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31/07/2007

Sarkozy, réacteurs, Libye et Chine : la France, jouerait-elle avec le feu… nucléaire ?

C’est bien connu : en Libye, on n’a pas d’idée (la faute à un dictateur), mais on a du pétrole !

Cet état africain possède 3% des réserves mondiales prouvées d’or noir. Quel besoin a donc Mouammar Kadhafi, dont les tristes performances en matière de terrorisme devraient être systématiquement rappelées à la simple évocation de son nom, d’investir aujourd’hui dans le nucléaire civil ? C’est la question pertinente posée par l’association Sortir du nucléaire, laquelle conseille poliment au dictateur Libyen de profiter de l’ensoleillement exceptionnel de son pays tout au long de l’année pour se convertir à l’énergie solaire.

Mouammar Kadhafi n’est certes pas la première Non-Démocratie (restons poli...) à laquelle notre pays fournit du nucléaire civil.

La Chine figure également parmi nos « clients à tout prix », puisque la France aurait vendu à son régime deux réacteurs de troisième génération (EPR) pour le prix d’un : une facture s’élevant à 3,66 milliards d’euros, contre 3 milliards pour un seul réacteur à la Finlande (pour lequel Areva est également maître d’ouvrage), comme le révèle Sortir du nucléaire.

Au-delà de cette mauvaise habitude prise par le gouvernement de notre pays, il ne faut pas sous-estimer les conséquences d’un tel acte.

Seul un « petit garçon en train d’entrer dans la Cour des Grands » pourrait croire béatement que la centrale nucléaire, vendue par Nicolas Sarkozy, ne servira qu’à la désalinisation de l’eau de mer (version officielle). Si l’on désire empêcher l’Iran et la Corée du Nord d’accéder au nucléaire civil, c’est parce qu’une telle connaissance est le meilleur chemin conduisant à la détention de l’arme atomique. En outre, la proposition française de coopération nucléaire a créé une polémique en Allemagne, accréditant la thèse d'une attitude de "cavalier seul" de Nicolas Sarkozy en matière de politique étrangère. Mieux vaudrait caresser dans le sens du poil diplomatique "l'atomique" Poutine que l'écolo Merkel ?

Le peuple berbère, présent dans le Maghreb depuis 5000 ans, est considéré comme l’un des plus intelligents du monde. En particulier, pour sa gestion de l’eau, dans une région où l’or bleu représente une denrée extrêmement rare. Il ne faudrait pas que la Libye devienne un modèle mondial pour sa gestion de « l'eau légère », utilisée dans les réacteurs nucléaires français, et qu’elle aurait réussi à transformer en feu nucléaire…

Et vous, que vous inspire la vente d’un réacteur nucléaire à ce Non-modèle de démocratie qu’est la Lybie ?

Bien-être, rentrée scolaire : comment apprendre ses leçons et décoder son prof

« Des pistes pour apprendre tes leçons »

Chacun a sa méthode pour apprendre ses leçons. Ce qui marche pour ta meilleure amie n’est pas forcément valable pour toi.

En fait, il y a 3 manières principales d’apprendre ses leçons.

 « Photographier » ses leçons

Comment ça marche : Tu réécris tes leçons en marquant les différents passages à ta façon. Tu les photographies ainsi dans ta mémoire. Au moment de l’interrogation écrite, tu les reverras instantanément rien qu’en fermant les yeux !

Ce qu’il faut faire : Pour te souvenir de tes leçons, il faut que la photo soit belle ! Tu peux écrire en rouge, souligner, surligner (avec un stabilo), entourer ou colorier les passages importants. Les titres et les définitions, par exemple.

« Enregistrer » ses leçons

Comment ça marche : Tu écoutes tes leçons répétées à voix haute. De cette façon, tu les enregistres comme le refrain d’une chanson.

Ce qu’il faut faire : Demande à l’un de tes parents de te relire tes leçons plusieurs fois à voix haute. Tu peux aussi les enregistrer sur une cassette.

« Construire » ses leçons

Comment ça marche : Pour retenir une leçon, tu as besoin d’utiliser tes propres mots.

Ce qu’il faut faire : Tu lis trois ou quatre fois une leçon. Puis, tu la réécris avec tes propres mots. Un adulte doit vérifier que ce que tu as compris est bien ce que le prof a voulu dire. Il ne te reste alors plus qu’à apprendre la leçon telle que tu l’as toi-même « construite ».

Essaie chaque méthode. Tu sentiras rapidement laquelle fonctionne le mieux pour toi. Tu peux même donner l’idée à tes parents. Tous les adultes ne savent pas qu’ils travaillent mieux leur mémoire par l’une de ces trois méthodes ! 

(Avec le concours d’Estelle Simoneschi, directrice de l’école Jean-Jacques Rousseau de Talange)

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« Décode ton prof »

La rentrée t’angoisse ? Pour ton prof, c’est pareil.

Découvrir 20 ou 30 visages nouveaux en même temps, c’est dur pour tout le monde ! Ton prof a envie que toute l’année se passe bien avec ta classe. Il essaiera même d’avoir une attention gentille pour chaque enfant.

Normal, ton prof aime qu’on l’aime. Que tu s’intéresses à son travail !

Sois donc attentive en classe. Evite, par exemple, de fouiller dans ton sac ou de compter les oiseaux par la fenêtre quand ton prof explique quelque chose. Rien n’est plus énervant pour lui !

Ne t’étonne pas s’il est parfois de mauvaise humeur sans raison. Lui aussi a une vie de famille, fait ses courses au supermarché et… dort parfois mal ! Un conseil : dans ces moments-là, laisse passer l’orage !

Ton prof n’est pas un surhomme. Il lui arrive aussi de se tromper. Ou de ne pas tout savoir. Une idée : propose-lui de chercher le sens d’un mot qu’il ne connaît pas dans un dictionnaire avec toute la classe.

N’oublie pas, enfin, qu’un prof a des devoirs : préparer les cours, corriger les copies. Il veut que tu essaies de comprendre le cours. Pour pouvoir t’expliquer tes fautes, si tu en fais. Ton prof n’est pas un ami mais… il y a beaucoup de belles choses à partager avec lui !

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Cet article a été réalisé il y a deux ans pour un magazine destiné aux enfants de 8 à 12 ans. 

30/07/2007

Bien-être : comment choisir son art martial ?

Face à l’insécurité ressentie aujourd’hui, en particulier dans les grandes agglomérations, qui n’a pas rêvé de disposer de parades en cas d’agression ? Certes, tout le monde ne pratique pas assidûment soit un art martial, élaboré à l’origine pour les moines chinois afin qu’ils pérégrinent dans le pays sans crainte des attaques de brigands, soit une technique de self-défense tel le Krav Maga (ou « combat avec contact » en hébreu) inventée par un officier de Tsahal, Imi Lichtenfeld, et classée secret militaire jusqu’au milieu des années 60.

Toutefois, nous vous présentons trois ripostes simples à mettre en place en cas d’affrontement devenu inévitable. Ces coups sont expliqués avec leur protection de vos points vitaux. Ils sont extraits d’arts martiaux, dont seule une pratique assidue – deux fois par semaine – permet d’en maîtriser le geste mais surtout… de définir la stratégie à adopter avant d’aller au charbon, c’est-à-dire le coup à porter en fonction des circonstances (nombre d’adversaires, moyens à sa disposition – bâtons, etc. -, espace disponible, configuration du terrain, etc.). Ils vous ouvrent sur trois ensembles d’arts martiaux ou techniques de self-défense, regroupés par familles, selon l’espace offert à leur mode d’expression. Ils s’accompagnent aussi de conseils pour vous aider à choisir votre art martial. L’esthétisme de ces disciplines, leurs bénéfices au niveau de la santé tant mentale que physique (sentiment de contrôle de soi, calme qui s’instaure après une séance, etc.), leur cadre éthique (salut, autodiscipline, écoute de l’autre), la rencontre de gens ou la redécouverte de votre corps, ou tout simplement leur latéralisation (savoir aussi bien travailler à gauche qu’à droite) sont autant de (belles) autres raisons que le climat d’insécurité pour se lancer dans leur pratique. N’oubliez pas que les arts martiaux, par leur richesse et leur profondeur, constituent souvent un chemin de vie tour duquel on peut solidement organiser son existence, comme le précise le suffixe « do » (voie) du nom des disciplines (judo, karatédo, etc.)

1. Combattre de loin : dans la rue.

Nom de la parade : Coup de pied latéral avec sa protection (kung-fu)

Description de la parade : Monter le genou à l’équerre et la détendre pour frapper avec le tranchant du pied. Dans le même temps, on se protège les parties génitales et l’abdomen avec le poing co-latéral fermé ainsi que le visage avec la main opposée ouverte en prenant garde de ne pas se masquer le regard.

Arts martiaux ou techniques pour combattre de loin : kickboxing, vietvodao, capoiera, taekwondo, karatés dans le style du nord de la Chine (adoptés par les cavaliers) comme le wadoryu, kung-fu.

Point commun : Ces méthodes de combat spectaculaires disposent d’une technique de jambes bien plus puissante que les autres arts martiaux, développée à travers des coups de pieds sautés et des ciseaux. Elles sont dites « de sacrifice ». Pourquoi ? Elles permettent de tenir un ou plusieurs adversaires à distance. Elles conviennent aux petits gabarits, plus à l’aise face aux grands gabarits. Le taekwondo, par exemple, a été spécifiquement développé pour le peuple coréen de taille modique.

Affinités physiques recommandées : Il faut aimer le travail des jambes et ne pas hésiter, par exemple, à devoir se tenir en équilibre sur une jambe. Mieux vaut également démarrer jeune – avant la vingtaine –, quand les tendons ne sont pas encore tout à fait formés.

Exercices complémentaires : le saut à la corde et la détente en général, afin de mieux apprendre à appréhender l’espace, différent en l’air que les pieds sur terre.

Apports particuliers : Une grande souplesse du corps.

2. Combattre à mi-distance : dans les couloirs du métro.

Nom de la parade : Coup de poing direct avec parade simultanée (karaté)

Description de la parade : Au départ, le poing est positionné au niveau de la hanche, le coude en léger recul par rapport au dos. Il est porté directement au visage de l’agresseur tandis que, simultanément, l’autre poing se place à angle droit devant le visage.

Arts martiaux ou techniques pour combattre de loin : boxe anglaise, karatés de styles modernes comme le shotokan, kung-fu dans les styles du sud de la Chine comme le shaolin, etc.

Point commun : Ces méthodes demandent un constant travail au niveau des bras, membres pouvant être chétifs au démarrage de l’activité. Elles exigent un fort ancrage dans le sol, c’est-à-dire de progresser au niveau de la stabilité sur ses jambes. Les kung-fu dans les styles du sud de la Chine étaient adoptés par les agriculteurs des rizières, dont le labeur demandait une grande force de jambes. Si une agression s’engage (comme dans le métro), elles ne nécessitent pas beaucoup d’espace, contrairement aux techniques de pied.

Affinités physiques recommandées : Bonne maîtrise de son centre de gravité, car l’entraînement de base nécessite d’être en permanence en position basse sur ses jambes.

Exercices complémentaires : Renforcement musculaire global (à l’aide d’appareils)

Apports particuliers : Maintien général du corps, notamment en position statique, et meilleure résistance physique 

3.  Combattre à courte distance : dans le métro.

Nom de la parade : Séparer la crinière du cheval sauvage (taïchi)

Description de la parade : Au départ, le bras droit légèrement détendu est placé vers l’avant corps, paume de la main ouverte, et le bras gauche porté juste en dessous du menton ; le corps repose un peu fléchi sur les genoux. Avec la main gauche, on esquive et dévie le poing de l’agresseur. Avec la main droite, on décrit un grand arc de cercle pour placer son bras le long du corps de l’agresseur afin de le déséquilibrer à l’aide de la jambe droite ancrée à l’équerre dans le sol par un mouvement de bascule.

Arts martiaux ou techniques pour combattre de loin : Aïkido, judo, ju-jitsu, taïjitsu, lutte chinoise, taïchi, etc.

Point commun : Ces méthodes, lors d’un conflit éventuel, se doivent tout de suite de casser la distance de combat pour coller à son adversaire. Elles conduisent au contrôle et à l’immobilisation de l’autre. Debout, les petits seront avantagés par leur bas centre de gravité, mais au sol, ce sera l’inverse.

Affinités physiques recommandées : Des articulations souples, un certain souffle et une sérieuse résistance dans la pratique au sol.

Exercices complémentaires : Un travail de fond important, comme le vélo, la natation ou le footing.

Apports particuliers : Confiance en soi vis-à-vis des personnes situées à proximité dans les lieux publics.  La communion entre les centres d’énergie des pratiquants engendrée par ces méthodes aide à mieux ressentir ce qui se passe en l’autre et réconcilie avec le contact humain. De plus, on parfait sa connaissance de l’anatomie, car les gestes exigent un contrôle absolu pour ne pas casser ou luxer certaines parties du corps de son adversaire.

Quelques conseils généraux 

- Vous avez généralement droit à un cours gratuit. Profitez de ce test pour sentir si vous êtes accepté par le groupe et si son esprit vous convient. Certains cours sont en effet plutôt orientés « traditionnel » (forte hiérarchie entre le maître et ses élèves), « travail à la dure » ou encore « détente / initiation ».

- Une certaine rapidité de mémoire facilite la coordination des mouvements lors de la pratique.

- Une présence assidue - deux séances d’une à deux heures par semaine – est préférable, si vous désirez bénéficier des effets de votre pratique dans votre vie courante. Il faut donc choisir un lieu permettant d’inclure ce bouleversement dans son emploi du temps. Sinon, comme environ la moitié des pratiquants, vous arrêterez avant la fin de l’année.

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Cet article est paru il y a 4 ans dans un magazine sur la santé. Il s'agit là de la version originale et intégrale.

 
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