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06/05/2007

S’initier à l’aromathérapie (2ème et dernière partie)

La première trousse de soin

Pour débuter dans l’auto-traitement en aromathérapie, ces huit premières huiles essentielles (30 Euros au total pour des flacons de 15 ml à la Pharmacie Richard), sélectionnées parmi la centaine habituellement vendues, couvrent une belle palette de premiers soins :

- L’arbre à thé, pour les petits accidents cutanés et les soins de la peau

- L’eucalyptus globulus pour dégager les voies respiratoires.

- La lavande, calmante, relaxante, anti-douleur et cicatrisante

- La menthe poivrée, contre les migraines et le « mal des transports », mais aussi pour la digestion.

- L’orange douce ou la mandarine pour leur parfum apaisant et leur action digestive

- Le citron, dite « huile essentielle de la femme », pour le foie, contre les rhumatismes, excellent bactéricide et tonique du système nerveux.

Ainsi que deux autres huiles à manipuler avec beaucoup de précaution : le thym à thymol, anti-sceptique des voies respiratoires et digestives, et le clou de girofle, qui soulage les caries.

Vous pouvez débuter avec l’huile de pépins de raisin comme huile de support (3 Euros, la bouteille), qui pénètre bien la peau et possède une odeur plutôt neutre. Pour réaliser vos propres préparations, vous trouverez en pharmacie les flacons en verre teinté d’une contenance de 15 ou 30 ml (un peu moins d’1 Euro l’unité), avec codigoutte intégré, car les compte-gouttes en caoutchouc brûlent parfois déjà au bout de deux ou trois mois pour certaines huiles essentielles.

A l’abri de la chaleur et de la lumière dans un flacon bien bouché, une huile essentielle conserve ses qualités durant trois à cinq ans. Au fil du temps, le liquide va s’épaissir, mais cela ne changera rien à sa qualité. Les agrumes sont les plus sensibles à l’oxydation. De même que certaines huiles de support.

Comment se déroule une consultation en aromathérapie

Certes chère (autour de 500 francs), une consultation chez un médecin phyto-aromathérapeute dure au moins une heure. Afin de vous observer de la pointe des cheveux jusqu’au bout des ongles, dans le but d’agir sur le lieu à l’origine du déséquilibre dans le corps, et non sur le lieu où la pathologie se manifeste. En complément, des questions parfois insolites sont posées, telle « est-ce que vous bavez la nuit ? ». Mais une réponse positive dans ce cas signale un dysfonctionnement du système parasympathique. Par ces questions, le médecin détermine le terrain du patient et, en particulier, les parties, systèmes ou organes en dysfonctionnement que l’on va pouvoir réguler grâce aux plantes appropriées.

Deux examens typiques sont pratiqués en phytothérapie :

- d’une part, pour traiter les infections, l’aromatogramme (qui est l’équivalent de de l’antibiogramme en allopathie), permet par un simple prélèvement de choisir l’essence la plus efficace pour tuer le germe en cause retrouvé chez le patient.

- d’autre part le gémmogramme qui, par une prise de sang -, va permettre de compléter l’étude du terrain du malade et donc ses dysfonctionnements.

 
Thym et lavande : une action antagoniste

« Le thym bloque de façon puissante l'activité du système parasympathique, c’est-à-dire le système qui règle les mécanismes sécrétoires et d’assimilation de l'organisme humain. Quant à la lavande, elle est capable de diminuer fortement l'activité du système alphasympathique, c’est-à-dire le système de gestion du stress. Pour une durée courte d'un usage de quelques jours, l'organisme n'aura pas le temps de modifier de façon durable son équilibre neurovégétatif sous l'effet de ces deux plantes, et l'effet anti-infectieux sera prédominant. Par contre, une utilisation prolongée d'une telle association pourra - selon l'état personnel du patient qui l'absorberait - avoir des effets négatifs préjudiciables. », explique le docteur Jean-Claude Lapraz.

A noter

 

- Précaution indispensable : tenir les flacons d’huiles essentielles hors de la portée des enfants. En cas d’ingestion accidentelle ou de projection importante dans les yeux ou sur la peau, prévenir le médecin traitant ou le centre anti-poisons. On peut aussi diminuer l’irritation d’une huile essentielle sur la peau en la diluant à l’endroit de la douleur avec une huile végétale quelconque (olive, etc.).

- Bien que « naturelle », la phytothérapie – et a forciori l’aromathérapie - n’est pas sans danger : Socrate est mort empoisonné par une plante, la ciguë.

- Le diplôme d’herboriste a été supprimé le 11 septembre 1941. Il existe environ 500 plantes aromatiques et médicinales parmi les 800 000 espèces botaniques (dont seulement 20 000 sont bien connues).

- L’Académie de Médecine a reconnu en 1987 que la phytothérapie, employée selon les pays depuis 7 à 12 000 ans, faisait partie intégrante de la médecine.

- Il est déconseillé d’ajouter des huiles essentielles à des produits de beauté déjà formulés. On peut en effet suspecter des interactions entre les composants. Par contre, il est possible de préparer ses propres recettes de beauté aux huiles essentielles avec des bases simples naturelles (argile, huiles vierges, bases crème, bases shampooing).

Livres

- pour débutants : 

 « Le guide de l’aromathérapie » de Monica Werner (éditions Marabout, environ 15 Euros).

« Guide pratique des huiles essentielles » du docteur Nadine Perreaut (environ 5 Euros)

- pour initiés : 

« Les huiles essentielles, une médecine d’avenir » du docteur Jean-Pierre Willem (éditions du Dauphin, environ 15 Euros)

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Cet article, dont l'intégralité est ici restituée, est paru dans un magazine sur la santé il y a quelques années.

 

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