Avertir le modérateur

27/06/2007

Environnement, rugby, football : la Coupe du Monde 2007 et l'EURO 2008 se convertissent à l’événement durable

Troisième événement sportif planétaire (après les Jeux Olympiques et le Mondial de Football), la prochaine Coupe du Monde de Rugby, disputée en France du 7 septembre au 20 octobre prochain, aura incontestablement un fort impact écologique pour notre pays. L’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) a déjà sorti sa calculette – ou plutôt, son super ordinateur ! – pour estimer le bilan carbone de l’événement. Résultat : 570 000 tonnes équivalent CO2 devraient être émises par la consommation énergétique des téléspectateurs, et, surtout, à 84%, par les divers déplacements des supporters et spectateurs arrivés massivement de l’Hémisphère Sud par avion. En outre, la totalité des matches du tournoi devrait engendrer la production de 778 tonnes de déchets dans les stades et la consommation de 4,7 GWh d'électricité, correspondant à 73.000 ampoules de 60 Watts allumées sans interruption pendant la compétition de 45 jours.

Pour limiter l’impact environnemental, l’ADEME, le Comité d’Organisation de la Coupe du Monde, la Fédération Française de Rugby et divers acteurs publics et privés associés à l’événement ont décide la mise en œuvre d’un « Programme Environnement Coupe du Monde de Rugby France 2007 ».

Les actions viseront particulièrement l’atténuation des émissions de CO2 des transports. Le rail sera privilégié pour transporter joueurs et délégations de stades en stades. Dans certaines régions, la SNCF mettra des trains supplémentaires au service des supporters, ainsi que des tarifs incitatifs. Cette mesure, comparée à des déplacements par route, devrait faire économiser 1.000 tonnes équivalent CO2. En région parisienne, les automobiles prévues pour les invités officiels rouleront au biocarburant.

Autre champ d’action pour ce programme Environnement : réduire la consommation d’énergie des stades, notamment par la promotion de l’énergie solaire. 26000 m2 de panneaux photovoltaïques, qui produiront près de 200 000 kWh (soit la plus grande installation publique en France métropolitaine), seront ainsi mis en service au coup d’envoi de la Coupe du Monde au stade Geoffroy Guichard de Saint-Etienne. Le Centre National de Rugby de Linas-Marcoussis a installé des panneaux solaires thermiques, tandis que le Stade de France® a lancé une étude de faisabilité relative à l'installation d'équipements solaires.

A Marseille, on espère faire troquer la clé de contact contre de l’huile de genou : des parkings pour vélos seront installés aux abords des stades pour inciter les spectateurs à laisser la voiture au garage.

Autres préconisations du Programme Environnement : optimiser la collecte, le tri et le recyclage des milliers de tonnes de déchets générés par la Coupe du Monde. Enfin, une série d’affiches « Rugby et Environnement », réalisée avec des rugbymen internationaux, mettra en avant une série de comportements « éco-citoyens » en matière d’économie d’eau et d’énergie, de tri des déchets, d’utilisation des transports en commun, ou d’achat de produits éco-responsables. Dont notamment un passeport de l’éco-supporter en dix points, réalisé en français et en anglais.

A l’aide de ce dispositif, l'ADEME et le Comité d'Organisation espère que cette Coupe du Monde de Rugby 2007 « laissera une empreinte formidable dans les esprits mais pas sur la Planète. »

Pour l’EURO 2008, qui aura lieu du 7 au 29 juin prochain, la Suisse et l'Autriche espèrent carrément mettre en place des standards environnementaux applicables à d'autres grandes manifestations sportives. Leur concept de développement durable comprend d'ores et déjà des objectifs chiffrés. Mais rien de bien nouveau par rapport au Programme Environnement Français.

En Suisse, plus de 80% des personnes voyageant en trafic de proximité devraient se rendre aux matchs avec les transports publics (60% pour l'Autriche). Dans les stades, qui miseront sur les énergies renouvelables, des gobelets à usages multiples seront utilisés et les supporters seront invités à trier leurs déchets.

La protection de la jeunesse sera aussi mise en avant avec l’absence d’alcool dans les stades et, hors des terrains, le coût d’une eau minérale ou d’un jus de fruit ne devant pas dépasser celui que la boisson alcoolisée la moins onéreuse. Des zones non-fumeurs sont également prévues. Enfin, des mesures préventives sensibiliseront à la traite des femmes et à la prostitution sous contrainte.

Et vous, que suggérez-vous pour transformer ces événements médiatiques en événements durables ?

26/06/2007

Schwarzenegger défend l’environnement à l’Elysée : Nicolas Sarkozy face au Sauveur de l’Humanité ?

