Avertir le modérateur

12/06/2007

Roland-Garros, finale hommes : le secret de Nadal pour battre Federer

Nadal, portait-il un string durant la finale contre Federer ? Ne voyez pas là un manque de respect envers cet incontestable champion de la terre battue, dont j’apprécie la combativité autant que l’énergie. Cette question impertinente est le fruit d’une interrogation profonde, qui a mûri  - sans pourrir - sous le soleil d’un match de tennis particulièrement haletant – et ventilé ; soit un milieu idéal pour la pousse des fruits.

Si se gratter une fois les fesses en public est malpoli, que dire du même geste effectué plusieurs centaines de fois devant 20 000 spectateurs et quelques millions de téléspectateurs ?

Durant toute la partie, Rafael Nadal s’est en effet constamment gratté le derrière… comme un malpropre. Pour déconcentrer Roger Federer ? Ce n’est pas au niveau de la classe de ces deux champions, lesquels se comportent comme tels aussi bien sur le terrain qu’en dehors. Parce que le papier toilette de Roland-Garros n’est pas triple épaisseur ? Au prix de la place V.I.P, vous rigolez, j’espère ! Parce que Nadal n’a pas les intestins solides ? La rencontre d’hier en 4 sets ne l’a pas montré, une fois de plus. La faute à son « panta-court » ? Je crains que même avec un short…

Alors… pourquoi un geste aussi déplacé, qui ne pouvait échapper à personne ?

La faute, tout simplement, au marketing.

Le match d’hier était la première partie d’une publicité, la partie dans laquelle on pose une question et à laquelle on répond dans une seconde partie. Dans la deuxième partie de cette publicité osée, Nadal n'enlèvera pas le bas. On apprendra seulement que l'espagnol joue au tennis en string et que c’est le secret de sa réussite. Le slogan de cette publicité ? A vous de le trouver…

 

11/06/2007

Législatives, 1er tour, l’UMP hégémonique : 7 raisons d’entrer sans ambiguïté en Résistance… Nul besoin de patienter jusqu’à l’appel du 18 juin prochain !

Il y a 7 raisons de ne pas désespérer du vote du 10 juin, au premier tour des élections de 577 députés, qui nous promet plus de 400 élus de l’UMP à l’Assemblée Nationale. Et donc de s’engager dès maintenant et sans ambiguïté pour cinq années de reconquête du pouvoir pour proposer une alternative efficace et crédible à une politique qui privilégie les 93 000 foyers fiscaux (sur 18 millions) les plus riches – le fameux « bouclier fiscal », ainsi que les heures supplémentaires aux emplois nouveaux, les crédits d’impôts aux nouveaux propriétaires de leur logement… ces fameux cadeaux fiscaux que les Français risquent de payer par une sérieuse hausse de la TVA – c’est-à-dire, une augmentation « naturelle » des prix des biens que nous consommons chaque jour

1. Il faut arrêter de délirer : les Législatives ont validé le résultat des Présidentielles, et c’est tant mieux ! La France a besoin de stabilité politique… Il faut aussi cesser de pleurer – hurler, invectiver, ne pas sourire, etc.- contre l’inversion du calendrier des élections, ayant permuté les scrutins législatifs et présidentiels. Chers électeurs, fallait réfléchir au moment où le choix se posait véritablement.

Si la Gauche avait gagné le 6 mai, aurait-elle milité pour davantage de pluralité – disons, pour faire moderne : pour davantage de proportionnelle -, au risque de perdre la majorité absolue à l’Assemblée Nationale ? Non. Archi-non. Cela engagera sans ambiguïté Nicolas Sarkozy quant aux résultats de son gouvernement.

2. Le second tour ne changera (presque) rien au premier, et c’est tant mieux ! La France a besoin de cohérence en politique. Pour la première fois depuis 1978, une majorité sortante est reconduite dans notre pays. L’alternance n’est plus la règle incontournable des élections. Cela ouvre, dès à présent, la voie à la continuité dans l’action politique, à la possibilité d’inscrire un programme au-delà d’une législature. Pour l’environnement, par exemple, c’est fondamental de songer déjà à 2050 en se moquant de l’échéance de 2012. On ne peut pas reconstruire un grand mouvement d’opinion sans pouvoir l’inscrire dans la durée. Les Français auront adhéré en majorité et sans ambiguïté à la politique de Nicolas Sarkozy. Ils ont voté 4 fois dans le même sens ; donc en connaissance de cause. Cela facilitera la contre-expertise, s’il devait s’avérer que le programme du candidat de l’UMP n’est pas à la hauteur des problèmes et des qualités de la France.

3. Le Front National est promis à la casse. Totalement aspiré par l’UMP, il a perdu son pouvoir néfaste, celui de brouiller les cartes et d’empêcher certaines questions d’être clairement tranchées entre deux solutions. Le F.N a disparu du paysage politique, au point de ne plus pouvoir provoquer de triangulaire au second tour des législatives (à l’exception de Marine Le Pen, dans le Nord). Le mano à mano entre la Droite et la Gauche reprend enfin, sans ambiguïté, pour la première fois depuis 1981.

4. L’opposition parlementaire a été laminée. Le déséquilibre de l’Assemblée Nationale, avec une hégémonie de l’UMP, est une opportunité pour la Gauche. Les trois Gauches. La gauche de l’âme qui se regroupera derrière Ségolène Royal ou Bertrand Delanoë. La gauche du cœur qui se regroupera derrière Olivier Besancenot. Et la gauche de l’esprit, qui se regroupera derrière le Mouvement Démocrate (le MoDem) de François Bayrou et / ou DSK. L’avenir de la politique en France est sans doute aux coalitions intelligentes, aux alliances sans ambiguïté, comme dans de nombreux autres pays européens.

5. Fort de la majorité qu’il a gagnée à la sueur de son front, Nicolas Sarkozy va abattre ses cartes. Toutes ses cartes. Le droit de réponse commencera. On pourra enfin juger sur les actes… sans ambiguïté. Et donc établir des contre-propositions – déjà présentes dans les programmes de Royal, Delanoë et Besancenot – sur des faits, et non plus sur des promesses.

6. Avec près de 40% d’abstention au premier tour des législatives, contre moins de 15% à la Présidentielle, cela signifie - grosso modo – qu’un quart des électeurs, soit environ 10 millions d’électeurs, ont brutalement désespéré du verdict des urnes ; et ont changé d’avis, à ce sujet, en à peine un mois. Cela donne, d’ores et déjà, une population énorme à conquérir. A condition d’abolir toute ambiguïté dans le choix politique alternatif, présenté en cas d’échec de Nicolas Sarkozy.

7. Alain Juppé montre le chemin à suivre par toutes les Gauches. Brillant politique, « le meilleur d’entre nous » (dixit Jacques Chirac) s’est astucieusement présenté dans une circonscription qui a largement voté pour Ségolène Royal le 6 mai dernier. Or, en renversant la tendance des Présidentielles, il se pose implicitement en premier successeur de Nicolas Sarkozy. Son engagement sans ambiguïté derrière le candidat de l’UMP a sans nul doute favorisé l’adhésion des Français aux thèses de Monsieur Sarkozy. Il n’a sans doute pas abandonné l’idée d’accéder à la Présidence de la République. Il construit sa nouvelle voie royale, sur cinq ans au moins. Sa patience est un exemple.

Et vous trouvez-vous qu’il a d’autres raisons de ne pas désespérer du 10 juin ?

10/06/2007

Inauguration de la ligne TGV-Est : découvrez Metz, Nancy, Strasbourg et Colmar… mon beau pays !

C’est aujourd’hui même que l’Alsace et la Lorraine seront rendues à la France.

Terres longtemps secouées par les chocs frontaux entre deux plaques tectoniques humaines (les peuples allemand et français), ces deux régions ont acquis le droit, grâce au TGV-Est, de participer au débat national sur l’avenir de notre pays.

La nouvelle liaison ferroviaire met en effet Metz et Nancy à un peu plus d’une heure et quart des centres de décisions humains, toujours situés dans la capitale, et ouvre ces rendez-vous professionnels parisiens à davantage de cadres alsaciens, le train revenant nettement moins cher que l’avion pour une entreprise. Le gain de temps sur le trajet permettra, en outre, de faire l’économie – dans tous les sens du terme – d’une nuit à l’hôtel et d’un départ la veille d’une réunion débutant à neuf heures du matin. C’est la vraie et la seule révolution apportée par le TGV-Est. Aucun transfert de population n’est attendu entre l’Est et Paris, comme il y en a eu avec l’ouverture de la liaison rapide avec Marseille.

En sens inverse, les amateurs de petits week-ends sympathiques regarderont d’un autre œil – bien que toujours inquiet, en direction du ciel – Metz, Nancy, Strasbourg et Colmar. Si la météo est clémente, vous allez prendre plaisir à vous attarder dans une des cités les plus peuplées dans le monde à l’époque médiévale (et bientôt d’une annexe du Centre Pompidou), à prendre un pot sur l’une des plus belles places d’Europe (la place Stanislas à Nancy), à parcourir une ville-musée (Colmar), ou encore, le bonheur d’écumer un fameux site naturel découvert par les Romain – Strasbourg - en tramway.

Je vous en dirai bientôt plus dans Linfonaute sur ces villes que je connais bien, en tant que Lorrain et en tant que journalistemais au fait, qu’aimeriez-vous savoir sur ces lieux encore mystérieux pour une majorité des Français ?

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu