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22/08/2007

Manuel Valls, Montebourg, Fête de la Rose, Modem et Ségolène Royal… le député de l’Essonne annonce (enfin) l’ouverture à Droite du Parti Socialiste

Le Parti Socialiste possède encore des valeurs. De vraies valeurs. Humaines, j’entends.

Des valeurs inestimables comme Manuel Valls.

Le maire d’Evry, qui réalise un travail remarquable dans une ville confrontée aux problèmes classiques des banlieues chaudes, s’attaque (enfin) aux tabous de la Gauche, poursuivant le chemin courageusement entamé (sous les huées des « siens ») par Ségolène Royal.

Soutien à la droite sur des ACTIONS du gouvernement précises (moyens EFFECTIVEMENT consacrés à la justice, lutte contre la criminalité, etc.), discussions de fond avec le MODEM, fin de cycle pour certaines idées de gauches (comme par exemple… diaboliser les riches, à l’instar de François Hollande ?, la fin des courants à l’intérieur du Parti Socialiste… Manuel Valls prend une initiative aussi attendue qu’inévitable par les électeurs de Gauche.

Ce proche de Lionel Jospin reconnaît même à Ségolène Royal « un rôle prééminent à jouer (…), intimement lié à la rénovation des idées. » Il ajoute : « La campagne de Ségolène Royal a permis, parfois dans le désordre et l’absence de cohérence, d’avancer sur des questions comme le travail, l’ordre juste ou la nation. Faisons de cette période un véritable acquis. »

Proposer des idées pas forcément nouvelles, mais inédites au Pouvoir, ou mieux, inédites avec efficacité au Pouvoir… tel est à n’en point douter le défi imposé au Parti Socialiste. L’occasion sera belle, dès octobre prochain, de donner naissance au Siècle des Lumières Ecologiques avec le Grenelle de l’Environnement. D’autant que le programme en matière de développement durable de Ségolène Royal était le mieux noté de tous ceux des candidats par l’Alliance pour la Planète, juste derrière celui de Dominique Voynet.

Ce week-end, les députés Arnaud Montebourg, Manuel Valls, Gaëtan Gorce et Philippe Martin, qui se retrouveront à Frangy avec Aurélie Filippetti (une fille de mon pays !) et Sandrine Mazetier. Et si le débat sur l’environnement était lancé lors de la Fête de la Rose ?

Et vous, pensez-vous que la Gauche existe encore ? Que son Mea Culpa n’est pas qu’un « Mais… ah… coule pas ! » ?

Commentaires

Manuel Valls est selon moi un des hommes les plus lucides et intelligents du PS.
S'il en prenait la tete ,c'est le seul qui ,à terme pourrait faire basculer des personnes de droite comme moi pour accepter une alternance.

Par contre ,le "suffisant " Razzye Hammadi arrogant ,inculte et intolérant Jamais !
Etre issu de l'immigration n'est pas suffisant pour devenir un leader rassembleur .
Mais les socialistes qui ont toujours le "nez trés fin" dans leurs choix (je ne cite personne ,suivez mon regard ) en décideront surement autrement (voir l'indice récent de popularité)

Écrit par : jules | 22/08/2007

Je me réjouis de "l'ouverture" de VALLS à la droite, mais il lui reste à la concrétiser effectivement.

Mais comment vont apprécier cette ouverture, les anti-tout que sont Hollande, Dray, Montebourg, et leurs petits camarades, pour qui il n'y a pas de salut hors le parti socialiste ?

Écrit par : Aimable | 22/08/2007

Tout homme politique qui n'a pas pour objectif de modifier les rapports économiques et sociaux afin de protéger les plus faibles N'EST PAS DE GAUCHE. Je ne connais pas de meilleure définition de la Gauche d'ailleurs... Pour être un grand socialiste et donc plus qu'un excellent maire, Manuel Valls doit montrer qu'il correspond D'ABORD à ce critère-là car les problèmes de "banlieue chaude" ne sont que la conséquence d'une situation économique déplorable (on ne devrait pas avoir besoin de le rappeler).

Alors on peut inventer un "Siècle des Lumières Ecologiques" en se croyant Montesquieu et Voltaire, prôner l'ouverture avec un parti transparent, on risque de faire rigoler autour de soi...

Écrit par : Emilio | 22/08/2007

Le débat sur l’environnement est déjà lancé:

http://laval65.canalblog.com/

Comme s'il fallait attendre une quelconque fête de la rose...

Écrit par : jpb | 22/08/2007

La rénovation du PS impose de se placer au dessus de la gauche. D'en garder le fondement, la révolte contre l'injustice sociale, mais en plus pour avoir droit à l'appellation « Nouveau Parti Socialiste », c'est l'ensemble de la société qui devra être pris en compte. Les faibles comme les forts sont inscrits dans le même cadre écologique, c'est donc en offrant « + et mieux » que l'on peut mener une politique autre que celle qui est menée actuellement par le pouvoir en place.

Écrit par : jpb | 22/08/2007

Valls propose de faire un "bout de chemin" avec la majorité sur des dossiers comme la lutte contre la délinquance et l'immigration. Deux exemples affreusement mal choisis : depuis 5 ans, la droite opte (sans résultat) pour le tout répressif dans le 1er dossier et mène une insupportable et inhumaine politique de chasse à l'étranger dans le second. Valls n'est pas de gauche. Il dénonce même "l'assistanat" - discours typiquement sarkoziste : et la solidarité, alors ? Oui à la loi de la jungle, où les forts survivent et les faibles crèvent ? C'est ça la gauche moderne ?
Et bien je resterai un crypto gauchiste.

Écrit par : Olivier B. | 23/08/2007

@ Olivier, Emilio

C'est clair : je me pose comme un "décrypto-hgauchiste".
Fils d'ouvrier, et petit-fils de mineur, je ne peux être que de gauche, au sens où l'entend Emilio : la politique doit "modifier les rapports économiques et sociaux afin de protéger les plus faibles". Et j'ajoute : sans menacer les plus riches.
Moi aussi, je dénonce "l'assistanat". Tu le sais, Olivier, j'ai été bénévole pendant trois ans auprès des gens de la rue. Je suis en faveur du "donnant-donnant" prôné par Ségolène Royal (lâche d'ailleurs cette poupée à son effigie, percluse d'aiguilles à tricoter, que tu ne cesses de trimballer dans ta poche ;-)
Sur les deux sujets qui te chiffonnent, Valls songe, à mon sens, à convaincre la droite de :
- réprimer sans faille dès le premier délit comme le souhaite le gouvernement ; mais par des travaux d'utilité publique (comme l'a proposé Ségolène Royal - ça te fait mal à ta poupée vaudou, non ?)
- à maîtriser l'immigration comme le souhaite le gouvernement ; mais à travers le codéveloppement
Sarkozy n'est pas le Méchant, et DSK le Gentil.
L'avenir de la politique est, grâce à Internet, obligatoirement une vision des choses qui n'est plus MANICHEENNE. Et si tout n'est plus tout blanc ou tout noir, cela ne veut pas dire non plus que le monde deviendra GRIS...

Écrit par : LINFONAUTE | 23/08/2007

L'ouverture à droite n'a aucun sens. Pas plus l'ouverture à gauche de Sarkozy. Sarkozy n'a fait aucune ouverture à gauche. Il a pris des gens qui se disent de gauche mais qui appartiennent tous de près ou de loin au Cercle Léon Blum, un lobby pro-Israël proche du PS, qui servira à asseoir l'axe Washington Tel Aviv au Moyen-Orient comme on peut

Écrit par : Farida Trichine | 23/08/2007

@Farida Trichine

Je ne pense pas que l'on puisse être de gauche et discriminer les gens sur des bases ethnicistes.
En clair, pour moi, nier à quelqu'un la qualité d'homme de gauche au prétexte qu'il ne soutiens pas le Hamas me semble être une preuve de racisme, totalement incompatible avec les valeurs de la gauche.

Écrit par : patrice | 23/08/2007

@Patrice,
Où-je écrit que le PS devait soutenir le Hamas? ce nom magique que vous utilisez comme une dissuasion de débat. Les Palestiniens sont privés de droits, leur terre est volée par la colonisation, ils sont privés de ressources par le blocus. Si le PS ne peut pas les défendre alors pourquoi faudrait-il voter pour lui. Celui que ne défend pas les droits là-bas ne les défendra pas plus ici.

Écrit par : Farida Trichine | 25/08/2007

>le député de l’Essonne annonce (enfin) l’ouverture à Droite du Parti Socialiste
Ce n'est pas avec ce genre de titres que vous allez aider Monsieur Valls. Est-ce que lorsque quelqu'un affiche des positions blairistes c'est une "ouverture à Droite"? Non, c'est simplement choisir de penser les valeurs de Gauche dans et non pas comme bouclier contre la mondialisation. A n'en pas douter, si demain Valls était candidat face à un leader UMP, les Français verraient une différence Gauche/Droite comme la différence entre Aznar et Zapatero est visible pour les Espagnols.

Écrit par : AKR | 26/08/2007

Ces quadras du PS : tous des trous du Q qui ne revent que de prendre la place des anciens pour creer leur courant et devenir le chef.
A 5000 euros la place de depute ca vaut le coup non de brasser da l'air...?

Écrit par : antimontebourgcetraitre | 26/08/2007

Rénover, quand les fondations sont pourries ...

Écrit par : Sam | 27/08/2007

Si le PS ne s'intéresse pas à autre chose qu'à lui-même, ce qui n'intéresse que ses élus, il a le même avenir que les radicaux socialistes à la fin de la IIIè république.

Écrit par : Farida Trichine | 27/08/2007

@ Sam
Bien d'accord avec votre analyse.
C'est aux fondations qu'il faut s'attaquer en premier. Par exemple : respecter le vote des militants. Ou encore : Mettre fin aux courants, qui sont représentatifs de personnalités, et non pas d'idées ou de mouvements d'idées. (Oui, je sais, je défends toujours la même personne...)

@Farida et Patrice
Le PS, à travers certaines de ses personnalités peu actives durant la dernière campagne présidentielle, s'est, il est vrai, fort intéressé à lui-même. Pas au destin de la France.
Malgré la brièveté de l'expérience de gauche à la fin de la IIIème République, cette période bouleversa les rapports sociaux du pays. Les accords de Matignon ont apporté notamment la semaine de 40 heures, les congés payés et les conventions collectives.
De même, François Mitterrand a aussi bouleversé les rapports sociaux avec la 5ème semaine de congés payés, l'autorisation des radios locales privées, la première fête de la musique, la retraite à 60 ans...
L'expérience de gauche ne doit pas se résumer, à chacune de ses prises de pouvoir, à devoir contrebalancer des années d'avancée uniquement dans le sens des patrons. Elle doit s'inscrire dans l'économie de marché, et proposer un New Deal entre patrons et salariés, une refonte totale de leur rapport.
Quant à une gauche pro-israélienne ou pro-arabe... il est temps, dans cette région du monde, de ne plus avoir à choisir entre les uns ou les autres, malgré des décennies de contentieux. Si Français et Allemands ont réussi leur réconciliation en un temps où la communication n'était pas aussi puissante qu'aujourd'hui, pourquoi ne serait-ce pas possible aujourd'hui ? Ce ne sont pas là des paroles de rêveurs, mais d'un regard sur la seule chose qui finit par unir les Hommes : le Temps.

@AKR, antimontebourgcetraitre
La Gauche doit arrêter d'haïr les riches et les patrons. Merci de votre contribution.

Écrit par : LINFONAUTE | 28/08/2007

Vous semblez situer la IIIè république en mai 1968. Vous avez probablement mal lu. Ce que je voulais dire c'est que sous la IIIè république le parti radical était un grand parti, aujourd'hui il survit mais ne représente plus rien et c'est ce qui risque d'arriver au PS qui en a connu d'autres à chaque erreur historique, la précédente étant la guerre d'Algérie (Guy Mollet).

Sur Israël/Palestine, vous tentez une comparaison hasardeuse avec les relations franco-allemandes. Vous oubliez un détail qui fait tout, la réconciliation entre la France et l'Allemagne dont vous parlez n'a été rendue possible qu’avec la fin de l'occupation et l'arrêt de la guerre. Il y avait une entente entre les deux pays pendant l'occupation, ça s'appelait la collaboration, avec Pétain comme acteur. Est-ce cela que vous voulez ?

Il est évident que les occidentaux cherchent en Abbas le Pétain palestinien, mais il ne peut pas le devenir car Israël est un état terriblement radical. Combien même ce serait stratégique "d'aider Abbas" pour mieux faire capituler les Palestiniens et annexer les colonies il est incapable de faire le moindre geste. Le dernier geste est la libération de 256 Palestiniens aussitôt suivie de l'arrestation de 353.

Il ne peut pas y avoir réconciliation entre les Israéliens et les Palestiniens tant qu'il y a occupation, tant qu'Israël tue des Palestiniens et leur vole leur terre.

Les choses ne vont pas s'arranger d'elles mêmes. Les positions des Palestiniens sont claires : le retrait sur la frontière de 1967 celles d'avant l'occupation il y a 40 ans. Israël ne veut pas. Mais les Arabes sont un peuple valeureux et courageux. S’ils résistent depuis 60 ans ce n’est pas pur lâcher aujourd’hui. Israël sera obligé de continuer ses crimes de guerre or il est au bord de l'asphyxie. La violence qu'il manifeste entame sérieusement la société israélienne. L'homme n'est pas fait pour ce que les Israéliens font. Les soldats américains sont malades pour bien moins de crimes.

La paix ne peut pas venir maintenant car les Etats Unis ont besoin d'une instabilité pour façonner le Nouveau Moyen orient. Ils ont besoin d'un état d'Israël armé pour faire la guerre : l'été 2006 au Liban, et deux guerres prévues contre la Syrie et l'Iran. Israël est un bouc émissaire. Sur le dos de sa sécurité et c'est si facile de lui faire peur, les Etats Unis ont fait main basse sur la meilleure armée du monde, la mieux équipée et la plus motivée.

Je be suis pas spéciallement brillante mais j'attends des hommes et des femmes qui ont fait profession de la politique, qu'ils alignent quelques arguments tel que je viens de le faire, qu'ils expliquent ce qui se passe (la colonisation et l'occupations israéliennes sont des mots tabous au PS) et qu'ils prennent conscience que ça ne va pas s'arranger et que quelque soit le nombre de morts Palestiniens, Israël est condamné à perdre et peut-être à quitter la région. Car un état intolérant ne peut pas se maintenir éternellement par la force, le monde, l’humanité a besoin de s’en défaire souvent il s’effondre de lui-même.
Une paix mal faite qui avantagerait Israël et laisserait aux Palestiniens des bantoustans sur des caillous n’est pas pérenne.

Israël et les Palestiniens ont besoin d'acteurs impliqués dans la paix. Des gens qui s'engagent contre la guerre contre la Syrie et contre l'Iran sans fléchir et s'il le faut à contre courant. Ils doivent s'engager activement dans la défense des droits des Palestiniens qui sont occupés et colonisés. Sinon pas besoin du PS, laissons-le dépérir comme le parti radical et créons quelque chose à coté sans ses aparatchiks.

Avez-vous des objections à la fin de l’occupation israélienne ?

Écrit par : Farida Trichine | 28/08/2007

Mon long message précédent était adressé à AKR.

Je profite de cette précision pour répondre à ce passage : "La Gauche doit arrêter d'haïr les riches et les patrons."

Etre de gauche ou de droite n'a rien à voir avec l'argent. Il existe des gens riches qui sont de gauche et des gens qui touchent moins du smic qui votent à droite.

Écrit par : Farida Trichine | 28/08/2007

@ Farida Trichine

Tout d'abord merci pour votre longue explication, que je trouve posée et sereine, de la situation entre Israël et la Palestine, que certains pourront juger pro-arabe, mais qui, à mon sens, est tout simplement "pro-humaine". Une analyse qui vise à aboutir à une paix pérenne.

J'aime particulièrement ce passage : "Un état intolérant ne peut pas se maintenir éternellement par la force ; le monde, l’humanité a besoin de s’en défaire ; souvent [cet état] s’effondre de lui-même."

J'ai pris l'exemple de réconciliation entre l'Allemagne et la France (et quel plus beau geste que deux Hommes - Kohl et Mitterrand - se tenant la main à Verdun pour marquer durablement les générations ; un geste réfléchi, et non improvisé, comme vient de le dévoiler Roland Dumas dans 'Affaires étrangères 1981-1988). Non pour sa méthode de résolution. Mais pour montrer que la haine aussi fortement ancrée soit-elle (dans les manuels scolaires du début de siècle, il était ECRIT que l'Allemand était l'ennemi héréditaire) peut un jour se transformer en une collaboration fructueuse. L'amitié franco-allemande (imaginez le terme pour un ancien Poilu) est à la base de la construction européenne.

Quant aux éléments sur la IIIème République que je donne, il concerne la période où Léon Blum était au pouvoir, à la fin des années 30.

Enfin, c'est bien François Hollande qui a dit : "je n'aime pas les riches". Je le répète : "La Gauche doit arrêter d'haïr les riches et les patrons." C'est d'ailleurs tous le sens des propositions de Ségolène Royal, durant la Présidentielle 2007 et depuis la rentrée. Elle a compris, bien avant tout le monde à gauche, qu'il fallait INVENTER de nouveaux rapports entre employés et patrons. Produire plus de richesses, cela ne signifie pas une vie plus dure pour la majeure partie des travailleurs. Bien au contraire. Mais en stigmatisant l'argent, Hollande a peut-être fait perdre l'élection à Royal. Il a prononcé cette phrase début janvier. Peu de temps après, Sarkozy passait devant Royal dans les sondages et allait rester en tête jusqu'au 6 mai. Peut-être que les électeurs n'ont plus interpréter le programme de Royal qu'à l'aulne de cette vision : les riches ne sont pas des gens bons...

Écrit par : LINFONAUTE | 29/08/2007

Les commentaires sont fermés.

 
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