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07/07/2007

Aïkido, dépendances : deux exemples de synopsis

Comment les journalistes "vendent-ils" leurs sujets aux rédactions ? Ils proposent d'abord des synopsis, c'est-à-dire, une présentation courte du contenu et de l'angle de l'article qu'ils souhaiteraient écrire. En voici deux exemples... non retenus :

 

« L’aïkido : l’un art martial à part »

Un tiers des pratiquants d’aïkido sont des femmes. La pratique régulière de cet art martial peut bouleverser leur existence. Jusqu’à devenir un art de vivre.

Parmi les vertus de l’aïkido qui ont séduit les femmes : l’absence de compétition, le travail intérieur sur l’agressivité (certains psy recommandent cette pratique), la prise de conscience de la mécanique de son corps et du rapport à l’autre, le besoin nul d’utiliser la force, l’efficacité de cette technique d’auto-défense adaptée aux agressions classiques, la réelle facilité des débutants à s’intégrer dans un cours…

Sur le tatami, enfants expérimentés et débutants travaillent ensemble et petit à petit, ils développent de la tolérance et de la compréhension dans leurs rapports martiaux. Les filles apprennent que même si elles sont moins fortes que les garçons, elles peuvent quand même les faire chuter, et les garçons admettent petit à petit que les filles peuvent aussi être dignes d’intérêt sur le plan martial; cet état d’esprit aura des répercussions positives dans leurs rapports à l’école, au collège ou à la maison où ils se sentiront moins en rivalité avec les autres.

« La dépendance prend le pas sur la dépression »

On a déjà reconnu depuis longtemps le droit à la dépression, c’est-à-dire au « ne plus agir ». On reconnaît maintenant le droit à la dépendance, c’est-à-dire au « trop agir ».

Ce « trop agir » envahit de plus en plus les domaines dits ludiques : dépendance aux jeux vidéos, dépendance à Internet, dépendance à l’achat, dépendance au jeu d’argent, dépendance au sexe…

Parce que ces domaines sont ludiques, on imagine que de telles « addictions » ne représentent aucun danger. Or, une personne qui passe tout son temps sur Internet ou dépense son argent pour posséder les machines les plus performantes pour jeux vidéo crée les mêmes drames qu’une personne dépendante à l’alcool ou à la cocaïne. Des couples se brisent, des gens sont ruinés, à cause de ces dépendances « ludiques ». Dépendances d’autant plus délicates à détecter qu’elles sont silencieuses : c’est-à-dire qu’aucun signe extérieur de comportement, comme pour les cocaïnomanes ou les alcooliques, ne permet de montrer qu’une personne est dépendante.

- Etats des lieux des dépendances ludiques en France

- Comment faire la différence entre addiction et passion

- Comment traiter ces addictions

- Les rares endroits où ces dépendances sont pris en charge et le bel exemple où le danger n’est pas sous-estimé (par exemple, en France, les commissions de surendettement négligent cette donnée alors que pour de nombreux cas, le surendettement relève de l’addiction)

 

Commentaires

Merci pour votre billet, je découvre votre site et je voulais vous remercier pour la qualité de vos écrits

Écrit par : location appartement | 06/07/2010

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