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16/10/2007

Immobilier, propositions de la Commission Attali : levée de boucliers unanime à l’UFC-Que Choisir, la Fnaim, l’Unpi… faut-il rendre les armes ?

Attali, est-il le dernier des non-manichéens ? Au regard des propositions de la sa Commission, chargée de relancer le pouvoir d’achat, nul doute que l’ancien conseiller de François Mitterrand ne défend aucun intérêt particulier.

Pour preuve : certaines idées ont provoqué une belle polémique, au point de provoquer l’hostilité de nombre d’acteurs concernés, tels que la Fnaim, l’UCV (Union des commerces de centre-ville), l’UFC-Que Choisir, et l’Unpi (Union nationale de la propriété immobilière). Entre autres.

La Confédération française du commerce interentreprises estime, par exemple, que la réforme de la loi Galland aboutirait à la destruction de 50 000 emplois et à la disparition de 3000.

Soit.

Pourtant, en tant que banal consommateur, et potentiel créateur d’entreprise, les propositions de Jacques Attali me séduisent. Elles m’apparaissent fondées sur le seul principe d’avenir : le gagnant-gagnant. Un exemple : ne plus exiger qu’un mois de caution et devoir la rembourser sous huit jours au locataire, et, en échange, faciliter les conditions d’expulsion des « mauvais » locataires.

Je sais, une fois de plus, je vais agacer les tenants du « 100% gauche », tout en irritant les « tout-aboutissants » au 100% droite.

Or, dans le monde de l’immobilier, chacun sait parfaitement que la loi penche tellement en faveur du locataire aux dépens du propriétaire, à tel point que ces derniers hésitent à mettre leurs biens sur le marché. D’où le nombre si important de logements vacants dans notre pays.

Trop de libertés individuelles tuent la liberté individuelle.

C’est le même cas que l’on observe dans le monde du travail : les difficultés à licencier limitent fortement les embauches, voire, amènent les entreprises à préférer les CDD ou à constituer « une caisse noire » pour financer les procédures aux Prud’Hommes.

Si le marché du travail était plus fluide, les salariés auraient bien plus de pouvoir : quitter facilement une entreprise, pour en retrouver une autre rapidement. Une suggestion (de gauche) à ce sujet : si l’on s’oriente vers le contrat unique de travail (ce que je souhaite), tout salarié devrait avoir droit à son quota de vacances dès la première année.

Jacques Attali est une personne pragmatique. Il n’a pas accepté la réalisation d’un tel rapport pour qu’il termine dans un placard. Il ne met pas les bons d’un côté (à gauche, de préférence) et les méchants de l’autre (il ne reste que la droite, non ?). Il essaie de proposer des voies où chacun aura de nouveaux avantages (réels) et de nouveaux inconvénients (surmontables, grâce à l’évolution des mentalités permise par ces propositions). A la terrible condition que chacun fasse des efforts (loin d’être énormes) sur son confort. Avec un seul but : la fluidité. Car, comme dans l’organisme, tout blocage conduit fatalement à la maladie.

Et vous, que pensez-vous des propositions de Jacques Attali ?

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