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05/08/2007

Protection de l’environnement, pollution automobile : réduire ses émissions de CO2 et sa capacité de nuisance personnelle (non cotée à l’Argus) est un sport accessible à tous

Lapalisse me remercierait de perpétuer sa mémoire avec sagacité : les véhicules émettent du gaz carbonique proportionnellement à leur consommation. Il n’est nullement nécessaire de s’offrir un véhicule neuf pour réduire sa production personnelle de CO2. Il suffit d’adapter ses comportements, et pas uniquement son attitude au volant.

L'entretien régulier de son véhicule évite en effet toute surconsommation de carburant, un gain pouvant aller jusqu’à deux litres supplémentaires. Vérifiez aussi régulièrement la pression des pneus. Une différence de 0.3 bar entraîne une surconsommation de 3%.

Bien entendu, les agités du volant sont lourdement sanctionnés en confondant la route avec un punching-ball où défouler leur agressivité. Une vitesse trop rapide, réalisée avec un moteur à froid, accroît la consommation d'énergie de 50% sur le premier kilomètre, tout en usant considérablement le moteur. D’ailleurs, pousser constamment le moteur à la limite de son régime dans les rapports de vitesse, c'est augmenter le volume de CO2 et de polluants rejetés par le véhicule d'environ 30%. Rouler trop vite, accélérer plus que nécessaire, freiner brutalement, changer de rapport de vitesse sans cesse... vous coûte 20% de consommation supplémentaire sur route et de 40% en ville ! « Le champignon le plus vénéneux, c’est celui qu’on trouve dans les voitures. », disait Coluche. Le venin vaut aussi pour l’environnement.

En termes de pollution, les embouteillages constituent la situation la plus pénalisante : la consommation d'un véhicule peut quasiment doubler et atteindre près de 16 litres aux 100 km, pour un véhicule de gamme moyenne. Et même si 60% des Européens sont opposés à l’idée que tous les usagers de la route devraient acquitter des péages pour compenser les encombrements et les dégâts environnementaux  (sondage effectué sur un échantillon de 26 000 personnes, issus de 27 pays), je me réjouis personnellement – en tant que banlieusard parisien - de l’initiative de péage l’entrée de Stockholm. Ce choix, déjà mis en pratique par Rome, Londres et Singapour, a entraîné une baisse du trafic automobile de 22% en six mois durant la phase d’expérimentation..

Enfin, même la climatisation augmente la consommation de carburant, de 10 à 20%.

Et vous, avez-vous d’autres astuces pour permettre aux conducteurs automobiles de réduire leur production de CO2, d’autant que l’automobile demeure le principal moyen de transport pour 51% des Européens ?

04/08/2007

Développement des énergies renouvelables : chauffage, consommation électrique… un éco-simulateur en ligne vous aide à mesurer vos coûts réels !

Chauffer son eau, voire sa maison toute entière, grâce au soleil ou encore à la chaleur de la terre, c'est certes utile... mais qu’en pense votre porte-monnaie ?

En fonction de leur situation (lieu d’habitation, disposition de leur maison, date de construction, nombre d’habitants…), des milliers de Français pourraient se chauffer grâce aux énergies renouvelables, moins chères à l’usage et économes en émission de gaz à effet de serre. Toutefois, ils manquent bien souvent d’informations et de conseils pour passer à l’acte.

Les internautes peuvent désormais estimer la viabilité de leur projet de rénovation ou de construction neuve, et évaluer les gains énergétiques et financiers offertes par les solutions de chauffage utilisant les énergies renouvelables grâce à un éco-simulateur online simple et gratuit.

 La simulation complète compte 6 étapes, et dure entre 1 et 2 minutes. Cet outil permet également de mesurer les émissions de CO2 d’une habitation, avant et après l'installation d'un système de chauffage utilisant ces énergies renouvelables. Même si ces résultats ne se substituent pas au diagnostic par un professionnel.

Par exemple, une maison de 100 m² (rez-de-chaussée + combles habités), construite entre 1978 et 1982, située en Ile-de-France, abritant 3 à 4 personnes et disposant d’un chauffage au gaz, consomme 36 000 kWh / an (chauffage + eau chaude) et rejette 7,6 tonnes de CO2 / an. Avec une solution combinant une pompe à chaleur thermodynamique à capteurs géothermiques pour le chauffage, et un chauffe-eau à capteurs solaires thermiques pour l’eau chaude, la même habitation consommera 5 fois moins (6750 kWh) et rejettera 6 fois moins de CO2 (1,3 tonne). Etonnant, non ?, comme disait l’ami Pierre.

Les résultats sont présentés sous forme de tableaux synthétiques proposant une ou plusieurs solutions de chauffage alternatives. Les économies apportées par chaque solution et les différentes quantités de CO2 rejetées dans l’atmosphère apparaissent ainsi sur une seule et même page. Par exemple, selon l’emplacement et la situation de la maison, faire installer des panneaux solaires thermiques satisferait 40 à 70 % des besoins d’un foyer en eau chaude.

Chaque année, chauffer sa maison coûte de plus en plus cher, en raison de la hausse des prix de l’énergie. Se chauffer provoque également d’importants rejets de CO2 : 15 % de la consommation énergétique totale en France est imputable au chauffage des habitations.

Et vous, connaissez-vous d’autres outils en ligne pratique, permettant au furieux consommateur qui nous sommeille guère en nous de céder aux sirènes du bien-être environnemental ?

03/08/2007

Grenelle de l'environnement : quand les contribuables subventionnent leur propre destruction (pétrole, compagnies aériennes et automobile) ?

La Terre est malade, mais son virus le plus dévastateur reste souriant sur ses deux jambes, bien qu’il n’ait nulle autre planète où s’enfuir…

En tant que consommateur, nous sommes en effet au moins à moitié responsables des émissions de CO2 dans l’atmosphère de notre pays, à travers nos comportements quotidiens  selon l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME). Chaque ménage émet 15,5 tonnes de CO2 par an en France pour ses déplacements, ses besoins en chauffage et sa consommation d’eau chaude et d’électricité, mais également de manière indirecte, en consommant des biens issus, qu’il faut bien fabriquer et transporter jusqu’à nous.

Si nous devons surveiller en nous notre part consommatrice, il faudrait également contrôler notre part imposable. En effet, une étude du Earth Council (Conseil de la Terre) met en exergue les quelque 500 milliards d’euros dépensés par les nations (et donc, fournis par les contribuables) pour subventionner leur propre destruction.

Pourquoi de l’autodestruction ?

Parce que cet argent sert à financer des activités dévastatrices en matière d'environnement, telle la combustion d'hydrocarbures fossiles, la surexploitation des aquifères, la coupe à blanc de forêts, et la sur-pêche.

Quelques exemples édifiants ? Commençons par le « méchant officiel », certifié conforme aux normes internationales en vigueur par le complexe militaro-industriel américain.

L'Iran tarife ainsi le pétrole pour l'usage domestique au dixième du cours mondial, ce qui encourage fortement la possession d'une voiture et la consommation d'essence. La Banque Mondiale indique que si cette subvention annuelle de 2,6 milliards d’euros était supprimée, les émissions en carbone de ce pays seraient presque réduites de moitié.

Du côté des « gentils », il n’y a pas de quoi pavoiser.

Une étude du parti Vert Britannique montre que de l’exemption totale de la taxe fédérale aux coûts externalisés ou indirects (traitement des maladies dues au fait de respirer un air pollué par les avions, etc.), les subventions données à l'industrie du secteur aérien coûtent 285 euros par an à chaque citoyen britannique. Pis, ce mode de transport coûteux est finalement subventionné pour la partie de la population la plus aisée, les foyers les plus modestes ne pouvant s’offrir de tels trajets.

Aux Etats-Unis, une étude menée en 2001 a calculé que les contribuables américains subventionnent l'utilisation de l'automobile pour 187 milliards d’euros par an, soit environ 1460 euros par contribuable. Y compris les « sans-voiture » fixes…

En France, dans le cadre du Grenelle de l’Environnement, ne pourrait-on pas imaginer un système « gagnant-gagnant » (ou « donnant – donnant ») pour ne plus donner une seule subvention en échange d’une action concrète et quantifiable en faveur du développement durable ?

 
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