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22/03/2007

Revue de presse… citron : Des soumis et des hommes ?

Nicolas Hulot s’élève contre la disparition de l’environnement dans les propositions des candidats à la présidentielle : l’immobilisme est pourtant la meilleure façon de ne pas produire du CO2 !

Cesare Battisti libéré : repéré depuis des mois par les services de Monsieur Sarkozy, comme semble l’avoir trahi la mise en scène de son arrestation, l’ancien activiste italien peut enfin goûter au plaisir de ne plus être traqué comme une bête. Il était temps pour lui que le premier tour de la Présidentielle arrive !

Ingrid Bettencourt toujours emprisonnée : ne sera-t-elle libérée que si la probabilité d’un second tour entre François Bayrou et Ségolène Royal devient forte ? Ou Monsieur Sarkozy, se garderait-il cette carte de côté en cas de ballotage défavorable entre les deux tours des législatives ?

Il ne faut pas médire du Ministre de l’Intérieur : même Chirac n’ose plus dire tout le mal qu’il pense de lui ! Si Monsieur Sarkozy écrivait un roman humaniste, ne devrait-il pas s’appeler « Des Soumis et des Hommes » ?

On n’entend plus Le Pen. Creuse-t-il son tunnel telle notre tombe pour nous préparer un nouveau casse du siècle à la Spaggiari, façon 21 avril 2002 ? Avec comme leitmotiv, l’antithèse exacte de ce que les compères d’Albert avait gravé sur les murs de la banque cambriolée à Nice en 1976 : « Ni armes, ni violence et sans haine ».

Un journaliste du Nouvel Observateur participe au livre d’Eric Besson (ancien du P.S) destiné à pourrir la candidature de Ségolène Royal : Faudrait peut-être pas veiller à trop tremper sa plume dans le caviar avant d’écrire !

Bayrou ne progresse plus dans les sondages : il est sur la corde raide. Ce qui ne l’empêchera pas d’avancer, car nul ne sait mieux mettre un pas devant l’autre que lui sans pencher trop à droite ou trop à gauche…

Ségolène Royal se prononce pour une VIème  République. Et pour un 3ème tour contre Le Pen, en finale des perdants ?

Trois grands entraîneurs de club de football, Gérard Houiller, Arsène Wenger et Didier Deschamps, reprochent au sélectionneur de l’Equipe de France, Raymond Domenech, de ne pas leur téléphoner pour prendre des nouvelles des joueurs avant de les sélectionner. Lorsque vous vous soulevez une nana ou un mec de temps en temps, est-ce que vous prenez la peine de prévenir son ex’, vous ?

21/03/2007

Il ne faut pas désespérer des sondages

J’ai une chance inouïe : dans mon proche entourage, personne ne compte voter pour Sarkozy. Je connais pourtant des gens extrêmement différents. C’est tout de même bizarre pour un type qui, selon les sondages, toucherait près d’1 Français sur 3…

Dès lors, une question se pose : est-ce qu’une institution comme les sondages, qui n’a jamais vu Le Pen au second tour en 2002 durant toute la précédente campagne présidentielle, peut se permettre de négliger l’hypothèse selon laquelle Sarkozy ne passerait pas le premier tour en 2007 ? Et donc "gonfler" plus ou moins généreusement les scores du candidat de l'UMP, le parti au pouvoir ?

Il semblerait que les fameux correctifs apportés aux sondages réellement observés au téléphone refusent de prendre en considération ce qui est la seule constante de l'opinion publique : Monsieur Sarkozy est reconnu comme un homme autoritaire par les uns, dangereux par les autres. D'où la naissance d'un vrai mouvement de fond : le Tout Sauf Sarkozy.

Lors du référendum sur la Constitution Européenne, j’avais pronostiqué, avant même le revirement des sondages, un écart de dix points en faveur du « Non » à mon (excellent) rédacteur en chef du Nouvel Observateur, qui m’avait alors légitimement pris pour un fou culotté (ou un sans-culottes, je ne sais plus). Pourtant, dans mon entourage, qui n’est certes pas la référence ni des sondeurs ni de la République, je sentais bien monter une colère sourde, désireuse de « tout foutre en l’air » pour « leur » montrer « qu’on n’est pas des pantins ». Les dix points d’écart étaient plus que présents dans les esprits, ils étaient inscrits dans leurs gestes vindicatifs, ils ne pouvaient donc s’échapper avant les urnes.

 Aujourd’hui, le Tout Sauf Sarkozy amène une partie de la population à jouer la carte Bayrou, lequel a brusquement pris dix points d’intentions de vote supplémentaires en quelques semaines, à partir du moment où un premier sondage le donnait largement gagnant contre l’actuel Ministre de l’Intérieur au second tour.

