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13/09/2007

Delanoe et Velib’ à Chicago… ou comment éviter que le Grenelle de l’Environnement ne soit un échec

Grenelle de l’Environnement ou Munich de l’Ecologie ? Ou pis, encore, Beyrouth du Développement Durable ?

Excusez ces termes aujourd’hui exagérés… mais peut-être avérés en 2030, dans les manuels scolaires.

Le mois de prochain auront lieu les Etats Généraux de l’Environnement, aussi appelés Grenelle de l’Environnement, puisqu’ils seront bien annonciateurs d’une future Révolution en cas de succès.

Cet événement dans l’Histoire de l’Humanité se déroulera en France. Il représente l’occasion unique de ne pas transmettre aux générations futures une planète dévastée par les déserts et les tempêtes. En clair, de leur promettre la Lune d’ici quelques siècles (en clair, l'état dans lequel sera la Terre sans actions efficaces), si rien n’est fait pour endiguer le réchauffement climatique.

Il ne faudra en aucun cas éluder quatre problématiques fondamentales : le nucléaire, les OGM, les autoroutes et les incinérateurs.

A l’évidence, depuis quelques jours, cela semble mal parti pour le Grenelle de l’Environnement.

A tout saigneur, tout honneur : commençons par le nucléaire.

Nicolas Sarkozy vient de lancer un appel à l'Allemagne pour revenir à une politique énergétique incluant l'option nucléaire, abandonnée outre-Rhin, où le secteur des énergies renouvelables pourraient générer 500 000 emplois d’ici 2020… Dans les intentions du Président de la République : une fusion Areva (dont l’état allemand est encore actionnaire), Alsthom et Bouygues. D’après lui, Angela Merkel serait personnellement favorable à un tel retour en arrière, mais est tenue par sa coalition gouvernementale. Selon un quotidien allemand, les relations entre les deux chefs d’état seraient devenues délétères depuis un accrochage en juillet dernier…

Bref.

La situation n’est guère meilleure sur les OGM (qui a déjà coûté sa place à Juppé), les autoroutes et les incinérateurs.

Pourtant, la France, à laquelle échouera la Présidence tournante de l’Europe l’année prochaine, a tout intérêt à montrer l’exemple. Comme vient de le prouver le succès du Velib’ à Paris, lancé sous l’impulsion de Bertrand Delanoë et des Verts. En effet, le maire de Chicago (la troisième ville des Etats-Unis) se montre intéressé par ce procédé, dont la possible réussite dans la capitale était encore raillée voici quelques mois.

Paris est en tout cas devenu une véritable vitrine pour le Vélib’. L’équipe du maire de Londres, Ken Livingstone, s'est déjà rendue à Paris, envisageant l'installation de Vélib' dans la capitale anglaise. Et Rouen vient d’adopter le système.

Or, qui va engranger des bénéfices dans cette opération ? Une entreprise française, JC Decaux, maître d’œuvre du concept.

C’était d’ailleurs l’une des idées de Ségolène Royal lors de la dernière présidentielle : faire de la France le pays de l’excellence environnementale pour acquérir les premiers une irremplaçable expérience en matière de développement durable, afin de la vendre et de l’exporter. Bête comme chou Bio, non ?

Alors… pour le Grenelle de l’Environnement, qu’attend-on pour lâcher le frein à main dans les réunions de préparation ?

 

03/09/2007

Environnement : les prises de conscience de la dernière semaine d’août

L’agriculture biologique française, avec seulement 11 600 producteurs et 2 % de la surface agricole utilisée, n’est absolument pas en mesure de satisfaire quantitativement l’appétit grandissant du public pour les produits garantis sans pesticides ni engrais chimiques. Cette situation, n’encourage-t-elle pas, une fois de plus, à piquer dans l’assiette du voisin pour résoudre ses problèmes ?

5000 milliards de dollars. C’est la somme partie en fumée suite à la crise boursière de l’été. La bourse, ce n’est pas que du vent, ce serait donc aussi de la fumée ?

Les pompes à chaleur équipent, en Suède, 95 % des maisons neuves, contre moins de 10 % dans l'Hexagone. Même si le marché français s'est hissé au second rang européen en 2006…

En France par exemple, si on consacrait l’ensemble des terres exploitées mais aussi en jachère aux agrocarburants, cela ne permettrait de couvrir que 15 % des besoins des véhicules.

S’il faut une tonne d’eau pour obtenir un kilo de céréales, quatre tonnes d’eau sont nécessaires pour obtenir un kilo de poulet, et 13 tonnes d’eau pour un kilo de bœuf.

En 2004, selon les données de l’Institut français de l’environnement, 96 % des eaux de surface et 61 % des nappes phréatiques présentaient au moins un pesticide, soit une hausse de 16 points dans le premier cas et 4 points dans le second par rapport à 2002.

Et vous, avez-vous d’autres prises de conscience à ajouter ?

26/08/2007

LE rendez-vous d’octobre, le Grenelle de l’Environnement : les prises de conscience de la semaine

En France, un couple avec deux enfants consommant 200  mètres cubes d’eau par an peut récupérer 80 mètres cubes d’eau pluviale en moyenne, soit une économie de 240 euros (au prix de 3 euros le mètre cube).

Il faut consommer en moyenne un litre de pétrole pour obtenir trois litres de biocarburants.
 

Deux morts sur cinq dans le monde seraient liés directement ou indirectement à des facteurs environnementaux, selon une étude de la revue Human Ecology.

En 30 ans, la consommation électrique des Français a été multipliée par 7. 

En France, 86 % des citoyens demandent une interdiction temporaire ou définitive des cultures en plein champ d'OGM (sondage Greenpace, septembre 2006)

Les conserves sont recyclées à 61%, le verre à 56%, le plastique à 46% et les emballages légers à 27% seulement alors qu'ils sont recyclables à 100%. Nous pouvons mieux faire…

Seuls 13% de nos déchets sont recyclés. 61% du reste est incinéré, et 6%t finit dans le compost. La France peut mieux faire…

Les Français jettent 2 fois plus de détritus qu’il y a trente ans, soit environ 1 kg de déchet par jour et par personne.

N'arrosez pas votre jardin ou potager en pleine chaleur. En plein soleil, lorsque la température est la plus forte, jusqu’à près des deux tiers de l'eau s'évaporent avant même d'avoir été absorbée par les plantes ou par le sol.

En 2004, selon les données de l’Institut français de l’environnement, 96 % des eaux de surface et 61 % des nappes phréatiques présentaient au moins un pesticide, soit une hausse de 16 points dans le premier cas et 4 points dans le second par rapport à 2002. 

Et vous, quelle prise de conscience en matière de développement durable vous a semblé importante cette semaine ?

 
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