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02/08/2007

OGM, Bové et développement durable : le gouvernement, représenté par Mme Kosciusco-Morizet, reconnaît la colère des Faucheurs Volontaires

Première bonne nouvelle pour le futur Grenelle de l’Environnement : les militants actifs, préférant l’emprisonnement (individuel) à l’empoisonnement (de la Terre), ont droit de citer face au nouveau gouvernement. Le développement durable est enfin reconnue comme une colère d'utilité publique.

En effet, mardi dernier, une délégation des Faucheurs volontaires d’OGM (dont le « maître Faux » José Bové) a été officiellement reçue par la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Nathalie Kosciusco-Morizet (NKM). Le gouvernement a enfin appelé et entendu à la barre de la défense de l’environnement les écolo-délinquants, ou plus exactement la légitime colère des membres d’une association de désobéissance civique.

Pourquoi légitime ?

En raison du principe de précaution. Notre territoire possède 20 000 hectares de culture OGM. Or, concernant ces organismes génétiquement modifiés, « personne ne sait aujourd’hui les gérer, c’est-à-dire les ramasser, transporter, stocker… en évitant la contamination des cultures. (…). Il y a un risque de contamination dans les jours et les semaines à venir, lié à la pollinisation », comme l’affirmait José Bové à Libération.

La question des OGM, au même titre que celles du nucléaire, des autoroutes et des incinérateurs, conditionnera le succès du Grenelle de l’Environnement. Sur ces 4 points, de nombreuses associations de défense de l’environnement réclament un moratoire.

Mais ces 4 sujets épineux, seront-ils sérieusement abordés durant la concertation au sommet d’octobre prochain ?

Sur le blog créé par l’Alliance pour la Planète1, destiné à faire partager les coulisses de la préparation de l’événement d’octobre prochain, Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM de Greenpeace France, nous raconte la deuxième réunion de l’un des six groupes de réflexion2 constitué en vue du Grenelle de l’environnement, celui nommé « Agriculture, distribution : favoriser des modes de production et de consommation durables ». L’ordre du jour était constitué de cinq sujets : la consommation de produits agricoles, la production (hors OGM), les outils pour parvenir à une agriculture durable, la formation et la recherche,  les OGM et les agrocarburants. « Malheureusement, faute de temps, ces deux derniers thèmes n’ont pas été discutés. Or, c’est la deuxième réunion que nous avons et encore une fois, ces sujets sont passés à la trappe. », affirme Arnaud Apoteker.

Il ne faudrait pas que la réception de Bové par NKM s’arrête au geste politique, lequel ne remplace jamais l’action sur le terrain, ni au symbole, comme passer ses vacances sur... les îles Eoliennes, n'est-ce pas NKM

Le débat sur l’OGM, déjà escamoté par Alain Juppé (ce qui lui a peut-être coûté sa place de député), doit avoir lieu. Un référendum sur le sujet serait le meilleur moyen de ne rien escamoter sur cette découverte scientifique. Il mérite une réflexion plus approfondie qu’une banale lutte des classes, entre ceux qui conspuent les « multinationales vendant les graines OGM chaque année à prix d’or » et ceux qui soutiennent le progrès à tout prix. Il ne faut pas oublier que les OGM, bien sûr s’ils s’avèrent réellement sans aucun danger pour la nature, peuvent s’avérer utile à l’environnement.

Et vous, que pensez-vous des cultures OGM ? Etes-vous notamment, comme le demande José Bové, partisan d’un référendum pour se prononcer ou non en faveur d’un moratoire sur les OGM  ?

 
1 Ce mouvement rassemble plus de 70 associations et syndicats, qui représentent plus d'un million d'adhérents et agissent dans divers domaines : environnement, humanitaire, social, agriculture, sciences, droit, consommation, syndicalisme.
2 Ces groupes de réflexion travaillent dans six directions : « lutter contre les changements climatiques et maîtriser la demande d’énergie », « préserver la biodiversité et les ressources naturelles », « instaurer un environnement respectueux de la santé », « adopter des modes de production et de consommation durables », « construire une démocratie écologique », « promouvoir des modes de développement écologiques favorables à l’emploi et à la compétitivité »

01/08/2007

Développement durable, futur Grenelle de l’Environnement & énergie solaire : pourquoi il ne faut pas désespérer de la météo défaillante !

Le futur Grenelle de l’Environnement s’annonce le plus grand défi de notre pays. Coïncidence des calendriers de l’Humanité et de la République Française, c’est en effet, selon le WWF, au cours des cinq prochaines années que chaque consommateur peut rendre réversible le réchauffement climatique, puisque nous disposons de suffisamment de sources d’énergie et de technologies durables pour endiguer ce phénomène. Notre génération n’est certes que de passage sur Terre, mais elle pourrait laisser une trace indélébile sur cette planète que cent mille générations d’homo sapiens ont contribuée à rendre si accueillante.

 

D’ici cette concertation nationale entre les acteurs concernés par la protection de l’environnement (pouvoirs publics, patronat, syndicats, associations...) prévue en octobre prochain, ce blog tentera, à sa façon, de donner des éléments de réflexion aux infonautes sur ce sujet.

 

La triste météo de cet été fournit un premier débat : pourquoi avoir si longtemps négligé l’énergie solaire ?

 

Selon l’excellent Jean-Marc Jancovici, dont je vous recommande le livre « Le plein de super, s’il vous plaît » sur la nécessité d’une taxe carbone, l'énergie solaire reçue par notre bonne vieille terre correspond à peu près à dix mille fois la quantité totale d'énergie consommée par l'ensemble de l'humanité. Capter 0,01% de cette énergie nous permettrait de nous passer de pétrole, de gaz, de charbon et d'uranium. Ce calcul, converti par Patrick Jourde et Jean-Claude Muller, chercheurs au Commissariat de l'énergie atomique (CEA) et du CNRS, donne : « 5 % de la surface des déserts permettrait de produire toute l'électricité de la planète. Théoriquement, il suffirait en France de réaliser le seul côté sud des toits en modules photovoltaïques pour produire toute l'énergie électrique nationale. »

Voilà pour les chiffres.

La pratique est tout autre dans notre pays : le solaire représente moins de 0,5 % de la production totale d’énergie, et reste l'un des rares pays aussi dépendants du nucléaire. La France, contrairement à certaines idées reçues, dispose d’un excellent potentiel solaire. Une vingtaine de départements du Sud de la France bénéficient de plus de 2 000 heures d’ensoleillement par an et même en Ile-de-France, le rayonnement solaire moyen annuel est seulement inférieur de 20 % par rapport au sud de la France.

 Il est totalement incompréhensible, que la France, forte de cet excellent gisement solaire, ne parvienne pas à utiliser cette énergie gratuite et non polluante avec le même niveau d’efficacité que l’Espagne ou l’Allemagne.

D’autres nations ont en effet réussi à exploiter le solaire, malgré le handicap de la météo… ou de la pauvreté.

Si le ciel allemand est couvert les deux-tiers du temps, la patrie d’Angela Merkel est devenue le premier générateur mondial d’énergie solaire. Ce résultat a été obtenu grâce à une loi pionnière votée dès 2000, offrant des incitations financières aux individus qui présentent des sources d’énergie renouvelables. Un tarif d’achat spécial est accordé à tous ceux qui génèrent de l’électricité à partir de systèmes photovoltaïques solaires, de systèmes d’éoliennes ou hydroélectriques, un paiement garantie par les compagnies d’énergie locales. Du coup, en dépit d’une météo nuageuse (5 à 6 huitièmes du temps), l’investissement dans un système d’énergie renouvelable est rentabilisé en 10 ans.

Même au Bangla Desh, où si l’on n’a pas de tunes mais néanmoins des idées, l’inventeur du micro-crédit, Muhammad Yunus, s’est mis en tête d’équiper de panneaux solaires les 70% de Bangladais qui n’ont pas accès à l’électricité. Comme le racontent Sylvain Darnil et Mathieu Le Roux dans leur livre «  80 hommes pour changer le monde » (6,5 €, éditions Le Livre de Poche), le système du professeur Yunus permet à l’utilisateur de ne payer que 15% du prix des panneaux solaires à l’installation, puis le solde en 24 ou 36 mois selon des mensualités adaptées à ses moyens financiers. En plus de bénéficier de la lumière et de l’électricité pour faire fonctionner une machine à coudre ou une pompe à eau, ce qui améliore ses revenus, le client investit dans une énergie propre et renouvelable. Plus de 33 000 maisons déjà été équipées. Objectif à l’horizon 2008 : cent mille foyers.

Ailleurs, les initiatives ne manquent pas. En Belgique, une société wallonne de financement complémentaire des infrastructures, souhaite installer des panneaux photovoltaïques et des éoliennes le long des autoroutes wallonnes (sur 10 hectares).

A votre avis, pourquoi la France est autant en retard en matière d'énergie solaire ?

10/07/2007

Environnement : 7 gestes pour protéger les océans (2ème et dernière partie)

Ouf ! On peut améliorer la situation avec des gestes simples. Si on s’y met tous, on y arrivera ! Fais passer le message…

1. Dans la nature, évite d’abandonner tes déchets. Ils mettent un temps fou à se décomposer en éléments naturels : 4 à 6 mois pour un trognon de pomme, 5 ans pour un papier de bonbon, 100 ans pour une canette en acier, 500 ans pour une bouteille en plastique et 3000 ans pour du verre !

2. Essaie de réduire l’utilisation des déchets. Économise le papier par exemple. Tu peux aussi réutiliser du verre et des vieux papiers de bonbon pour tes bricolages. Enfin, n’oublie pas que beaucoup de déchets peuvent être recyclés. Aide donc tes parents à les classer dans les poubelles de couleur prévues pour cela.

3. En mer, si tu pars en voilier, emmène des sacs plastiques comme poubelle et pense à les ramener sur la terre ferme. Si tu les jettes à l’eau, des animaux marins risquent de les confondre avec des méduses et de s’étouffer en les mangeant.

4. Mets tes parents en garde : on ne nettoie pas sa voiture au bord de l’eau ou près de la plage. Car les produits de nettoyage qui coulent sur la carrosserie forment une rivière qui se jette directement dans la mer… Même chose pour repeindre un bateau ou pour un moteur qui fuit.

5. À marée basse, respecte la position des objets sur la plage. Si tu retournes une pierre pour chercher un crabe ou une crevette, pense à la remettre ensuite dans sa position de départ. Ainsi, tu préserveras les animaux et les végétaux installés dessus ou dessous.

6. Si tu utilises des palmes pour nager, fais attention à tes mouvements à proximité des petites plantes. Certaines, très fragiles mettront jusqu’à 10 ans avant de pouvoir exister à nouveau !

7. Partage tes connaissances ! Plus nous serons nombreux à défendre les Océans, plus la mer respirera et mieux elle nous donnera ces belles bouffées d’air iodé que nous aimons tant.

Il ne faut jamais cesser de rappeler, aux petits comme aux grands, qu’il n’existe qu’une seule planète Terre ! Et que c’est maintenant qu’il faut agir pour la sauver !

 
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