Ces présidentielles ressemblent d'ailleurs à un problème de mathématiques pour les électeurs. Il est intéressant de constater que, selon la formule choisie, Bayrou, Sarkozy et Royal - à tour de rôle - l'emportait !

Bayrou battrait à plate couture Monsieur Sarkozy tout comme Ségolène Royal au second tour, mais ne figure pas aujourd'hui parmi les deux finalistes. Selon le dernier sondage du matin, 29% des Français aimeraient que Sarkozy accède au pouvoir, 33% que ce soit Bayrou et 36% que ce soit Ségolène Royal (cas d'une élection à un seul tour). Or, selon la règle Républicaine aujourd'hui instituée, et mise en place par le Ministre de l'Intérieur, c'est Monsieur Sarkozy qui serait élu Président de la République, puisqu'il serait opposé au second tour à Ségolène Royal et, actuellement, la battrait de quelques points.

Sur le pur plan du projet, c'est-à-dire sans procéder par élimination, Ségolène Royal conserve donc les faveurs des électeurs français. 

Au fur et à mesure que le 22 avril approche, j’assiste pourtant au désespoir des « gens de gauche », abasourdis de la lâcheté des éléphants du Parti Socialiste, désolés de constater que tant de femmes s’en prennent à Ségolène Royal parce qu’elle tente de s’élever au-dessus de la mêlée des hommes, et abattus de voir tant de leurs voisins de vie se tourner vers un homme certes sympathique (Bayrou), mais sans programme et qui se situe clairement à droite dès qu'une question entre salariés et patrons est à trancher.

 Il ne faut pourtant pas désespérer des sondages. Ceux-ci « oublient » de tenir compte de mouvements de fond inéluctable.

Tout d’abord, une partie des électeurs aujourd’hui déclarés à l’extrême gauche se reportera, à contre cœur mais la main propre, sur Ségolène Royal, pour éviter une nouvelle absence de la gauche au second tour.

Ensuite, une partie des électeurs de l’extrême-droite abandonnera, le cœur vivifié mais la main sale, Sarkozy pour retrouver Le Pen ; surtout, lorsque Chirac se sera déclaré en faveur de son favori...

Puis, il faudra tôt ou tard que Sarkozy assume le bilan du gouvernement actuel. Cela se fera dès qu’il quittera le Ministère de l’Intérieur. Et la conséquence sera une baisse supplémentaire des intentions de vote pour sa pomme, alors fléchée de toute part.

Enfin, François Bayrou, malgré ses idées généreuses exprimées avec une franchise rare dans son livre "projet d'espoir", ne mènera pas les électeurs de gauche par le bout du nez jusque dans le secret de l’urne, comme il l'a entrepris avec certains hauts dignitaires du Parti Socialiste qui seraient « prêts à le rejoindre ». Au dernier moment, face à l'enveloppe, nombre des gens de gauche se souviendront comment ils se sont grandis, quelles ont été, sont et seront leurs valeurs.

Jaurès affirmait : « On n’enseigne pas ce que l’on sait, on enseigne ce que l’on est. »

Les électeurs de gauche, qui représentent bien au moins la moitié du pays, ne voteront pas ce qu’ils croient savoir voter d’avance, mais en faveur de ce qu’ils sont profondément.

19/03/2007

« Y’en a marre de nous dire pour qui on doit voter ! »

Rien ne sert de se la jouer, il faut se regarder en face à point.

Telle pourrait être la moralité d’une fable sur la façon dont les Français choisissent de voter pour un candidat à la Présidentielle.

En effet, pour quelle(s) raison(s) chacun d’entre nous votera pour Untel ou Untelle ?

Parce que chacun d’entre nous a étudié minutieusement le programme de notre favori et avons compris, en toute plénitude, la cohérence et donc l’efficacité de son projet ?

Non.

Parce que chacun d’entre nous est bien mieux au courant que les Renseignements Sarkoziens, pardon… Généraux sur l’intégrité et la profondeur de notre personnalité favorite ?

Nâan !

Parce que chacun d’entre nous a procédé par élimination pour ne retenir qu’un ou une candidat(e) grâce à d’infaillibles critères d’ordre économique et social, environnemental ?

Nâââân !

Chacun d’entre nous votera pour Untel ou Untelle parce que cette personne sera entrée en phase avec LE élément fondateur de sa propre vie.

Bien sûr, il restera toujours des « élec-tâteurs » et des « élec-tâteuses ». Des personnes qui tâteront à droite, à gauche, au centre, voire qui se tâteront tout court… et voteront finalement les yeux fermés. Mais même là, elles exprimeront LE élément fondateur de leur propre vie.

On pourrait s’amuser à énoncer cet « élément fondateur » de manière caricaturale, en fonction de chaque candidat.