Alors que Washington a toujours refusé de ratifier le protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, Arnold Schwarzenegger a ratifié en septembre dernier un texte de loi imposant pour la première fois aux Etats-Unis une limitation des émissions de gaz à effet de serre. Avec cette mesure, l'Etat, douzième producteur mondial de ce type de gaz, espère ramener d'ici 2020 le taux au niveau de 1990, ce qui équivaut à une réduction de 25%.

De passage à l’Elysée et reçu par Nicolas Sarkozy, le gouverneur de l’Etat de Californie ne la joue pas petit bras en matière d’environnement. Il aime prendre la tête à son ami George W. Bush à ce sujet. Souvenez-vous :

http://linfonaute.20minutes-blogs.fr/archive/2007/05/23/e...

11/06/2007

G8 : quand Merkel, Bush, Poutine, Sarkozy and Co adopteront-ils une réforme de cette réunion au sommet devenue mondaine ?

Les pays du  G8 génèrent à eux seuls 40 % des émissions de gaz à effet de serre. En apparence, ils aiment à se réunir régulièrement pour discuter des sujets qui fâchent. En réalité, personne ne doit quitter le G8 sans perdre la face. Absolument personne. Résultat : la seule femme parmi les huit chefs d’état, Angela Merkel, désirait un engagement du G8 à réduire de 50 % les émissions mondiales d'ici 2050 pour contenir le réchauffement au maximum à 2 °C supplémentaires. Elle a été déboutée ; dégoûtée ; égouttée de ses dernières larmes et illusions. Aujourd’hui, son pays s’engage dans le développement durable en sachant pertinemment que le nuage de pollution, comme celui de Tchernobyl, ne s’arrêtera pas à ses frontières.

Quant à l’absolue nécessité de ne pas perdre la face, Vladimir Poutine a même concédé à George W. Bush, qu'il retirerait sa menace de diriger ses missiles sur des cibles européennes si les Etats-Unis acceptent d'installer leur système en Azerbaïdjan. Le G8 devient un rendez-vous mondain, dans lequel il faut se montrer, se faire voir – comme Nicolas Sarkozy ayant astucieusement ralenti sa foulée pour se détacher en compagnie de Poutine au moment de passer devant les caméras, pour que le Journal Télévisé du soir ne retienne que cette substantifique moelle du G8. Cécilia Sarkozy, l’épouse du Président de la République, a préféré rentrer au matin du second jour du G8 pour fêter l’anniversaire de sa fille Jeanne-Marie, plutôt que de s’attarder sur des mondanités inutiles.

J’exagère ?

Alors, dans ce cas, je ne suis pas le seul : les pères du G5, Helmut Schmidt et Valery Giscard d’Estaing, estiment que le G8 ne sert plus à grand-chose.

Dans une interview au quotidien Bild, l’ancien chancelier allemand (1974-1982) affirme : « Ce rendez-vous d’Heiligendamm des sept pays les plus industrialisés plus la Russie ne prend plus en considération la réalité économique mondiale (…) Où sont les Chinois? Où sont les Indiens? Où sont les pays exportateurs de pétrole? Où sont les pays en voie de développement ? (…) Les chefs d'état et de gouvernement du G8 devraient comprendre que l’Occident ne peut plus orienter l'économie mondiale. C'est terminé ».

Autre raison invoquée pour l’inutilité du G8 : l’hyper médiatisation de l’évènement. Le G8 avait été conçu pour que « les dirigeants se rencontrent en petit comité. Et ce cercle restreint n’avait pas pour objectif de prendre des décisions. (…) Quand je pense qu’aujourd’hui, la délégation américaine compte plus de 1 000 bureaucrates... Avec des délégations d’un tel format, où chacun a son mot à dire, comment voulez-vous que les dirigeants puissent avoir de relations plus personnalisées ? », a précisé Helmut Schmidt.

Quand à Valéry Giscard d'Estaing, il a exprimé les mêmes doutes dans le Figaro. Il a confirmé l’objectif réel de ces réunions au sommet : « Mener une discussion intime, d’homme à homme, sur les problèmes économiques du moment. (…) Pour éviter l’envahissement bureaucratique, chacune de délégations était réduite à trois personnes. »

En clair, le G8 avait gagné sa légitimité par la force des échanges informels. Il est devenu un grand spectacle coûteux – y compris pour l’environnement : 30 000 tonnes de CO2 -, adapté sur mesure aux besoins des fonctionnaires. Il n’est pas prêt d’engager un mouvement d’ensemble initié par les états en faveur du développement durable, lequel ne pourra se lancer qu’après une rencontre les yeux dans les yeux entre Grands Hommes et Femmes d’Etat...

Selon vous, à quoi sert encore le G8 ? Et comment le réformer ?

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu