Avertir le modérateur

12/06/2007

Série Télévisée : The Practice

Sur les traces de Capra : Après Chicago Hope et La ville du grand secret, le nouveau bijou de David E. Kelley.

Scénariste sur « La loi de Los Angeles » et créateur de la délicieuse « Ally Mc Beal », David E. Kelley, ancien avocat à Boston, a replongé. Pour « The practice », créée en 1997, il n’a pu échapper à son milieu, le monde judiciaire. L’homme qui a séduit dans le privé Michelle Pfeiffer sait toutefois se renouveler avec habilité. S’il donne toujours naissance à des héros modernes, bourrés de peurs et de reproches, il joue désormais dans le registre de Frank Capra. Son nouveau personnage, un juge idéaliste, dirige un cabinet d’avocats si courageux et attachants qu’ils vous redonnent confiance en l’honnêteté. On songe naturellement au réalisateur de « Monsieur Smith au sénat », qui mettait à chaque film en scène un homme intègre parvenant à vaincre les forcenés du mal par l’intelligence du coeur. A une nuance près : les héros de David E.Kelley ne cachent jamais leurs failles et imprègnent le téléspectateur de leur bon sens. Après « Profit » et « Ally McBeal », « The practice », émouvante et judicieusement drôle à la fois, s’annonce comme la série de l’année. Et comme la télévision américaine possède l’élégance rare d’offrir, à une oeuvre de qualité, succès public et récompense de la profession, « The practice » a déjà reçu l’Emmy Award de la meilleure série dramatique. Notons encore que l’épisode-croisé « Les détenus » d’Ally McBeal (Fox) se termine dans l’opus « Le meurtrier à la hache » de The practice. Une superbe passerelle entre deux plaisirs espérés sans fin…

10/06/2007

Série télévisée : La Vie à Tout Prix

Une superbe série de David E. Kelley, créateur d’« Ally McBeal »

Que d’énergie perdue par les héros américains à fouiller de fonds en comble leur territoire pour trouver des vies à sauver, alors qu’il suffisait d’attendre tranquillement n’importe quel John Doe de passage dans un hôpital pour accomplir une tâche identique ! Deux hommes sont arrivés au même moment au terme de cette réflexion. L’un, Michael Crichton, s’est décidé à dépoussiérer un manuscrit vieux de vingt ans pour donner naissance à « Urgences ». L’autre, David E. Kelley, a choisi de changer d’univers, pour passer de sa maîtrise du monde juridique distillée dans « La loi de Los Angeles » aux incontournables aléas de « La vie à tout prix ». Et un beau jour de septembre 1994, le John Doe de passage devant sa télévision s’est retrouvé à choisir le même jour à la même heure entre deux séries sur le monde hospitalier, mêlant habilement vie privée et professionnelle de ses protagonistes en blouse blanche.

Sans doute pour éviter pareil dilemme à Jean Dupont, France 2 a acheté ces deux bijoux cathodiques, déprogrammant malheureusement « La vie à tout prix » après en avoir diffusé sept épisodes. Cette dernière, plus subtile qu’ « Urgences » par la profondeur de ses thèmes, montre que la médecine est un cas de conscience plutôt qu’une évidence résolue en deux coups de scalpel. Elle a été tournée sur trois plateaux de la 20th Century Fox, à Hollywood, réunis pour former un hôpital équipé d’un authentique matériel médical à faire blêmir certaines cliniques de l’Hexagone. La vérité est parfois high-tech plutôt qu’ailleurs.

----------------------

Critique parue jadis dans le Nouvel Observateur (mars 1998) 

09/06/2007

Série télévisée, les Sopranos : dernière saison et ultime épisode demain soir sur HBO… et un record à la clé ?

Vincent Palermo, le boss du clan DeCavalcantes, aurait inspiré le personnage de Tony Soprano, le héros de la série américaine diffusée sur HBO depuis 1999. Le créateur des Sopranos, David Chase, s’en est toujours défendu. Or, il existe un troublant faisceau de preuves concernant le délit de « plagiat ».

Vincent Palermo et Tony Soprano sont tous deux parrains d’une famille de mafieux du New Jersey. Ils passent leurs journées à traîner dans une charcuterie – la couverture de leur quartier général -, détiennent un club de strip-tease et ont acquis le pouvoir d’une manière peu orthodoxe (Tony dirige la famille même si c’est officiellement son oncle le parrain). Un documentaire anglais, réalisé en 2006, a d’ailleurs montré, outre des les similitudes, à quel point ces gangsters sont fans de la série !

Demain soir, la chaîne américaine diffusera le 86ème et dernier épisode de la saga des Sopranos. Le suspense est total sur le dénouement de la sixième saison puisque… trois fins différentes seraient en boîte, selon la presse américaine. Alors… carnage ou fin tranquille pour Tony Soprano ? Le dernier épisode de la série M.A.S.H. en 1983 avait battu le record d’audience de la télévision américaine (105,90 millions de téléspectateurs). Le final de Friends avait atteint 51 millions de téléspectateurs, celui de Seinfeld, 76 millions, et NYPD Blue… 16 millions seulement.

Canal Jimmy devrait proposer la saison prochaine l'intégralité de cette dernière saison. En attendant, voilà la critique que j’avais réalisée en octobre 2000 pour Le Nouvel Observateur…

------------------------------

Nécro-thérapie

Une série « mortelle » sur la Mafia, à la drôlerie certifiée par d’authentiques mafiosos.

Dans tout Clan des Siciliens, pour adhérer à la Main Noire, il faut montrer patte blanche. Pas question de se tirer dans les pastas. Ou alors, direction le frigo. Chez les Sopranos, mafiosos des temps modernes, on a eu beau s’adapter à l’époque en traficotant en bourse ou en rêvant de hacking, la tradition a toujours du bon. Les règlements de compte à l’ancienne, mettant les yeux en face du trou par canon de flingue interposé, permettent souvent de remettre les choses à plat… ventre.

Mais comment obliger un psy à poursuivre la thérapie d’un Parrain quand la position allongée sur le canapé rappelle inévitablement le destin promis à tous ceux qui interprètent mal les règles de la Mafia ? Telle est l’énigme soumise à Tony Soprano, contraint de pister l’élégante docteur Jennifer Melfi pour avoir droit, comme tout mortel, à sa médecine de l’âme…

Excellente série sur la « nouvelle génération » de la Mafia créée en 1999 sur la chaîne HBO, « The Sopranos » n’en finit pas de soigner la popularité de HBO, l’ancêtre américain de Canal+. En avril dernier, pour la diffusion du dernier épisode recensé, elle a réuni neuf millions de téléspectateurs. Soit, sur la population abonnée à HBO, une audience supérieure à une dramatique avec le « bô » George Clooney et le jeu beauf’ « Qui veut devenir millionnaire ? » D’après une conversation divulguée par le FBI, même les mafiosos affirment que les Sopranos leur ressemblent comme deux balles de 35 millimètres. Pourvu que « The Sopranos » demeure longtemps Notre Chose…

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu