se sentir bien, à sa façon, sans nuire aux autres !

Bien sûr, s’il s’agit d’un Pr€sid€nt de la R€publiqu€, ami des patrons, il sera difficile d’avoir des idées pour tout le monde, une fois sorti de la magie des discours.

Aujourd’hui, une seule personne cherche à réaliser l’Union sans le dire.

Après avoir réussi à s’allier aux partis de Jean-Pierre Chevènement et Christine Taubira, Ségolène Royal a convaincu Fabius, Strauss-Kahn et même le vieux Lion, Jospin, de soutenir son programme. Elle est sans doute en train de tendre la main à ses anciens alliés de la Gauche Plurielle (Verts et PC), voire à des gens qui ne la brutalisent pas dans leurs propos (Besancenot, Bové) ou qui reviendront sur terre après avoir dit faire l’Union sans la réaliser concrètement (Bayrou). Une utopie ? Il n’y a qu’une seule façon de rester dans l’Histoire : dépasser les clivages comme Internet ou De Gaulle.

Cette façon de procéder avec le monde politique séduira à n’en point douter le peuple français, qui imaginera bien Ségolène Royal agir de même avec les meilleures idées émises durant cette campagne présidentielle, par ses concurrents comme par elle-même.

En tant que femme, elle ne sentira pas « abaissée » en mettant en valeur les autres, comme le coq qui a expliqué à Nicolas Hulot qu’il avait lui aussi son expérience en matière d’écologie, ainsi que le prouve sa gestion parfaite de l’écosystème du Jardin d’Acclimatation à Neuilly-sur-Seine.

En tant que femme, elle saura parfaitement qu’il n’existe pas de desideratas, mais que chacun partage un désir d’avenir sans lequel il est prêt à mettre à feu et à sang le petit bout de planète qu’il laboure de sa mauvaise humeur.

En tant que femme, elle saurait reconnaître ses erreurs et faire avancer les gens dans un même sens, avec les efforts mais aussi les heureux bénéfices au quotidien que cela implique pour tous.

23/02/2007

Combattre la gauche

            Selon les derniers sondages, la France ne comporterait plus que 40% d’électeurs de gauche. Normal : un nombre phénoménal de « gens de gauche » aime encore faire la fine bouche avec Ségolène Royal.

Parfois, en tendant bien l’oreille, on les croirait endoctrinés par l’UMP de manière subliminale. Les arguments avancés tiennent souvent du machisme… et sont de plus en plus tenus par des femmes. J’en connais même certaines qui se fendent d’être d’ardentes féministes…

Je pense pourtant que dans le secret de l’urne, après avoir glosé une fois de plus sur la « gentille idiote » proposée par le Parti Socialiste, ces « gens de gauche » se rendront compte, au second tour, qu’ils n’auront plus le choix qu’entre une femme et l’héritier de Jacques Chirac – Vous savez, le Président de la République, celui-là même qui, au creux de sa forme, est capable de manipuler un journaliste « de gauche » averti pour que le grand public n’oublie pas trop vite l’Inconnu de l’Elysée…

C’est pourquoi, il ne faut se laisser leurrer par les sondages actuels. La réserve d’électeurs de gauche est bien plus importante qu’il n’y paraît. Et la présence au second tour de Nicolas Sarkozy réveillera bien des réflexes républicains et entraînera une mobilisation sans précédent. Comme au lendemain du 21 avril 2002…

22/02/2007

La démocratie « départ-icipative »

            Dans un groupe de femmes et d’hommes sains de corps et d’esprit, l’art de la contestation s’appelle la démocratie - ô combien ! - participative.
            Quand plus aucune tête ou poitrine ne dépasse dans un ensemble d’êtres humains, on peut alors parler de lobotomisation des esprits, une maladie généralement contagieuse pour les futurs administrés.

Comment reprocher au parti socialiste son manque d’ouverture ?

Les anciens grands premiers ministres, intègres et insulaires, ont le droit de bouder.

Le chiffreur officiel du programme du P.S peut s’offusquer en conférence de presse d’une campagne présidentielle calamiteuse et s’ouvrir en toute amitié à la démocratie « départ-icipative ».

Les vaincus de la primaire à la présidentielle – au P.S, contrairement à l’UMP, on débat en interne et on n’a pas peur de montrer ses différences… - n’hésitent pas à traîner leur peine au lieu de se lancer, à leur tour et à l’heure d’Internet, dans des débats participatifs, lesquels deviendront dans un proche avenir le cœur de tout futur pouvoir…

A droite, on marche en rangs serrés, et même soudés dans cette formation aux allures de tortue romaine, on n’arrive pas retourner dans les banlieues.

A ce sujet, et sans vouloir polémiquer, quelle image donnerait la France au monde si Monsieur Sarkozy accédait au pouvoir ? A en croire la manière dont les événements de novembre 2005 ont été retransmis à travers la planète, les mauvaises langues seraient tentés de croire au retour de la Guerre Civile. Je sais, ce genre de phrase facile fait argument-type de l’UMP, mais essayez, vous verrez, ça fait du bien…

Tandis qu’en élisant une femme à la tête du pays, la France retrouverait un rayonnement incomparable au niveau mondial. La nation fondatrice des Droits de l’Homme serait aussi la première ayant une influence planétaire à reconnaître de façon spectaculaire les Droits de la Femme. Avec Angela Merkel en Allemagne, et avant Hillary Clinton aux Etats-Unis, un nouveau siècle des Lumières, sous l’éclairage des femmes, serait en marche. Un récent sondage a d’ailleurs montré qu’à l’étranger, Ségolène Royal avait nettement plus la côte que Nicolas Sarkozy. C’est dire combien son discours à l’international a dérangé au-delà du microcosme national…

A propos du parallèle entre les campagnes des Bleus en Allemagne et de Ségolène Royal, les récents sondages effectués après l’émission « J’ai une question à vous poser », repositionnant Ségolène Royal au coude-à-coude avec Nicolas Sarkozy, montrent à l’évidence que le ballon de Ribery a franchi la ligne. Le douloureux souvenir du but refusé à Vieira contre la Corée du Sud semble déjà bien loin…

 
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