Par exemple, l’électeur de François Bayrou est un farouche tenant du dialogue en toute situation. Ou : l’électeur de Besancenot ou de Laguiller songe que seule la prise par les armes résout les situations inextricables. Ou encore : l’électeur de Jean-Marie Le Pen pense que la colère est capable de supplanter la réflexion en certaines occasions. Voire : l’électeur de Ségolène Royal est un tolérant, dont l'extrême compassion compromet son propre bonheur. Voire même : l’électeur de Sarkozy est un partisan de l’écrémage par le haut.

Triste exercice en vérité que de croire que l’on peut penser à la place des autres.

Comme me le disait récemment un ami par chat, en parlant des télévisions : « Y’en a marre de nous dire pour qui on doit voter ! »

Pour ma part, et je vais vous expliquer pourquoi, Ségolène Royal est incontestablement entré en phase avec LE élément fondateur de mon existence.

En effet, j’apprécie beaucoup certaines personnalités candidates à cette élection présidentielle : Marie-Georges Buffet – et ce, depuis près de dix ans, ce qui m’a valu bien des railleries… d’autant que je lui ai toujours trouvé un charme charismatique ! -, Olivier Besancenot – franchement… qui ne l’aime pas ? Une telle sincérité, une telle humanité, comment s’en priver… même si son bon sens manque d’une pointe d’ouverture vers les grands patrons -, José Bové – On croyait un tel courage disparu depuis des siècles ! Si seulement il pouvait devenir le lien entre ses combats et certaines décisions audacieuses d’un gouvernement de gauche… – et François Bayrou – dont la volonté d’instaurer un « juge de paix » entre les partis dominants est vénérable, mais à mon sens inefficace plus qu’utopique ; et dont je lis actuellement le livre « Projet d’espoir » (j’y reviendrai prochainement).

Les personnalités de Dominique Voynet et Arlette Laguiller me laissent fortement indifférentes. Et ce, sans modération !

Faut-il préciser que je n’ai aucune sympathie pour Nicolas Sarkozy – dont les nombreuses bonnes idées en matière d’économie sont étouffées par son sourd besoin d’autorité et son incroyable mépris pour les autres -, ni pour Jean-Marie Le Pen – qui ne dit pas que des conneries (à part quand il stigmatise les immigrés, où il a bien sûr tout Faux), mais ne dit jamais rien de constructif pour l’ensemble de la population - ? Et que j’exècre Philippe De Villiers, la seule hyène opportuniste du lot ?

Vous l’avez sans doute compris en lisant ce Blog, je voterai pour Ségolène Royal.

Cette candidate, que j’ai choisie depuis plus d’un an, est entrée en phase avec LE élément fondateur de ma vie : la femme est l’unique avenir de l’homme.

Bien sûr, on peut sourire devant un tel argument, se demander si le blogueur n’est pas en train de « débloguer » juste près avoir retiré la tétine de sa bouche, si l’idiot qui sommeille en moi ne s'endort jamais, etc.

J’estime que seule la femme possède l’intuition, la tolérance, la capacité d’écoute de l’autre, le courage de prendre les grandes décisions avant qu’il ne soit trop tard, l’impartialité nécessaire, bref l’intelligence humaine pour lutter contre les hasards et les malédictions de la vie, et ainsi redonner son exceptionnelle douceur à la vie. Et donc, a fortiori, la force de gouverner un pays imprévisible et fier vers un avenir longuement rayonnant.

C’est pour toutes ces qualités évoquées ci-dessus – et que peu d’hommes parviennent à réunir - que la plupart des amis sont des femmes et que ma compagne, dont le sex-appeal devient de plus en plus décoiffant (voir photo ci-contre) -, est mon meilleur pote. Et que mes amis masculins ont, sans hasrad aucun, extrêmement développé leur précieuse part féminine (je sens qu’Idris va me faire la gueule, mais bon : c’est l’heure de vérité ! Pas vrai, Patrick, Pierre et Fabrice ?).

Pour moi, Ségolène Royal est une femme dans toutes les splendeurs évoquées deux paragraphes plus hauts, des splendeurs propres à redonner sa douceur de vivre à la France. Et elle est la seule femme politique dans ce cas-là, ayant intégré le « système » de l’intérieur pour mieux le rendre équitable pour tous.

C’est la raison pour laquelle je me suis ouvert à toutes ses intentions politiques. Car je sens leurs justes finalités. Mais ce n'est là qu'une conviction personnelle.

Vous l’aurez maintenant compris, plus que de convaincre les « blogonautes » de voter pour ma favorite à l’élection présidentielle, je désire exprimer – et qui sait : partager avec vous ? - ce qui est le fondement de ma vie.

Exprimer « ce à quoi je crois », comme on dit avec une belle simplicité. A travers la politique, le football, la préservation de l'environnement (à partir de prochainement), les méditations philosophiques...

Lire la vie entre les lignes, c'est toujours prendre le temps de mieux l'apprécier. 

 
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