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31/08/2007

Messmer et Chirac, Hollande et universités d’été du PS, jouets et aliments chinois, DSK et FMI, Dati au charbon et P. Haski (Rue 89) à Europe 1 : troubles ou fortuites coïncidences ?

L’actualité, est-elle constituée de coïncidences troublantes ou fortuites ?

Par exemple, lors de l’enterrement d’une personnalité (Cardinal Lustiger, Raymond Barre, Pierre Mesmer), est-ce troublant ou fortuit qu’à chaque fois Nicolas Sarkozy soit présent, et jamais Jacques Chirac, lequel l’a clairement soutenu lors de la dernière campagne présidentielle ?

Alors que la Chine représente une menace croissante et ressentie comme inexorable pour les fabricants français, est-ce un hasard si, coup sur coup, la conception de certains jouets et aliments chinois vient d’être remise en cause au niveau de la sécurité, sur deux sujets nous touchant de près : les enfants et notre corps ?

Quand les photos de François Hollande et de sa nouvelle compagne paraissent dans le « poubazine »1 Closer, est-ce que cela a un lien avec le fait que la plupart des ténors Socialistes « boycottent » (avec plus ou moins de subtilités) les prochaines universités d’été de leur - ? – parti politique, et avec l’affaiblissement du Premier Secrétaire ?

Tandis que les sondages auprès des électeurs de gauche (et non des sympathisants socialistes) placent pour la première fois DSK et Ségolène Royal au coude-à-coude, est-ce par un concours de circonstances formidable qu’un autre candidat dans la course à la tête du FMI apparaisse face à Strauss-Kahn, lequel, en cas de défaite, reviendrait "logiquement" à une conception plus nationale et socialiste de sa  carrière politique ?

Alors que les journaux « classiques » commencent (enfin) à parler des démissions à répétition dans le cabinet de Rachida Dati, la Garde des Sceaux, est-il providentiel – merveilleux, divin, judicieux : au choix ! - que l’on donne (enfin) la parole à Pierre Haski, l’un des fondateurs de Rue 89, pour une chronique bihebdomadaire sur Europe 1 ?

Certes, je suis en train de lire un bouquin passionnant, « Histoires secrètes de la Vème République », qui influe indiscutablement sur mes visions paranoïaques.

Mais vous, qui avait sans nul doute un regard plus « sain » sur l’actualité, avez-vous remarqué certaines coïncidences plus troublantes que fortuites ?

 

1 Contradiction inventée de « poubelle » et « magazine »

30/08/2007

Iran, Zapatero, Poutine, Turquie : les gaffes internationales à répétition de Fillon et Sarkozy

« Nommer François Léotard au Ministère de la Défense ? Il serait capable de déclarer une guerre sans nous avertir ni l’un, ni l’autre. » Cette phrase célèbre de François Mitterrand, confiée à Jacques Chirac, date de 1986 et de la formation du premier gouvernement de cohabitation.

Elle me revient à l’esprit devant l’accumulation de gaffes à l’international de Nicolas Sarkozy et François Fillon.

A tout seigneur, tout honneur, commençons par le Premier Ministre. Cet homme de l’ombre (celle projetée par le Président de la République) a cru bon d’affirmer dimanche soir sur TF1 que son homologue espagnol lui avait confié, en juillet dernier, qu'il regrettait la régularisation de 690 000 sans-papiers à laquelle son gouvernement avait procédé en 2005. Mieux, Rodriguez Zapatero s’était même engagé « à ne plus le refaire ». Sur les conseils de François ?

Le démenti n’a pas tardé : contrairement aux propos de Fillon, Zapatero a clairement souligné à la presse qu'il ne regrettait en aucune façon cette décision « nécessaire, commode et positive ». Il a expliqué que son gouvernement et lui même considèrent que « personne ne peut travailler dans l'illégalité ». En particulier, pour les près de 700 000 sans-papiers régularisés. Son ministre des Affaires étrangères en a remis une couche, pour être certain que la couleur rose de ces propos tienne bien cette fois-ci de l'autre côté des Pyrénées, précisant que cette politique avait été « un succès », et qu'elle est aujourd'hui « un modèle pour de nombreux pays ».

Avant de lui voler dans les plumes, et de le finir au goudron, Nicolas Sarkozy serait bien avisé de goûter aux retombées de son discours devant les ambassadeurs français, avant de fumer son Premier Ministre derrière les cyprès.

Après ce discours, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a estimé que les propos de son homologue français Nicolas Sarkozy évoquant un risque de bombardement de l'Iran traduisaient son « manque d'expérience ». Ajoutant : « Peut-être qu'il ne comprend pas vraiment le sens de ce qu'il dit ».

Monsieur Sarkozy s’est également fait reprendre par la bouche de Moscou, dont on se demande si l’on ne préférait l’époque de l’œil (de Moscou), tant Poutine semble mettre inexorablement en place un programme visant à le reconduire « légalement » à la tête de l’état russe (alors que la constitution actuelle l’en interdit).

On ne peut que louer la « volonté de réforme » du nouveau Président de la République. Comme l’a rappelé dimanche dernier à Melle, Mlle Royal. Laquelle a ajouté qu’il fallait tout de même attendre de constater les résultats avant d’exulter devant tant de renouveau… pour l'instant, essentiellement verbal. Et encore, ce renouveau est parfois aussi cyclique que le printemps. Par exemple, l’annonce de la création d’un hôpital fermé… datait déjà d’il y a trois ans.

Mais ces « couacs » diplomatiques successifs font mauvais genre dans le monde. Sauf en France, où la diplomatie reste de mise dans la plupart des rédactions (sauf, dans l'excellente Rue 89, à consulter matin, midi et soir).

Il n’y a peut-être pas d’inquiétude à se faire. Nicolas Sarkozy sait infléchir sa position quand il le faut. Comme sur la Turquie. Après s’être prononcé contre l’adhésion de ce pays à l’Union Européenne durant la campagne présidentielle, Monsieur Sarkozy, il reste favorable à « une association aussi étroite que possible, sans aller jusqu'à l'adhésion ».

Cela n’amorce-t-il déjà une ouverture de la part du Président ?

29/08/2007

Rocard, rentrée scolaire, Accords de Darcos et Sevelnord : les électeurs du centre (de droite et de gauche) représentent toujours l’équilibre de la France

Il ne faudrait pas que dans la mémoire collective, l’esprit de toute politique de gauche devienne « Travailler MOINS pour gagner plus », comme le suggère le tollé de l’affaire Sevelnord.

A force de tirer à boulets rouges-communistes sur toute initiative visant à récompenser le travail, les électeurs « décisifs » iront s’abriter sans compter derrière les tenanciers d’une pratique ultralibérale dans le monde du travail

Qui sont les électeurs « décisifs » ? Ceux que l’on qualifie d’« éternels indécis », mais qui sont avant tout ceux qui ne votent pas systématiquement à droite ou à gauche, et qui réfléchissent au sens, plus qu’au contenu, des programmes électoraux et donc, des mesures sociales. Ils appartiennent souvent à la classe moyenne, c’est-à-dire aux travailleurs qui ont la chance, en raison de la structure de leur emploi, de pouvoir évoluer rapidement dans leur poste et donc, dans leur rémunération. Leur vie pouvant sensiblement changer à chaque élection, en fonction des décisions prises, ils croient peut-être davantage aux effets d’une politique, de gauche ou de droite.

Mais revenons au tollé provoqué par l’innovation en matière de politique sociale suggérée par l’usine Citroën Sevelnord d'Hordain.

Afin d'encourager l'assiduité, la direction de cette usine a décidé, en plus de la prime d'assiduité d'environ 30 euros par mois, d'accorder une récompense exceptionnelle aux ouvriers qui n'avaient pas été absents un seul jour depuis trois ans. En mai, elle a distribué des chèques-cadeaux d'une valeur de 100 euros à 766 ouvriers sur 2755 au total. Et l’un d’entre eux, tiré au sort, a gagné le dernier modèle sorti de l'usine, une Peugeot Tepee d'une valeur de 26.000 euros.

« Procédé totalement discriminatoire. », s'insurge la CGT, qui compte porter bientôt l'affaire devant les Prud'hommes de Valenciennes. Passons sur la illégalité supposée de cette décision de la direction de l’usine, puisque selon une jurisprudence de 1992, une prime d'assiduité ne peut être jugée discriminatoire dans son principe même.

Le reportage au Journal Télévisé de France 2 d’hier soir a oublié de mentionner un détail important (en plus des 30 euros attribués chaque mois pour assiduité) : selon la direction, les personnes en congé maternité ou bien en arrêt maladie suite à un accident du travail ont tout de même pu bénéficier de la récompense. La CGT affirme, elle, que les ouvriers en arrêts maladie ont été exclus du dispositif.  A chacun son rôle ?

Personnellement, sur cette affaire Sevelnord, je me pose une question : où est le scandale ?

Je n’ai pas été absent durant la dernière année, et j’aurai aimé toucher 360 euros pour une année d’assiduité au travail. Prime multipliée par deux, puisque ma compagne est dans le même cas (elle n’a pris que des jours « enfants malades », prévus par sa convention collective). 720 euros, "juste" pour avoir été bosser… cela représente une belle semaine dans une location sympathique.

Je rappelle que cette prime pour assiduité n'a rien d’une sanction, mais demeure une récompense.

Bien sûr que ce n’est de leur faute si les gens sont malades. C’est pourquoi la solidarité de la Sécurité Sociale a été mise en place : pour pallier à cette « injustice », et permettreà toute personne, notamment celles atteintes de maladies graves de mener leur vie avec des moyens financiers quasi-identiques.

PSA-Citroën a rapidement indiqué qu’il ne s’agissait que d’une initiative locale et non reconduite. A 360 euros par an la récompense pour assiduité, j’ai le sentiment qu’une bonne partie du monde ouvrier, s’il est informé de tous les tenants et tous les aboutissants de cette « affaire Sevelnord », ont dû faire la gueule…

Cette affaire retentissante montre bien que, quelles que soient les mesures sociales prises, il faut savoir raison garder. Et ne pas vouloir trop vite préciser qui sont les "bons" et qui sont les "méchants".

 

Prenons l’autre affaire, cette fois non-dite en tant que telle : les accords de Darcos.

Les distributeurs convoqués hier par le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos se sont engagés à vendre une trentaine de fournitures scolaires au même prix que l'an dernier ou à prix coûtant.

Ah bon… la belle affaire ?

Selon le Journal Télévisé du soir de France 3, la moitié des familles ont déjà acheté le matériel scolaire pour leurs enfants (dont moi-même). Le temps que les distributeurs répercutent les prix à la baisse dans leurs rayons (et que l’Etat contrôle l’application de cette mesure sociale), le 4 septembre, jour de la rentrée scolaire pour ceux qui font la semaine de 5 jours, sera déjà passé depuis belle lurette.

Tout cela fleure bon l’effet d’annonce…

Dans la foulée, Xavier Darcos annonce placer « sous la haute autorité » de l'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard le comité chargé d'organiser la concertation sur la revalorisation du métier d'enseignant. « Un homme réputé pour avoir des idées », a justifié le Ministre.

Plutôt que de critiquer cette poursuite de l’ouverture à gauche, les socialistes seraient bien avisés de dire que Darcos a effectivement bien besoin de Rocard. Surtout lorsqu'il se montre seulement capable de prendre des décisions sur l’année scolaire à venir à peine deux jours avant la rentrée des classes.

Et vous, quel est votre avis sur l’affaire Sevelnord et les accords de Darcos ?

 
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